‹ Chefs-d'œuvres dramatiques de P. CorneilleChapitre 19 sur 377 · CLARICE, ISABELLE · texte numérisé non relu

CLARICE, ISABELLE

ISABELLE

Ainsi VOUS le verrez, et sans vous engager.

CLARICE

Mais pour le voir ainsi qu'en pourrai-je juger? J'en verrai le dehors, la mine, l'apparence;

épouser, paraît un peu singulière dans nos mœurs; mais la pièce est espagnole, et, de pins, ce n'est point ici une entrevue : le père ne veut que prévenir Clarice par la bonne mine de son fils. (V.)

1 Son air... donner. Il faut rimer à l'oreille, puisque c'est pour elle que la rime fut inventée, et qu'elle n'est que le retour des mêmes sons,, ou du moins de sons à peu près semblables. On prononçait donner en fesant sonner la finale r, comme s'il y avait eu donnait. (T.)

2 On ne dit pas il m'est unique comme il m'est cher^ il m'est agréa" bht parceque unique n'est pas un adjectif, une qualité susceptible de régime; il est agréable pour moi, agréable à mes yeux. Unique est absolu. Mais pourquoi dit-on, cela m'est agréable^ et ne peut-on pas dire, cela m'est aimable î cela est plaisant à mon goUtj et non pas cela m'est plaisant tX^etSt qn'agréable vient d'agréer; cela m'agrée, au datif. Plaisant vient de plaire ; cela me plaît, aussi au datif, comme s'il y avait plaît à moi. Il n'en est pas ainsi d'aimer : j'aime «<tte pièce, et non cette pièce aime à moi; ainsi on ne peut dire, m'eit ai-*mable. (V.) * ,

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