VIRIATE, PERPENNA, AUFIDE, THAMIRE
VIRIATE
Vous m'aimez, Perpenna ; Sertorius le dit : Je crois sur sa parole, et lui dois tout crédit *.
1 Rien n'est assurément moins tragique qu'une femme qui dit qu'un homme l'aimo. C'est de la comédie froide. (V.)
* Quoi quand forme une cacophonie désagréable. (V.^
8 Viriate, dans cet hémistiche comique, ne dit point ce qu'elle doit dire : sa vanité lui persuade qu'elle est aimée, et que Sertorius sacrifie son amour à l'amitié ; ce n'est pas là un amusement. II faut convenir que rien n'est plus éloigné du caractère de la tragédie. (V.)
» Il fallait dire.^fi le crois. Corneille a bien employé le mot 7e croi* sans régime dans Polyeucte : Je vois, je sais, je crois, je suis désabusée; mais c'est dans un autre sens. Pauline veut dire 7'ax la foi; mais Viriate n'a point la foi. Et lui dois tout crédit; ce- terme est impropre et n'est pas noble. Crédit ne signifie point confiance. Racine s'est servi plus noblement de ce mot dans un autre sens, quandâl fait dire à Agrippihe :
Je tois mes honneurs croitre, et tomber mon crédit. -
Crédit alors signifie autorité, puissance, considération, (V.) — Crédit peut signifier confiance, témoin ces vers du Menteur, qui sont passés en proverbe : "
DORANTS. '
Je disois térité.
CLITOH. .
Quand on mentear la dit,