HÉRACLIUS, PULCHÉRIE, MARTÎAN, AMINTAS
AMINTAS
Mon bras Vient de laver ce nom dans le sang de Phocas^
HÉRACLIUS
Que nous dis-tu ?
AMINTAS
Qu'à tort vous nous prenez pour traîtres; Qu'il n'est plus de tyran ; que vous êtes les maîtres '.
HEBACLIUS.
De quoi?
AMIKTAS.
De tout l'empire.
MABTIAN.
Et par toi?
AMINTAS
Non, seigneur'; Un autre en a la gloire, et j'ai part à l'honneur.
HÉRACLIUS
fit quelle heureuse main finit notre misère?
AMINTAS
Princes, l'aurioz-vous cru ? c'est la main d'Exupèrc.
MARTLAN.
Lui, qui me trahissoit?
1 Je ne parle point ici d'un bras qui lave un nom ; on sent assez combien le terme est impropre : mais j'insiste sur ce personnage subalterne d'.Amintas, qui n'a dit que quatre mots dans toute la pièce, et qui en fait le dénouement. Jamais, en aucun cas, on ne doit imiter un tel exemple ; il faut toujours que les premiers personnages agissent. { V.l
t Ce mot n'cst-il pas déplacé? car il s'adresse sCiremcnt au fils de Phocas comme au fils de Maurice ; il doit croire qu'un des deux princes vengera la mort de son père. (V.)
S II doit au contraire répondre, out, m^ri^ei^r, puisqu'au vers suivant il dit^fai pari à cet honneur. (V.)