SCÈNE iir
CLÉOPATRE, ANTIOCHUS, LAONIGE.
Eh bien! AiiUodias,,v<ius éoisr^e la owuvniie »?
ANTIOCHW.
Madame, vous savez si le ciel «e la dosne^
GLÉOKATW.
Votts ssM^ez mieux que moi si vous la méiiAez.
ANTiOQilll&
k sais que je^péris 91 v«us ne mîéeovtMi.
GKÉOPiVaB.
Un peu trop lent peindre à servir ma colère ^ Vous vous êtes laissé prévenir par un frèœ; Il a sa me y^iger qnaiMl vous dé}il)értef ', Et je dois à son bras ce que vou& espériez ^.
si bien, et Ântiochus et Bodagime ai nuUf C'est que l'amour de CU^ mène est véritablement tragique, et q«e celui de Roâegwitô et d'An-'
tiochus ne Test point du tout ; c'est un amour froid dans un sujet ter<» rible. (V.)
1 Je ne sais si je me trompe, mais cette scène ne me parait pas plu» naturelle ni mieux fedte que les précédentes. Il me semble que Cléopâtre, après avoir dit à ses deux fils qu'elle couronnera celui qui aura assassiné sa maîtresse, ne doit point parler familièrement à Antiochus.
* Cest-à -dire voulez- vous tuer Rodogune* cela ne peut s'entendre autrement; cela même signifie avez-vous tué Bodogunet car elle n'a promis la couronne qu'à l'assassin. (Y.)
) On ne peut imaginer que Qéopâtre veuille dire ici autre chose,, sinon Séleucus vient de tuer sa maîtresse et la nôtre. A ce mot seu], Antiochus ne doit-il pas entrer en fureur!'
• Ce vers confirme encore la mort de Bodogune ; il n'en est rien, à la vérité, mais Cléopâtre le dit positivement. Comment Antiochus n'est- il pas saisi du plus affreux désespoir à cette nouvelle épouvantable! comment peut-il raisonner de sang-froid avec sa mère, comme si elle ne lui avait rien dit! Rien de tout cela n'est vraisemblable ; il ne l'est pas que Cléopâtre veuille faire accroire que Rodogane est morte; iLne l*est par qu'Awtlochus soutienne cette conversation : s'il croit Cleo-