‹ Chefs-d'œuvres dramatiques de P. CorneilleChapitre 125 sur 377 · ACTE III. SCKPiE V · texte numérisé non relu

ACTE III. SCKPiE V

Mais que je 4&che ea msàm île iaUer iid6 loucnieots! Nos malheurs sloat plus ibrts que ces déguisenttfote i . Leur excès à mas yeux. |MroU «u noir, abîme *, Où la haine s^apprête à counHiaer le crime, Où la gloire est sans aorn* la verlv sans bouneur^ Où sans tm pairicideil n'est pomi 4e boaheiu; Et, voyant de ces. maux i'épouTaotahle imaise^ Je me sens afimiilir quand je veus encourage; Je frémis. Je chancelle, et mon cœur abattu Suit tantôt sa doulelir, et tanlût sa vertu. Mon frère, pardonnez à des discours sans suite. Qui font trop voir le trouble où mon.ame est réduite.

SÉLSUCUS.

J*en ferois comme vous, si mon esprit troublé 3

Ne secouoit le joug dont il est accablé.

Dans moù ambitiou^ dans Tardeur de ma flamme,

Je vois ce qu'est un trône, et ce qu'est une femme * ;

Et, jugeant par l(»ir prix de leur possession ,

J'éteins entin ma flanMne et mon ambition ;

Et je vous oéderois l'un et l'autre avec joie ,

Si, dans la liberté que le ciel me renvoie,

La crainte de vous faire un funeste présent

tion manque d'exactitude : on remporte une victoire, un triomphe, on fagneune bataille. (P.)

» Un déguisement n'est point fort : il faut toujours, ou le mot propre, ou une métaphore juste. Antiochus veut dire qu'il ne peut se dissimuler SCS malheurs. (V.)

* Un abîme noir où. la haine s^apprête ! et une gloire sans nom ! on dit bien un nom sans gloire ; mais gloire sans nom n'a pas de sens. (V.)

3 J*ea ferois comaie voos

n'est pas français, H Je ferais comme vous est du Bt]^e d£ la comédie.

(V.) ^ Il Tott bien ce qu'est Rodogime ; mais il a'y a jamais eu que cette fpmrae au monde qui ait ^t, tuez vite mère., ni vous voulez que jr TOUS épouse. Le trotte s'a rioi de coaaiua avec la monstruouse idée de la douce Rodnguue. Ce quMl y a de pis, c'«st que toits les caiaonneraents d' Antiochus et de Séleuons ne produisent rien : ils dissertent ; 4es deux frères ne premeat acociMc résolutioa ; et le maiiieur de leur persennage jusqu'ici miét vt nen faire, et d'attendre ce qu'on fera d'eux. (V.)

Ne me jetoit dans Famé un remords trop cuisant. Dérobons-nous, mon frère, à ces âmes cruelles. Et laissons-les sans nous achever leurs querelles.

ANTIOCHUS

Comme j*aime beaucoup, j'espère encore un peu *, L'espoir ne peut s'éteindre où brûle tant de feu >; Et son reste confus me rend quelques lumières ' Pour juger mieux que vous de ces âmes si fières ^. Oroyez-moi, Tune et l'autre a redouté nos pleurs : Leur fuite à nos soupirs a dérobé leurs cœurs ; Et, si tantôt leur haine eût attendu nos larmes. Leur haine à nos douleurs auroit rendu les armes.

SÉLEUCUS

Pleurez donc à leurs yeux, gémissez, soupirez. Et je craindrai pour vous ce que vous espérez. Quoi qu'en votre faveur vos pleurs obtiennent d'elles. Il vous faudra parer leurs haines mutuelles >, Sauver l'une de l'autre ; et peut-être leurs coups, Vous trouvant au milieu, ne perceront que vous : C'est ce qu'il faut pleurer. Ni maîtresse ni mère PTont plus de choix ici ni de lois à nous Êiire *;

« Beaucoup et un peu; cette antithèse n^est pas digne du tragique.

î Un feu où brûle l'espoir ! (V.) — Corneille ne dit point un feu oi brûle V espoir. Nous ne prétendons pas justifier son vers ; mais il ne faut pas lui faire dire ce qu'il n'a pas dit. (P.)

9 Ce reste confus du feu de l'amour peut-il donner des lumière^ parcequ'on se sert du mot /eu pour exprimer l'amour! n'est-ce pas abuser des termes? Est-ce ainsi que la nature parle? (Y.)

4 II semble que l'auteur ait été si embarrassé de cette situation forcée, qu'il ait voulu exprès se rendre inintelligible : une fuite qui dérobe des cœurs à des soupirs 1 une haine qui attend des larmes et qui rend les armes! (V.)

> On ne pare point une haine conune on pare un coup d'épée. (V.)

• II veut dire, nous n'avons plus à choisir entre CUopâtre et Rodogune. N*oni plus de ehoixy dans le sens qu'on lui donne ici, n'est pas français. (V.) —Ce n'est point M du tout la pensée de Séleucus; il vent dire : « Ni Cléopâtre ni Rodogune n'ont plus désormais à choisir .< entre nous, puisque je vous fais roi, et que je vous cède Rodogune. » C3 ne peut être que par distraction que Voltaire lui prête ici un sens si opposé à celui de Corneille. (P.)

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