‹ Chemin de Lévis et Kennebec [microforme]Chapitre 7 sur 16 · FREE · texte numérisé non relu

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Or ce retranchement n’est rien moins qu'absurde,, car, quoique

la compagnie en fasse, ces $74,385 lui ont été données pour aider

à la construction de son chemin, pour se procurer les ressources nécessaires et il faat bien faire entrer cette somme en ligne de compte quand on veut constater avec exactitude tout ce qui à été fourni pour l’entreprise.

Pour justifier son ami, M. Reed, d’avoir vcalu spolirr les actionnaires, M. Scott, à la page 12 principalement, insiste sur le fait que les actionnaires ont souscrit pour un. ‘“ chemin à lisses de bois entrepris moyennant. $6,000 par mille,” et qu’ils ont maintena:t un chemin à lisses de fer, plus dispendiéux. “ Ces souscripteurs, dit-il, ont maintenant un chemin de fer, ce qui doit certainement surpasser ce qu'ils en attendaient lorsqu'ils donnèrent ce qu'ils ont de fait donné.”

La question n’est pas de savoir si le chemin est à lisses de bois ou à lisses de fer, mais de savoir si M. Reed, qui a fourni 49.13 nou: cent de ce qu’il a coûté a bien droit de s’en emparer au détriment des autres qui ont fourni 50.87 pour cent. Qu'importe que la ligne soit à lisses de bois ou de fer quand il s’agit des droits qu'elie donne à ceux qui l'ont consiruite ? Est-ce à dire, parceque le chemin a plus d° valeur maintenant qu’il ne devait en avoir quand les actionnaires ont souscrit au capital qui a déterminé sa construction, que cette plus value donne à M. Reed le droit de s'emparer de tout et de spolier ceux qui ont plus contribué que lui à l’exécution de l’entreprise ? Il suffit d'exposer une semblable prétention pour en montrer l’absur'iité. D’après cette manière de voir, si ie prête $100 à mon voisin pour améliorer sa propriété, je pourrai m'en emparer quand les améliorations seront faites, puisqu'alors la propriété aura plus de valeur qu’elle n’en avait lors de l'emprunt. En d’autres termes, cet emprunteur n aurait plus droit d'administrer les aflaires se rattachant à sa propriété. ‘Et pourquoi pas ? ” comme se le demande M. Scott à la. nage 20. Si c’est là la murale pratique de mon ex-associé, je n’envie pas le sort de ceux qui emprunteraieut de lui.

À la page 13, M. Scott traite du haut de sa grandeur, et il y a de quoi, les correspondants anonymes de journaux. Pourtant il est entré dans la catégorie des “ correspondants anonymes ” à propos des difficultés survenues à l'égard du chemin de Lévis et Kennebec. Uu de ces correspondants; signant Fiat Justitia, à soutenu dans le Chronicle que la subvuntion dn. gouvernement, la souscription de ix: ville de Lévis et ceile de la. paroisse ‘le St.

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Anselme, sont des bonus donnés à quiconque trouverait moyen de construire le chemir:. A la même page on lit: “ Je maintiens que la subventicn du gouvernement est donnée en qualité de bonus aux personnes qui viendraient à fournir les fonds pour conduire l'entreprise à bonne fin, ainsi que les souscriptions de Lévis et St. Anselme. ”

Il y a tant de ressemblance entre ces deux prétentions que je ne puis m'empêcher d'y trouver de la parenté à un degré fort rapproché ; il serait vraiment injuste de ne pas en attribuer la paternité au mêmeindividu. Puis, détail assez ntile pour retracer cette lignée, M. Scott dit carrément : “Je maintiens.” Or, comme on ne maintient que ce que l’on a déjà soutenu et comme cette prétention n’a été soutenue, avant ! : publication de la brochure, que dans les correspondances publiées au Chronicle sous l’anonyme Fiat Justitia, je suis bien obligé de retrouver mon ex-a1ssocié dans la peau de Fiat Justitia et de constater qu’il est au nombre de ces ‘“ correspondants anonymes ” dont il parle du haut de sa grandeur. Mais, alors, c’est donc M. Scott qui a décliné le défi qui lui a été porté dans le Chronicle, M. Scott qui, après n'avoir pas eu le courage de ses actes, a sciemment et délibérément répété dans sa brochure les faussetés publiées dans le Chronicle. Je ne l’aurais jamais cru capable d’une pareille conduite ! Awri sacra fames...….

À la page 14, M. Scott ‘“ veut démontrer la position du mortgage,” ou des hypothèques dont la ligne est grevée et affirme :

“ Les obligations (hypothèques) sur le chemin sont en conséquence :

‘ Dette de bons sur la 1ère section... snoop 100000

“ Avances ae M. Reed sur la 2ème émission de £100,000 de bons... sescsss 38,195 £153,195

Ou à 4.86 par Less soso messes vos sosupe se. 744,527

“ Ceci, ajoute-t-il, doit être passablement clair pour les personnes qui possèdent aucune (sic) connaissance des chiffres.”

C’est peut-être très clair pour “les personnes qui possèdent aucune connaissance des chiffres,” mais cela n'est pas du tout clair pour quiconque sait calculer et connaît la vraie position des hypothèques qui grèvent D in D'après le statut passé

Pr Ée n eeesernr

à la session 1873-74, 87 Vict., chap. 28, amendant la charte de la compagnie, les débentures de la seconde émission ne peuventêtre émises que lorsque les premiers quarante-cinq milles de chemin seront finis et acceptés par l'ingénieur du gouvernement; or il n’y a pas, mème à l’heure qu'il est, quarante-cinq milles de chemin terminés et acceptés par l'ingénieur du gouvernement, en sorte que les débentures de la seconde émission, sur lesquelles M. Scott prétend que son ami M. Reed a fait des avances au montant de £53,195 ou $258,527.70, ne sont pas valides et par conséquent ne portent pas hypothèque, et au lieu de £153,195 ou %744,527 comme il l'affirme à la page 14, le montant de l'hypothèque des porteurs de débentures en Angleterre n'est que $486,000, ce qui fait une petite différence de $258,527 que j'enregistre comme formant la

Dix-neuvième fausseté.

Comme je viens de le dire, il n’y a qu’un peu plus de quarante-trois milles de chemin terminés et acceptés par l'ingénieur du gouvernement; mais les travaux pour compléter les quarante-cinq milles, formant la première moitié de la ligne, étant fort avancés, j'ai employé ce dernier chiffre parceque, outre qu’à tous les autres points &e vue il est virtuellement exact, il rend aussi la position des affaires plus facile à comprendre.

M. Scott, pages 14 et 15, expose en termes vraiment trop pathétiques les prétendus désapnointements de son ami. ‘“ M. Reed, dit-il, ne s'était jamais attendu pour un instunt à ce qu'on lui demandät de fournir tout l’argeni requis pour la construction de la ligne, naïs se reposait sur l’action libérale du gouvernement et des manicipalités pour l'aider à mener à bonne fin une entreprise si importante à la province ; mais, à ce sujet, cependant, il fut grandement déçu, car, malgré tous ses efforts en 1875 et 1876, pour obtenir une aide additionnelle du gouvernement, du comté de Beauce et de Lévis, il ne réussit pas à les convaincre. Peut-on blämer M. Reed d’avoir ressenti un fâcheux désappointement à la vue de l’apathie et de l'indifférence manifestée par

le gouvernement e° par le peuple après avoir été aussi libérale-

ment assistés par les capitalistes anglais ?”

M. Scott affirme à la page 5 de sa brochure que c’est lui qui a.

préparé le prospectus sur lequel M. Reed a dû se guider et se fonder peur consentir à faire les avances requises à la compagnie ;. or, à la page 6 de ce prospectus, on lit :

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