ACTE I, SCÈNE I
raocAs.
Hélas! de quoi me sert ce dessein salutaire, Si pour en voir Teffet tout me devient contraire * ? Pulchérie et mon fils ne se moati^nt d'accord Qu'à fuir cet hyménée à Tégal de la mort; Et les aversions entre eux deux mutuelles Les font d'intelligence à se montrer rebelles «. La princesse surtout frémit à mou aspect ; Et, quoiqu'elle étudie un peu de faux respect. Le souvenir des siaas, l'orgueil de sa naissance, L'emporte à tout moment à braver ma puissance '. Sa mère, que longtemps je voulus épargnef , Et qu'en vain par douceur j'espérai 4e g^go^r. L'a de la sorte instruite; et ce qu/e je xois Buivve Me punit bien du trop que je la laissai vivre ^.
ÇRUPE.
Il faut agir de force avec de tels espirits % •
Seigneur, et qui les flatte oudurcit leurs m^ris. La violence est juste où la doucaur est vaiue.
PHOCÀS.
Cest par là qu'aujourd'hui je veux dompter sa l^aiue. Je l'ai mandée exprès, non plue pour la flatter, Mais pour prendre mon ordre et pour l'exécuier •.
1 Tout me devient contraire piQur e» voir l'effet n'est pas français ; c'est im solécisme. (Y.)
' Et les aversions entre eux deux muluelles
Les font d'intelligence à se oumtre^ reb^Ue««
tf est pas français. Des aversions qui /ont d'intelligence ! que et barbarismes! |V.^ ' Vemporêe à braver, autre barbarinne. (T.)
^ Ce qne je vois snivre
Me punit bien du trop que je la laissai vivre,
est d'une pctose familière et incorrecte. (Y.)
* Ou ^i entrer de/oro^ user de force; je doute qu'on dise agir de forée; le style de la conversation permet agir de tête, agir de loin, et •'il permet agir de/orce^ la poésie ne le souffre pas. (V.)
* Cest une faute de construction : il faut, mais pour lui donner des wdres, car le je doit gouverner toute la phrase. N« nous rebutons point de ces remarques grammaticales ; la langue ne doit jamais être violée.
256 UÉRACLIUS.
CBISPE.
Elle entre.