‹ Chefs-d'œuvres dramatiques de P. CorneilleChapitre 206 sur 377 · TROUPE DE GARDES · texte numérisé non relu

TROUPE DE GARDES

PHOCAS , montrant Eudoxe i ses gardes.

Qu'on la tienne en lieu sûr en attendant sa mère.

HÉRAGLIUS.

A-t-elle quelque part ?...

PHOCAS

Nous verrons à loisir :

Il est bon cependant de la faire saisir.

EUDOXE, s'en allant.

Seigneur, ne croyez rien de ce qu'il va vous dire s.

PHOCAS , à Eudoxe.

Je croirai ce qu'il faut pour le bien de l'empire.

(à Héraclius.)

Ses pleurs pour ce coupable imploroient ta pitié?

1 Cela n'est pas français, et l'expression est aussi obscure que vicieuse : veut-il dire l'horreur qui soulève mon cœur, ou l'horreur qui me force à soulever le peuple, ou l'horreur qui me porte à me soulever contre le tyran! (V.)

t Ce vers est fort beau. (Y.)

S Ce vers serait également convenable à la comédie et à la tragédie ; c'est la situation qui en fait le mérite : il échappe à la passion, il part du cœur ; et si Eudoxe avait eu un amour plus violent, ce vers ferait encore plus d'effet. (Y.)

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