‹ Chefs-d'œuvres dramatiques de P. CorneilleChapitre 205 sur 377 · ACTE lY, SGKNE I. Sa · texte numérisé non relu

ACTE lY, SGKNE I. Sa

Bompi^ votre desliD) H d«Mier votre vie ^ !

«lAGUVfi.

Vous êtes plas avee||te eiieerè ee votre smonr. Périra-t-il pour iBoi quand je hii dois le jour? Et lorsque sous mon Doai il se livre à sa perte, Tiendrai-je sous le si^ na lertane oomrertet S'il s'agissoit ici de le faire empemr. Je pourrois lui laisser mon nom et son erranr : Mais conniver en lÂohe à ee nom qu*ofi me vole, Quand sou père à mes yeux an liée de moi Tiramole! Souffrir qu'il se trahisse aux rigeeurs de mou sert < ! Vivre par son supplice, et r^ner par sa mort î

EUDOXE

Ah î ce n'est pas, seigneur, ce que je vous demande ; De cette lâcheté Tinfamie est trop grande. Montrez-vous pour sauver ce héros du trépas ; Mais montrez-vous en maître, et ne vous perdez pas : Rallumez celte ardeur où s'opposoit ma mère, Garantissez le fils par la perte du père; Et, prenant à Tempire un chemin éclatant *, Montrez Héraclius au peuple qui l'attend ^.

HERACLIUS

Il n'est plus temps, madame; un autre a pris ma place*.

Sa prison a r^du le peuple tout de glace :

Déjà préoccupé d'un autre Héraclius,

Dans l'effroi qui le trouble il ne me croira plus ;

Et, ne me regardant que comme un fils perfide,

1 Rompre «m destin, désabti9er une furie aveugle / on ne désabose point une furie, on ne rompt point un destin ; ce ne sont pas les mots propres. (V.)

î Cette expression n'est grammaticale en aucune langue, et n'est pas intelligible ; il veut dire, qa*!! subisse la mort qui m^étatt destinée : mais le fond de ces sentiments est héroïijae ; c'est dommage qnlls s^ent si mal exprimés. {\.)

3 Prendre un chemin éclatant à Vemyirel (V.)

* Ce vers est souvent répété, et forme une esp^e de refrain ; c*est le sujet de la pièce : il y a un peu d'affectation à cette répétition. Cette CDèae d'ailÏTOts est intéressante par le ftond , et il y a de très beaux v«C8 qni élèvent Tarae quand les raitennements Toccupent. (Y.)

» Vers de comédie. (V.)

296 HÉRAGLIUS.

Il aura de F horreur de suivre un parricide. ^

Mais quand même il voudroit seconder mes desseins,

Le tyran tient déjà Martian en ses mains.

S'il voit qu'en sa faveur je marche à force ouverte.

Piqué de ma révolte, il hâtera sa perte,

Et croira qu'en m'ôtant Tespoir de le sauver

Il m*ôtera Tardeur qui me fait soulever i.

N'en parlons plus : en vain votre amour me retarde,

Le sort d'HéracIius tout entier me regarde.

Soit qu'il faille régner, soit qu'il faille périr,

Au tombeau comme au trône on me verra courir t.

Mais voici le tyran, et son traître Eiupère.

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