‹ Chefs-d'œuvres dramatiques de P. CorneilleChapitre 354 sur 377 · VI&UTE · texte numérisé non relu

VI&UTE

£t que m'importe à moi si Rome souffre ou non ^ ?

Quand j'aurai de ses maux efiaeé riDÊume,

J'en obtiendrai pour fruit le nom de son amiei

Je vous verrai consul m'en apporter les lois,

£i m'abaisser vous-même au rang des autres rois !

Si vous m'aimez, seigneur, lèos mers et nos montagnes

Doivent borner vos vœux, ainsi que nos Espagnes :

Nous pouvons nous y faire un assez beau destin,

Sans chercher d'autre gloire au pied de l'Aventin.

Affranchissons le Tage, et laissons faire au Tibre.

La liberté n'est rien quand tout le monofô est libre ,*

Mais il est beau de l'être, et voir tout l'univers

Soupirer sous le joug, et gémir dans les fers ;

Il est beau d'étaler cette prérogative

Aux yeux du Rhène esclave et de Rome captive;

Et de voir envier aux peuples abattus

Ce respect que le sort garde pour les vertus.

Quant au grand Perpenna, s'il est si redoutable. Remettez-moi le soin de le rendre traitable : Je sais Tart d'empécber les grands cceurs de faillir.

SERTOftinS.

Mais quel fruit pensez-vous en pouvoir recueillir? Je le sais comme vous, et vois quelles tempêtes Cet ordre surprenant formera sur nos têtes *. Ne Cherchons point, madame, à ffeirc des mutins. Et ne nous brouillons point avec nos bons destins. Rome nous donnera sans eux assez de peÎHe, Avant que de souscrire à l*tiymen d'une reine; El nous n'en fléchirons jamais la dureté,

1 YoUà enân des testiments dignes d'une reine et d^une ennemie di Rome. Voilà des vera qui senûent dig«es de Tontcevue ée Foi&pée et de Sertorius , avec un peu de correction. Si tout le rôle de Tiriate était de cette force, la pièce serait au rtng des chefs-d'oeuvse.lV.t

* ZTn ordre surprenant ^tii /orme des tempcles sur des têtes / îY^

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