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L'intérêt public exigenit que ce chemin fut construit dans le plus court délai possible ; les deux gouvernements, fédéral et provincial, l'avaient reconnu en faisant voter des subsides considérables qui, malheureusement, ont été dépensés sans résultats bien tangibles pour l’entreprise,
Chaque fois que cette question a été discutée devant l’Assemblée législative de Québec, ses membres ont été unanimes à voter de nouveaux crédits et à déclarer que la province devait faire de grands sacrifices pour assurer la construction du chemin ; et les citations que Votre Honneur a la bonté de faire, dans sa lettre, des paroles que j'ai prononcées à ce sujet, dans différentes circonstances, prouvent que je n'étais que l'interprète des dispositions de ln députation entière, en conseillant de nouveaux sacrifices à cet égurd. Ce chemin traverse toute la Gaspésie, pays immense, possédant un sol riche, des forêts superbes qui sont la propriété de la province, et peuplé par une population intelligente et laborieuse, Tout le monde 4 compris, depuis longtemps, que ce chemin, partant de l’Intercolonial, à Métapédiac, et allant jusqu’à la navigation océanique, pourrait offrir, non seulement à la Gaspésie, mais encore à tout le Canada, des avantages commerciaux inapprécinbles, tout en donnant une immense valeur additionnelle aux terres de la couronne, et en développant la colonisasation, Ses rivières et ses lacs, remplis de poisson, y attirent une foule de personnes riches qui ÿ passent la belle saison et y dépensent des sommes d'argent considérables.
La construction de ce chemin si désirée, était arrêtée, depuis deux ans, par l'impuissance de la compagnie, et son état d’insolvubilité notoire ; et ses actionnaires et directeurs, refusant de céder leur charte à des personnes en état de terminer les travaux, le gouvernement a cru devoir se faire autoriser, durant la dernière session, à canceller la charte de cette compagnie, entre autres, si c'était nécessaire.
Je suis convaincu que, sans l'arme de ce pouvoir, mise aux mains de l'Exécutif par la Législature de la province, les anciens actionnaires et directeurs n'auraient jumais consenti à céder leurs droits à MM. Cooper et autres, et qu'ils seraient restés comme des obstacles permanents et insurmontables à la construction du chemin de fer, reconnu être dans l'intérêt public, et pour lequel le parlement du Canada et la législature de la province de Québec avaient déjà fait des sacrifices si considérables,
Redoutant la cancellation de la charte, et ce qui en devait être toutes les conséquences légitimes et nécessaires, MM. Robitaille et autres ont préféré vendre leurs droits à MM. Cooper et autres, qui ont pris leur place, et comme actionnaires et comme directeurs de la compagnie. C’est avec ceux-ci que le gouvernement a transigé ; c'est par ceux-ci que les travaux se font actuellement, et c’est grâce à eux et u l’action de votre gouvernement, si la construction de ce chemin de fer est maintenant assurée.
Votre Honneur n’a qu’à jeter un coup d'œil sur le message ciannexé de l'ingénieur de la compagnie, pour voir avec quelle vigueur et quelle rapidité les travaux sont poursuivis depuis que MM. Cooper et compagnie ont pu se mettre à l’œuvre, et cela, en dépit des difficultés légales suscitées par MacFarlane, le sous-entre-
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preneur, qui les a retardés pendant plusieurs semaines, et en dépit aussi des procédés du Sénat, qui ont eu pour etfet de faire perdre un temps précieux aux principaux intéressés et d'entraver considérablement lu marche de l’entreprise,
Je suis d'ailleurs personnellement informé que la compagnie emploie quatre cent cinquante hommes, en outre de son état mujor d'ingénieurs,
Par l'achat de lampes puissantes, elle se net en état de pousser les travaux la nuit comme le jour, Elle à réparé et mis en état d'être exploités les soixante premiers milles du chemin.
La section s'étendant du soixantième au quatre-vingtième mille est en construction, les travaux sont fort avancés, et seront certaine ment terminés cette année, à moins de mauvais temps extraordinaire impossible à prévoir, Les rails pour cette section sont arrivés à ln Pointe-Lévis et sont en voie d'être expédiés sur la ligne,
Des contrats ont été faits avec la Dominion Bridge Co. pour tous les ponts métalliques sur les vingt milles et sont en voiede préparation,
Des ponts provisoires ont été construits partout, même sur la Grande Ciscapédiac, en attendant que les ponts métalliques puissent être posés, Les assises en pierre de ce dernier pont sont très avancees,
La compagnie à déposé à la banque X200,000, pour payer les honnnes et les matérinux dont elle à besoin, et elle remplira son contrat duns toute son étundue,
Ces informations sont confirmées par une lettre du révérend M. Gauné, curé de Maria, qui se lit comme suit :
Québec, 9 septembre ISSE A l'honorable HoxoRÉ M'uRrCIER, “ remier Ministre, “6 P. Q.
Monsieur, “Je suis allé aujourd'hui à votre bureau pour vous parler, mais
“il m'a été inpossible de vous voir, vu que vous vous trouviez au “ conseil,
ai de très bonnes nouvelles à vous donner de notre comté :
la récolte est magnifique, Il y « bien des années que je n'en ai pas “vu une pareille !..
Quand je suis parti de Maria, le 24 ultimo, on m'a dit que les travaux du chemin de fer étaient poussés avec activité ; qu'il y a quatre ou cinq cents hommes en ouvrage, J'ai vu le contracteur, M. Hogan, qui n'a assuré que l'engin se rendrait au bout des vingt “ milles en construction cet automne, J'ai aussi appris que les travaillants étaient payés régulièrement, Je n'ai entendu aucune plainte
“J'ai l'honneur, etc,
(Signé) J. GAGXÉ, Ptre.”
Quant à l'honorabilité de la transaction, pour ce qui regarde le gouvernement et la compagnie, elle est hors de doute : vous avez,
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devant vous, pour vous en convaincre, tous le faits constatés aux dossiers auxquels vous référez, et vous avez surtout les témoignages de MM, Cooper, Thom et Lonergan, qui déclarent formellement que tout s'est fuit strictement au point de vue des affaires, seulement, et qu'il n'y a jamais eu aucun intermédiaire entre le gouvernement et la compagnie, M, Armstrong déclare même que le gouvernement a fait la meilleure transaction possible, dans les circonstances
M, Cooper, le président de la compagnie dit, à In page 205 des rapports de l'enquête du Sénat :
(Traduction)
# Par l'honorable F, Langelier :
“Q. Pendant Jes négociations qui ont eu lieu entre votre syndicat et le gouvernement, dans la province de Québec, vous fut- ‘ilinsinué ou intimé, ou vous fit-on comprendre, directement ou ‘indirectement, que vous aviez besoin de M. Pacaud pour approcher “ le gouvernement ?
“R, Non,
#Q, Quelle a été la nature de vos négociations ou transactions avec le gouvernement de Québec, en rapport avec cet arrangement ? “Yeut-ilquelque BoODLAGE où quelque chose de malhonuête (1MPRo- PER) dans ces négociations ?
ER. Je nai pas connaissance de telle chose,
Q. Toute la transaction a done été conduite au point de vue strict des affaires, comme agissent des hommes d'affaires entre eux !
“HR, Ce fut ainsi fait, L'entente que j'avais, était que le chemin devait être livré au nouveau syndicat libre de toute dette et de tout proces, et que le nouveau syndicat, qui avait été organisé grâce à mon influence, devait prendre l'entreprise et construire le chemin, J'avais deux objets en vue: l'un, garantir une dette que je craignais de perdre, qui se montait, tant pour moi personnellement, que pour la société 4 Cooper Fairman & Cie,” avec laquelle je suis en relation d’affaires, à 422,000, Je voyais que tout allait se perdre en procès et en difficultés, que le chemin avait été abandonné pendant un an et demi, ce qui était tres mauvais, que le roulant, que j'avais fourni, était exposé à tous les mauvais temps, l'été comme l'hiver, que j'avais avancé mon argent et que je n'aurais pas un sou,
“Je fis de mon mieux pour décider M, John J. MacDonald à assumer l’entreprise, C'était un de mes amis, et je le priais et solicitais d'organiser un syndicat, et je fus presque complètement découragé, quand il me dit qu'il partait pour l'Angleterre et qu'il abandonnait le projet. Je lui dis : # Si vous allez en Angleterre et laissez le chemin dans l'état ou il est, je vais essayer, moi, à organiser un syndicat et à prendre l'affaire en main, Je n'aurais jamais voulu faire cette démarche en dehors de ces conditions, quand même vous m'auriez donné le chemin pour rien. Je n'aurais jamais voulu être indentifié avec ce scandale et ces hontes, “qui sont mentionnés dans les journaux.
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“ Q. Que voulez-vous dire? Voulez-vous parler du scandale Pa- “ caud ?
“R, Je veux dire que tout ce scandale est nuisible au succès “ de l'entreprise. Il va nous manquer de l'argent”... .
M. Thom, le secrétaire et directeur de la compagnie, dit de son côté (page 189):
(Traduction)
# Par l'honorable M. Langelier :
#Q. Dans toutes ces diverses entrevues que vous avez eues avec “le gouvernement, le nom de M. Pacaud, ou celui de qui que ce soit “ fut-il mentionné ou insinué par quelque membre du gouvernement ?
“KR. Je ne comprends pas bien votre question.
“Q. Aucun nom fut-il mentionné comme celui d'une personne à laquelle vous auriez à parler ou que vous deviez approcher ?
“KR, Jamais.
“Q. Vos entrevues,si je vous comprends bien, furent simplement ‘ desentrevues d’affaires, exclusivement avec le gouvernement, comme “ celles qui ont lieu entre hommes d'affaires ?
“R, Certainement.
‘#Q. Comme hommes d’affaires qui veulent faire une transac- “tion honnête ?
“R. Je le pense.
ÆQ. Quand vous avez réglé avec M. Armstrong, M. Pacaud ‘vous avait-il vu au sujet de ce règiement ?
“R. Non, monsieur.
“Q. M. Pacaud ne vous à jamais vu, il ne vous a jamais “ demandé de régler avec M. Armstrong ?
“ R. Non. Durant toutes les négociations, je ne pense pas l'avoir ‘vu plus de deux ou trois fois, une fois à New-York et une fois à “ Québec,
“Q. Vous a-t-il proposé de lui donner quelque chose pour régler “ l'affaire ?
“R. Rien du tout.
“Q. Il ne vous à jamais parlé de cela ?
“CR, J'ai parlé à M. Pacaud différentes fois apres que l'affaire ‘eut été terminé avec le gouvernement, Durant les négociations, je “ n’ai jamais eu aucune entre. ue avi e ‘ui, ,..”
Voici ce que dit M Lonergan | page 232) :
(Traduction)
# Par l'honsrable M, Langelier :
“Q. Vous avez dû connaître toutes les négociations qui ont eu “ lieu entre le syndicat qui s’est emparé de la compagnie et le gou- ‘“ vernement de Québec ?
R. “Mes clients m'ont tenu renseigné en autant que c'était né- ‘‘ cessaire, pour me permettre de leur donner les conseils qu'ils solh- ‘ citaient,
“Q. Est-il venu à votre connaissance qu'aucune transaction ou ‘ procédé malhonnète (IMPROPER) se faisait ou avait eu lieu entre le “gouvernement de Québec ou aucun de ses membres, et le syndicat ?
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‘“R,. Toute connaissance que j'ai de cela vient des procédés “ devant ce comité.
“ Q. Vous n'avez jamais entendu parler de telle chose aupara- ‘ vant ?
“R. Non... ” Enfin M. Armstrong (page 231) dit :
(Traduction )
# Par l'honorable M. Langelier :
“ Q. Dois-je comprendre que votre réclamation de #29$,000.00 “ était faite de bonne foi (genuine) ou qu'elle était une réclamation “ factice (bogus) ?
“R. C'était une réclamation faite parfaitement de bonne foi, ‘et comme question de fait, il y a des items que je n'ai pas mis.....
“Q. De sorte que votre réclamation n'était pas une affaire ‘“ montée pour la circonstance, mais bien une réclamation légitime “ contre la compagnie ? «
“R. Oui, et approuvée par les officiers de la compagnie, et qui ‘“ ne peut-être niée par personne,
‘ Q. Le gouvernement a-t-il eu quelque chos à faire avec le “règlement de votre réclamation ?
“R. Rien du tout, excepté le paiement du montant.
“Q. Ce que vous avez payé à M. Pacaud n'était point à raison
d'une réclamation contre le gouvernement qu'il vous règlait ?
“R. Je n'avais aucune réclamation contre le gouvernement.
“Q. Ce que vous avez payé à M. Pacaud, doit avoir été payé “ pour régler votre réclamation avec le nouveau syndicat ?
“R. C'était pour régler ma réclamation contre la compagnie, le “nouveau syndicat n'existait pas...
“Q. Considérez-vous que le gouvernement a payé trop à la com- “ pagnie pour faire l'ouvrage qu’elle a entrepris ?
“R, Non, je crois qu'il a fait une excellente transaction “ d'affaire.
# Q. Aucun membre du gouvernement, directement ou indirec- “ tement, vous a-t-il jamais dit, ou insinué, ou fait comprendre, que “vous deviez vous adresser à M, Pacaud pour obtenir un règlement ‘“ de votre réclamation ?
“R, Je n'ai jamais échangé un mot, à ce sujet, avec aucun ‘ membre du gouvernement.
“Q. Vous n'avez jumais vu aucun membre du gouvernement, ‘en rapport avec le règlement de votre réclamation ?
‘Jamais.
“Q. Le règlement a eu lieu entièrement entre vous et les mem- “ bres de la compagnie, telle que réorganisée ?
“R. Avec M. Thom. C'est lui qui agissait pour le syndicat...”
Il résulte de ce qui précède, que les négociations entre le gouvernement et la compagnie ont été conduites de la manière la plus régulière et la plus honorable possible, au point de vue des affaires seulement, et qu’il ne s’y est rien passé, directement ou indirectenent, qui puisse faire naître des soupçons sur le caractère parfaite-
went honorable de la transaction, quant à ce qui regarde le gouvernement et la compagnie.
Aussi, est-il bien évident que, sans l'incident Pacaud-Armstrong, personne n'aurait songé à faire la moindre insinuation contre la transaction,
Cet incident Pacaud-Armstrong est fort regrettable, et il est de mon devoir de condamner, dans les termes les plus sévères, l'étrange marché fait entre ces deux personnes ; et simes collègues où moi en avions eu connaissance, toutes les négociations auraient cessé. Et c'est sans doute rarce qu'ils en étaient persuadés, que ces messieurs ont si soigneusement caché leur transaction et l'ont tenue absolument secrète, quand il aurait été si facile à Armstrong d'avertir les ministres, ou quelques-uns d’entre eux, de l'exaction dont il était la victime
Votre Honneur résume la preuve faite devant le comité du Sénat, au sujet de emploi d'une partie de ces #100.000 de M. Pacrud, et semble croire que les billets payés par M. Pacaud étaient faits par celui-ci, et endossés par les honorables MM. C A. P. Pelletier, François Langelier, Charles Langelier et moi-même.
A ce sujet, il est important que Votre Honneur ne perde pas de vue que, bien que les personnes ci-dessus nommées fussent l'es porisables solidairement du paiement des billets, comme endosseurs, M. Pacaud en étaic le seul prometteur ; que le produit de ces billets n'était point destiné à des fins personnelles, ni à des fins se r'apportant à la politique de la province de Québec : mais devait servir, à l'exception d'un ou de deux de ces billets, à faire les dépôts nécessuires aux contestations d'élections fédérales, aux contre-pétitions et aux déboursés qui pourraient devenir nécessaires, à la suite des élections générales du Dominion du mois de mars 1891, Quant au produit d’un ou de deux de ces billets que je viens d'excepter, il devait servir à payer certaines dépenses, encourues pendant les dites élections fédérales, au bénéfice d'un des partis politiques auquel ippartenaient les parties au billet.
J'avais endossé ces différents billets en blanc, au moment de mon départ pour l'Europe, dans les premiers jours de mars dernier, et les avais remis au sénateur Pelletier, aux fins plus haut mentionnées ; ce qui est parfaitement établi par le témoignage de M. Pelletier devant le comité du Sénat (pages 156, 157) :
(Traduction)
Par l'honorable M. Melnnes :
“Q. Avaient-ils (ces billets) quelque chose à faire avec le che min de fer de la Baie des Chaleurs ?
“HR, Pas le moins du monde, Cependant, je suis prêt à “répondre, Je pensais que M. Barwick avait dit ce matin que le “produit de ces billets était destiné à payer les dettes de MM. “ Mercier, Langelier et moi,
SM. Barwick.—Non: j'ai dit que le produit de la lettre de crédit fut employé à payer les dettes de M. Mercier et vos obligations personnelles, lesquelles étaient celles portées sur ce billet ?
“ L'honorable M. Pelletier : —Les produits de ces billets ne
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furent pas employés à payer mes dettes personnelles, Pour établir qu'ils n'avaient rien à faire avec les élections, je dirai qu'après que les élections furent terminées, on supposa qu'il y en aurait un grand nombre qui seraient contestées, et qu'il y aurait même un grand nombre de contre-contestations ; et naturellement, presque tous nos amis qui avaient été élus ou défuits étaient intéressés, mais n'avaient pas les moyens de faire les dépôts dans le département du Trésor, suivant la loi, de mille piastres dans chaque cas. Comme dans bien d'autres occasions, je me suis efforcé d'aider mes amis. C'était une affaire privée, et M. Mercier, avant de partir pour l’Europe, supposant que la chose serait nécessaire, laissa entre mes mains trois, et je ne suis même pas sûr sil n’y en avait pas quatre, billets endossés en blanc, afin que si nous avions besoin d'argent, il nous aida à nous le procurer. J'ai gardé ces billets
jusqu'à ce qu'ils furent requis, et ces montants furent prélevés
pour un grand nombre de pétitions et de contre-pétitions. En l'absence de M, Mercier, nous remplimes les blancs sur les billets, les endossâmes et je n'en ai plus entendu parler depuis. [ls furent placés dans des banques et employés pour les pétitions et les contre-pétitions dans les cours, Par Mr. Miller:
“Q. Entre les mains de qui cet argent alla-til?
“R. Je n'ai jamais vu une p'astre de cet argent,
“ Q. Alors, comment connaissez-vous l'emploi qui en fut fait ?
“KR, Mes amis me dirent qu'ils furent ainsi employés en autant
que je puis comprendre, “ Q. Vous pensez que ces billets furent employés dans ce but ! “ R, Non-seulement je le pense, mais j'en suis sûr. .....
Par M. Kaulback :
“ Q. Comment ces billets furent-ils payés ?
“KR. On n'a jamais supposé que nous serions obligés de les payer. Nous espérions qu'ils seraient renouvelés jusqu’à ce que les contestations fussent terminées, .,...
Par M. MeCallum :
“ Je crois que vous avez dit que M. Mercier laissa ces billets en blanc. Que devons-nous comprendre par Ïà ?
“R. J'ai dit qu'il endossa les billets en blane ; le montant n'y était pas.
“Q. Le nom de M. Pacaud était-il sur ces billets alors ?
“HR. Non. J'ai pris ces billets endossés en blanc, et nous les avons remplis ensuite. On me laissa simplement les billets en blanc, avec les endossements sur iceux......
Par l'honorable M. Boulton :
“#Q. Vous dites que les montants furent laissés en blanc ? “HR. Je dis que c'était un papier blanc sur lequel M. Mercier init son nom comme endosseur, en Cas que nous en aurions besoin...”