‹ Chefs-d'œuvres de P. CorneilleChapitre 198 sur 201 · ACTE V, SCÈNE VII. 3i · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE VII. 3i

Vient de laver ce nom dans le sang de Phocas.

HiRACLIUS.

Que nous dis-tu?

AMIITTAS.

Qu*à tort vous nous prenez pour traîtres; Qu'il u*est plus de tyran; que vous êtes les maîtres.

HÉRACLIUS

De quoi?

AMIKTAS.

De tout Tempire.

MARTIAK.

Et par toi?

AMIHTAS.

Non, seigneur; Un autre en a la gloire, et j*ai part à Thonneur.

HÉRACLIUS

Et quelle heureuse main finit notre misère ?

AMIKTAS.

Princes, Tauriez-vous cru? c'est la main d'Exupère.

MARTIAN

Lui qui me traliissoit?

AMXNTAS.

C'est de quoi s'étonner :

Il ne vous trahissoit que pour vous couronner.

3i8 HÉRACLIUS.

HKHACLIUS.

N'a-t-il pas des mutins dissipé la furie?

▲ MIKTAS.

Son ordre excitoit seul cette mutinerie.

MA.RTIA.K.

Il en a piis les chefs toutefois.

AHIlfTAS.

Admirez Que ces prisonniers même avec lui conjurés Sous cette illusion couroient à leur vengeance. Tous contre ce barbare étant d^inlelligeuce, Suivis d'un gros d'amis, nous passons librement, Au travers du palais, à son appartement.

La garde y restoit foible et sans aucun ombrage : Crispe même à Phocas porte notre message.

Il vient: à ses genoux on met les prisonniers. Qui tirent pour signal leurs poignards les premiers. Le reste, impatient dans sa noble colère.

Enferme la victime; et soudain Exupère :

tt Qu'on arrête, dit-il; le premier coup m*est dû : « C'est lui qui me rendra Thonneur presque perdu. » Il frappe, et le tyran tombe aussitôt sans vie; Tant de nos mains la sienne est promptement suivie. Il s'élève un grand bruit, et mille cris confus Ne laissent discerner que Fit^e HéracUus!

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