ACTE IF, SCEXE lY
FLAMINIUS
Comme elle a de Tamour, elle aura du caprice *.
PRUSIAS
Non, non ; je vous réponds, seigneur, de Laodicc :
Mais enfin elle est reine, el cette qualité
Semble exiger de nous <|uelqne civilité.
J'ai sur elle après tout une puiss nce entière.
Mais j'aime à la cacher sous le nom de prière.
Rendons-lui donc visite; et, comme ambassadeur.
Proposez cet hymen vous-même à sa grandeur *.
Je seconderai Rome, et veux vous introduire
Puisqu'elle est en vos mains, Tamour ne vous peut nuire ".
Allons de sa réponse à votre (onipliment
Prendre Toccasion de parler hautement ^.
t Et ce vers et Vidée qu'il présente appartiennent absoli -ment à la comédie. Ce comme revient presque toujours. C'est un style trop incorrect) trop négligé, trop lâche, et qu'il ne faut jamais se pennettr«^.
i II semble qu'il appelle ici la reine Laodice Sa Grandeur, comme on dit Sa Majesté, Son Altesse. (V.)
s Le pronom elle se rapporte à Rome, qui est le dernier nom. La construction dit, puisque Rome est en nos mains : et l'auteur veut dire. puisque Laodice est en nos moins. (V.)
^ Ces deux vers sont trop mal construits. Le mot de compliment ne se peut recevoir dans la tragédie s'il n'est enn b i par une épiihète : pour le mot de civilité, il ne doit jamais entrer dans le style héroïque. Mais ce qui ne peut jamais être ennobli, c'eçtle rô:c de Prusias. (V.>
riN DU SECOND ACTE.