TROUPE DE GARDES
PHOCAS , montrant Eudoxe i ses gardes.
Qu'on la tienne en lieu sûr en attendant sa mère.
HÉRAGLIUS.
A-t-elle quelque part ?...
PHOCAS
Nous verrons à loisir :
Il est bon cependant de la faire saisir.
EUDOXE, s'en allant.
Seigneur, ne croyez rien de ce qu'il va vous dire s.
PHOCAS , à Eudoxe.
Je croirai ce qu'il faut pour le bien de l'empire.
(à Héraclius.)
Ses pleurs pour ce coupable imploroient ta pitié?
1 Cela n'est pas français, et l'expression est aussi obscure que vicieuse : veut-il dire l'horreur qui soulève mon cœur, ou l'horreur qui me force à soulever le peuple, ou l'horreur qui me porte à me soulever contre le tyran! (V.)
t Ce vers est fort beau. (Y.)
S Ce vers serait également convenable à la comédie et à la tragédie ; c'est la situation qui en fait le mérite : il échappe à la passion, il part du cœur ; et si Eudoxe avait eu un amour plus violent, ce vers ferait encore plus d'effet. (Y.)