ACTE V, SCÈNE I
Un grand cœur à ses maux applique d^autres charmes.
Les foibles déplaisirs s'amusent à parler,
Et quiconque se plaint cherche à se consoler.
Moi , je jure des dieux la puissance suprême ,
Et, pour dire eucor plus, je jure par vous-même;
Car vous pouvez bien plus sur ce cœur affligé
Que le respect des dieux qui Tout mal protégé :
Je j ure donc par vous , ô pitoyable reste , ^y^
Ma divinité seule après ce coup funeste , ^v^
Par vous , qui seul ici pouvez me soulager, ^
De n'éteindre jamais Tardeur de le venger^"*
Ptolomée à César, par uu lâche artifice, y ^
Rome , de ton Pompée a fait uu sacrifice ; ^ ^,^^
Et je n'entrerai point dans tes murs désolés
Que le prêtre et le dieu ne lui soient immolés.
Faites-m'en souvenir, et soutenez ma haine,
O cendres , mon espoir aussi-bien que ma peine ;
Et , pour m*aider un jour à perdre son vainqueur.
Versez dans tous les cœurs ce que ressent mon cœur.
Toi qui Tas honoré sur celte infâme rive D'une flamme pieuse autant comme chétive.
Dis-moi, quel bon'démon a rais en ton pouvoir De rendre à ce héros ce funèbre devoir?