ACTE II, SCÈNE III
N'est pas le digne essai d'une valeur bien grande ; Mais si vous me devez et le sceptre et le jour, Ce doit être euvers moi le sceau de votre amour : Sans ce gage , ma haine à jamais s'en défie ; Ce n'est qu'en m'imitant que Ton me justifie. Rien ne vous sert ici dç faire les surpris; Je vous le dis encor, le trône est à ce prix ; Je puis eu disposer comme de ma conquête :
Point d'aîné, point de roi, qu'en m'apportant sa tête ; Et, puisque mon seul choix vous y peut élever, Pour jouir de mon crime, il le faut achever.