ANTIOCHUS, SÉLEUCUS
ANTIOCHUS
Hélas ! c'est donc ainsi qu'on traite Les plus profonds respects d'une amour si parfaite i î
SÉLEUCrS.
Elle nous fuit, mou frère, après cette rigueur.
ANTIOCHDS.
Elle fuit, mais en Parthe, en nous perçant le cœur >.
SÉLEUCUS
Que le ciel est injuste! Une ame si cruelle Méritoit notre mère, et devoit naître d'elle.
ANTIOCHUS
Plaignons-nous sans blasphème ^.
SÉLEUCUS
Ah î que vous me g<>nez Par cette retenue où vous vous obstinez ! Faut-il encor régner? faut-il Taimer encore?
ANTIOCHUS
11 £aiut plus de respect pour celle qu'on adore ^.
dit un seul mot de la seule chose qui pourrait en quelque façon lui faire pardonner cette horreur insensée, elle devait leur dire au muins : Cléopâtre vous a demandé ma tête : ma sûreté me force à vous demander la sienne, < V.)
1 Est-ce ici le temps de se plaindre qu'on a mal reçu les profondf respects de l'amour, quund il s'agit d'un parricide t (Y.)
^ Ce vers a toujours été regardé comme un jeu d'esprit qui diminue l'horreur de la situation. On dit que les Partbes lançaient des flèche en fuyant ; mais ce n'est pas parceque Rodogunc sort qu'elle afflige ces princes, c'est parcequ' elle leur a fait auparavant une proposition &ffre\l8e, qui n'a rien de commun avec la manière dont les Purthus combatUient. (V.)
3 Ne croirait- on pas entendre un héros de roman qui traite sa maîtresse de divinité! (V.)
* Peut-on employer ces idées et ces expressions de roman dans un
moment si terrible 1 il n'y a rien de si plat et de si mauvais que ce vers.
* V.) — Le vers n'est pas tragique; il convient mal à la situation : mais
VolUire ne devait-il pas s'exprimer moins durement 1 la bienséance