LES ERREURS DE M. SCOTT RÉFUTÉES
À tout seigneur tout honneur: commençons par le titre même de la brochure, qui n’est pas plus vrai que le reste, ainsi que le
montrent les extraits suivants : - Titre. Pages 4 el 5.
« Histoire concise des relations de Laro- «La compagnie fut incorporée en chelle et Scott avec la ligne, depuis son | 1869......et le 31 Aécembre 1870 un contrat début jusqu'au temps actuel. » fut fait avec M J. B. Hulbert, pour cons-
truire 50 milles de chemin... Dürant l'été
de 1871, environ ?7 milles de chemin furent nivelés......(page 4). En janvier 1873...
l'entreprise de la première section (30 milles), nous fut concédée par la compagnie.» (Page 5.)
Donc, d’après le titre de la brochure, “les relations de Larochelle & Scott avec la ligne “remonteraient à ses débuts,’ en 1871, tandis que d’après les extraits tirés des pages 4 et 5 elles ne “emonteraient qu'au mois de janvier 1873. Légère erreur que celle au moyen de laquelle M. Scott passe par dessus deux ans et l'ouvrage de vingt-sept milles de terrassement fait par M. Hulbert. Cette erreur dans le titre promet déjà; mais nous verrons bientôt que le reste de la brochure n’en dément pas le titre. Je constate donc cette
Première fausseté.
La seconde ne se fera pas longtemps attendre, puisque je la trouve en comparant les pages 8 et 13:
Page 3. Page 13.
€ éogure les capitalistes anglais qui ont «Or, en laissant les souscriptions du construit le chemin au point où il en est | gouvernement et d’autres personnes du actuellement rendu. » Canada demeurer t-lles qu'elles sont, le
montant ainsi souscrit représenterail 303,293, ou environ $7,000 par mille, »
Je prouverai plus loin qu'au lieu de $303,293 les sommes fournies en Canada pour la construction des quarante-cinq milles de voie actuellement en exploitation sur le chemin de fer de Lévis et Kennebec s'élèvent à 5406248; mais, pour le moment, il n’en est pas moins établi, par M. Scott lui-même, qu'il fait erreur en affirmant à la page 8 que ce sont ‘les capitalistes
gl, pb
anglais qui ont construit le chemin au point où il en est gctuellement rendu,” puisqu'à la page 18 il prouve que l'exécution de
cette entreprise a bel et bien absorbé $303,298 Se en Ca- À nada. Légère erreur que $303,298 sur un total de $S46s M, | chiffre qui représente le coût net des quarante-cinq milles de che- |
min! Puis, si c'est l'argent des capitalistes anglais qui a tout fait,
comment M. Scott peut-il dire à la page 4: “ Durant l'été de 1871
à peu près 27 milles furent nivelés (au coût pour le contracteur { d’après ses propres livres, de 444,000 comptant) pour lesquels la
compagnie paya environ $65,000 en débentures municipales au
pair et en argent ” ? Et le droit de passage, M. Scott ne sait-il pas
qu'il a couté quelque chose en sus de ces $65,000 ?
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Singulière manière d'écrire l'histoire que d'affirmer un fait et de dire le contraire à la page suivante. Toujours est-il que le rapprochement de ces contradictions me force à les signaler comme la
Seconde fausseté.
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“ Jose affirmer, s'écrit M. Scott à la page 3, que je ne suis müû par d'autres motifs que celui de la Justice et de la franchise à l'égard de toutes les personnes qui ont, de bonne foi, contribué à amener le chemin à l’état de perfection où il se trouvait...”