‹ Chefs-d'œuvres dramatiques de P. CorneilleChapitre 290 sur 377 · ACTE V, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE II

Que leur empire seul demeure indépendant.

Je les connois, madame, et j'ai vu cet ombrage Détruire Anliocbus, et renverser Carthage *. De peur de choir comme eux, je veux bien m'abaisser, Et cède à des raisons que je ne puis forcer 2. D'autant plus justement mon impuissance y cède. Que je vois qu'en leurs mains on livre Nicomède. Un si grand ennemi leur répond de ma foi ; C'est un lion tout prêt à déchaîner sur moi.

ARSINOÈ.

C'est de quoi je voulois vous faire confidence : ^ Mais vous me ravissez d'avoir cette prudence. Le temps pourra changer; cependant prenez soin D'assurer des jaloux dont vous avez besoin ^.

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