PRUSIAS, NICOMÈDE, ARASPE
PRUSIAS
Vous voilà, prince ! et qui vous a mandé ?
NICOMÈDE
La seule ambition de pouvoir en personne
Mettre à vos pieds, seigneur, encore une couronne.
De jouir de Thonneur de vos embrassements.
Et d^être le témoin de vos contentements.
Après la Cappadoce heuriîusement unie
Aux royaumes du Pont et de la Bilhynie,
Je viens remercier et mon père et mon roi
D'avoir eu la bonté de s'y servir de moi,
D'avoir choisi mon bras pour une telle gloire % ^
Et fait tomber sur moi l'honneur de sa victoire.
PRUSIAS
Vous pouviez vous passer de mes embrassements, Me faire par écrit de tels remerciements ; Et vous ne deviez pas envelopper d'un crime Ce que voire victoire ajoute à votre estime*.
fias tout à fait impuissant, et bien peu de rudesse, et le prix d'unmérite mêlé doucement à un ressentiment ! Il n'y a pas là deux mots ijuî soient faits lun pour l'autre. |V.)
1 On ne choisit point un bras pour une gloire. [Y.\ — L*expressioii nousparolt juste. Nicomède remercie Prusias d'avoir cluiisi son bras pour des entreprises g'orienses dans lesquelles il s'est signalé, et qui sont véritablement de la gloire aux yeux d un poëte. ( P.)
S II a promis à son confident d'avoir 6ten peu derudesse^ et il commence par dire à Nicomède la chose du monde la plus rude : il le dé-