FACTAGE
Jusqu'à présent, les différentes tentatives qui ont été faites pour organiser un service de factage parisien n'ont pas réussi ; avec les chemins de fer électriques, on se trouve dans des conditions bien différentes de celles oîi se trouvaient les entreprises qui ont été tentées. La faible dépense occasionnée par chaque voiture mise en circulation ; la facilité de pouvoir consacrer, à certaines heures, autant de véhicules qu'il en faudrait pour satisfaire à un service de factage, même très développé, sont des éléments de succès incontestable.
Ce service pourrait s'ajouter à celui des voyageurs sans apporter aucune entrave, ni aucune complication. On aurait des voitures spéciales, qui passeraient à des heures déterminées et dont le conducteur prendrait et déposerait les colis à chaque station. Un service de nuit spécial pourrait au besoin être organisé pour les colis lourds et encombrants.
Un tarif, indiquant les prix suivant les dimensions ou le poids des colis, serait établi, et chaque colis serait affranchi avant sa remise au
chemin de fer, comme les lettres le sont avant leur remise à la poste^ au moyen de timbres créés à cet effet.
L'expéditeur apporterait son colis affranchi à une station quelconque, le conducteur de la prochaine voiture s'en emparerait purement et simplement et le déposerait à la station indiquée par l'adresse. Là, des facteurs spéciaux enlèveraient les colis qui devraient être remis à domicile.
L'organisation de ce factage n'offre aucune difficulté sérieuse ; mais il ne rendra de grands services qu'autant que le réseau électrique aura acquis un assez grand développement.