‹ Chefs-d'œuvres dramatiques de P. CorneilleChapitre 252 sur 377 · ACTE II, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE II

ABASPE.

Pour tout autre que hii je sais comme s*ex{ylique La règle de la vraie et saiae politique. Aussitôt qu'un sujet s'est rendu trop puissant, Encor quH soit sans crime, il n*est pas inaocent : On n'attend |>oint alors qu'il s'ose tout permettre: C'est un crime d'État que d'en pouvoir commettre ; Et qui sait bien régner Temp^cbe prudemment De mériter un juste et plus grand châtiment. Et prévient, par un ordre à Vmis demi salutaire. Ou les maux qu'il prépare, ou ceux qu'il p«urroit faire. Mais, seigneur, pmur le pdaaot, il a Uop éc vatM ; Je vous l'ai déjà dit.

PRC&tàfi.

Et mm iép(màrsté-4M?

Me seras-tu garant de ce qu'il pouira faire Pour venger Annibnl , ou pour perdre son frère? Et le prends-tu pour homme à voir d'un œil égal Et l'amour de son frère, et la mort d'Aonihal? Non, ne nous flattons point, il court à sa vei^;eanee; 11 en a le prétexte, il eu a la puissance ; Il est l'astre n^is^nt qu'adoi^nt iges Élata; Il est le dieu du pcupltîTeircèlïîrdes soldats. Sûr de ceux-ci^ sans dmite il vient soulever Fautre» Fondre avec son pouvoir sur le reste du nôtre > : Mais ce peu qui m*en reste^ encor que languissant» N'est pas peut-être encor tout à fait impuissant. Je veux bien toutefois : gir avec adresse. Joindre beaucoup d'honneur a bien peu de rudesse*,

ne finissent point par des vertMss ea mcmosyJlabes; rjiarinoiiieen Bmd" fre ; il peut, il veut, iifnit, il courte sont des syllabes sèches et rudes : il n'en est pas de même dans les rimes féminines, il vole^ il presse, ii prieicta mots «ont pJas soutenus ; ils ne valent qu'isne syllabe, mais on sent q^^û y en a^denx qnl forment une syllabe loni^oe et liarmonieuse. Ces petites finesses de l'art sent à peine cminues, ut n'«n sont pas moins imixBrtanies. (Y.)

i S^qwcssioii vkieiue: oa ne pent dire Vmutrt que quand on Toppote i rum le nôtre ne se peut dire à la place du mien, i moins qu'on n'ait déjà par'é au pltmd. Je le répète encore, rien n'est si difficile et si rase 411e 4e ^ien écrire. (T.)

S ToÊtotàA'tÊft 4'aBat3â« cmtfit% t^scor. Lereste du nâtre qui n*esi

r.72 NICOMÈDE.

Le chasser avec gloire, el mêler doucement

Le prix de son mérite à mon ressentiment;

Mais, s'il ne m'otiéit, ou s*il ose s'en pi. indre.

Quoi qu*il ait fait pour moi, quoi <iuc j en voie à craindr^%

Dussé~Je voir par là tout TÉtat hasardé...

ARASPE

Il vient.

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