‹ Chemin de la croixChapitre 117 sur 153 · PRÉAMBULE · texte numérisé non relu

PRÉAMBULE

La bonté divine ne cesse de m'appeler a un entretien plus intime, a un commerce plus familier avec la sainte Trinité, que le flambeau de la foi me fait voir dans le fond de mon âme ; mais elle a daigné me stimuler plus vivement que jamais durant les Exercices de la retraite de cette année 1745. J’ai fait cette retraite comme si elle devait être la dernière de ma vie, n’ignorant pas que la mort approche de jour en jour ; c’est pourquoi je me suis déterminé à renouveler tous les bons propos que j’ai formés autrefois, fermement résolu, avec la bénédiction de mon père spirituel , et moyennant le secours de la grâce, d’en venir à les pratiquer de la manière la plus exacte. S’il m’arrivait d’en omettre un seul point, je m’imposerais sur-le-champ une pénitence, p. m. vin. 4 i

MES RÉSOLUTIONS

comme de réciter le Miserere , ou de faire une croix en terre avec la langue, ou quelque autre chose semblable. A cette fin, j’implore le secours de Dieu tout-puissant, l’assistance de la très-sainte Vierge, ma tendre Mère ; celle de saint Vincent Ferrier, mon patron, et particulièrement de mon séraphique père saint François, dont je me propose d’imiter de mon mieux les héroïques vertus, lui demandant a cet effet sa bénédiction paternelle.

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