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“En décembre 1872, il fut fait au statut (ci-annexé) un amendement par lequel le capital fut angmenté à $3,000,000, avec privilége d'émettre des débentures jusqu’à concurrence de ce montant.—Avec ces priviléges, la subvention du gouvernement et le fort traffic qu'on peut espérer avoir de suite dans la magnifique région que traverse la ligne ainsi que /es importantes correspondances qui seront établies avec les lignes américaines dans l'Etat du Maine, la compagnie n'anticipe aucune difficulté à prélever le capital nécessaire pour parachever son chemin en deux ou trois ans d'aujourd'hui.”
Donc, comme l’atteste le prospectus même, préparé par M. Scott, les seules et uniques garanties que la compagnie ait jamais offertes à M. Reed sont : 1° le privilége d'émettre des débentures pour $3,000,000; 2° Ja subvention du gouvernement ; 8° le fort traffic local et 4° la correspondance avec les lignes du Maine. M. Reed n’a jamais pu s'attendre à autre chose, puisque c’est là tout ce qui lui a été promis ou offert. Or, la compagnie a-t-elle tenu parole ? Oui, assurément, puisque sous certains rapports elle a même donné plus à M. Reed qu’elle n’offrait dans son prospectus. Ainsi, d'après ce prospectus, page 14, la subvention du gouvernement n’est que de $1,748 par mille, plus la subvention supplémentaire pour certains ponts, faisant $157,320 pour toute la ligne ; mais en 1875, page 11 de la brochure, cette subvention a été portée à $3,800 net, par mille, ce qui donne $342,000 au livu des $157,300 sur lesquelles M. Reed pouvait et devait compter, ou $184,700 de plus que la compagnie promettait ou offrait dans son prospectus. Est-ce là une cause Ge grande déception ? Est-ce là de l’apathie et de l’indifference de la part du gouvernement ? Est-ce pour cela que M. Reed a “ ressenti un fâcheux désappointement ?”
Quant aux autres points, notamment la correspondance avec les lignes américaines et le trafic local, c'était matière d’appréciation à M. Reed qui, s'il est réellement homme d'affaires, a dû se bien renseigner avant d'agir. Et à qui la faute s’il s'est trompé dans ses prévisions et ses appréciations ? De quel droit voudraiton tenir la compagnie responsable des bévues et Au manque d’expérience ou de perspicacité de ce grand homme d’affaires? N'estce pas vraiment ridicule ? Puis cet homme que M. Scott nous représente comme si intéressé dans le succès du chemin de Lévis æt Kennebec, comme ayant fait de si grands sacrifices, s'est-il même donné le trouble d'entrer pratiquement en pourparlers
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avec les compagnies américaines pour s'assurer de leur correspondance avec celle de la compagnie du chemin de Lévis et Kennebec ?
“ Nous ne pouvons pas nous étonner, dit encore M. Scott, à la page 16 de sa brochure, que M. Reed ait été rudement désenchanté de voir qu'après l'expiration d’une année de fonctionnemeut les recettes n'aient pu produire une seule piastre pour solder l'intérêt sur l2s débentures.”
Comment ! voici un homme qui est lui-meme entrepreneur de chemins de fer et qui est surpris de voir qu'une ligne ne produise pas suffisamment durant la première année de son exploitation pour rapporter un intérêt au taux de 7/00 sur la valeur nominale de ses débentures ! C’est à n’y pas croire, vraiment, et j'estimerais faire insulte à M. Reed en ajoutant foi au désenchantement dont M. Scott nous parle en termes si navrants. Combien y a-t-il de chemins de fer en Amérique, même en Europe, qui ait rapporté 7100 la première année de leur exploitation ? S'il s'occupe de chemins de fer, M. Reed doit savoir qu'il s'écoule toujours un certain temps avant que les populations destinées à bénéficier d'une nouvelle voie ferrée renoncent aux moyens d: communication en usage. Puis je suis fcrmement convaincu, comme mon exassocié, que le chemin de Lévis & Kennebec, même avec les seules ressources du traffic loczi, sera bientôt une exploitation lucrativeet jene conçois pas que M. Reed puisse raisonnablement se plaindre ni se désanchanter du résultat des opérations de la première année,
D'ailleurs, si l’entreprise avait été positivement de nature à rapporter suffisamment pour payer 7/00 d’intéré’ sur les dében-tures, non seulement la première année, mais durant les suivantes, pense-t-on que la compagnie aurait consenti à sacrifier ces débentures à 45 et 35/00 d’escompte ? A ce prix, 7/00 d'intérêt sur la valeur nominale des débentures représente 12 et 13/00 sur leur valeur réelle ou ce qu’elles ont rapporté, et à ce taux il n’est pasbesoin d'aller faire antichambre aux capitalistes anglais, car on peut fort aisément trouver dans le pays des gens qui s’estimeraient heureux de faire des placeinents de fonds aussi lucratifs.. Mais, c’est bien connu, l’escompte accordé sur ces valeurs a pour but de S mpenser les pertes inhérentes, en intérêt comme en. capital, aux placements de cette nature; et si M. Reed est si. désenchanté, si désappointé que le dit son ami M. Scott, c’est parcequ'il ignore même les choses les plus élémentaires en. matière de finance de chemins de fer.
Je puis donc conclure que ces jérémiades sur les désappointements, les déceptions et les désenchantements de M. Reed prouvent à l'évidence l'esprit, la détermination de mon ex-associé de représenter systématiquement l'affaire sous de fausses couleurs pour justifier les iniques prétentions et la singulière conduite de son ami M. Reed.
“ Je suis d'opinion, lit-on à la page 14 &e la brochure, que les récettes auraient pu être considérablement augmentées, dans le cas où le terminus à Lévis eût atteint un point plus convenable et que celui de St Joseph se fût rendu au village, mais en dépit de tous les efforts faits dans ce but, on ne put obtenir une seule piastre en guise d'aide soit de Lévis ou de St Joseph pour effectue: l'extension.”
Mais, alors, pourquoi M. Reed n'a-t-il pas fourni les fonds requis pour ceice amélioration, dont les profits étaient pour lui exclusivement ? S'il eût tenu parole et fait les avances qu'il avait promises, les entrepreneurs n'auraient pas manqué de faire cette amélioration qui eût complété les quarante-cinq milles requis par la loi et cransformé en créance hypothécaire les débentures de la seconäe émission qui, ainsi qne je l’ai déjà démontré
plus haut, ne constituent qu’une créance chirographaire. M. Scott doit se rappeler que j'ai fortement insisté sur ce point auprès de M. Reed, lequel n’a pas voulu apprécier la nécessité et l'opportnnité de cette amélioration. Avec les $100,097, encore dues sur la seconde émission et d'après les engagements pris par M. Reed, la chose aurait été facile et si quelqu'un est blämable en cela, c’est uniquement M. Reed et non les municipalités qui n'avaient aucun intérêt à s'imposer des sacrifices pécunaires pour en faire bénéficier directement les amis de M. Scott.
“ En raison de toutes ces circonstances, lit-on à la page 16, il fut impossible de continuer la ligne” Ce n’est pas “ en raison de toutes ces circonstances ” qu'il fut impossible de continuer la ligne, mais exclusivement parceque M. Reed, comme je le démontrerai, après s'être engagé à faire les avances nécessaires, n’a pas voulu ou n’a pas pu les faire. S'il y a faute sous ce rapport, c'est chez l'ami de M. Scott qu’elle se trouve et non*dans “ toutes ces circonstances ” dont il parle. D'ailleurs les extraits suivants, pris dance la brochure, établissent ce point à l'évidence, même pour les plus incrédules :
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Page |}. Page 16.
«Comme nous pensions qu'il était très] «On doit évidemment comprendre que
à propos de construire quiuze milles de} M. Reed ne s'engageât nullement à acheler plus de la ligne, (jusqu'à &t. Joseph) je | 1es bons, mais QU'IL N& 3 ERAIT QUE RENDRE partis pour l'Angleterre en avril, 1875, pour | COMPTE À LA COMPAGNIE EN CONFORMITÉ du faire tout en mon pouvoir afin d'engager | taux mentionné dans la convention quand M. Reed à nous fuire les avances requises, | il ferait une émission publique, et il fut et après beaucoup de üifticultes, i/ y con-| naturellement porté à croire que dès le senlit, retenant la seconde émission de] moment qu’on aurait progreseé bona fide, bons comme garantie collatérale, vu que| le gouvernement et les municipalités conle marché ne »ermettait pas de les mettre |:courraient d’une manière sensible à pousser en circulation. l'entreprise, pour le mettre en état de faire circuler les bons ‘t de parachever la ligne»
La contradiction dans ces deux extraits frappe de premier abord. Si, comme il est affirmé à la page 11, M Reed a consenti à “ faire les avances requises,” on ne doit pas “évidemment comprendre,” ainsi qu’il est dit à la page 16, que “ M. Reed ne s'engagea nullement à acheter les bons,” et la contradiction entre ces deux affirmations me justifie de signaler l'extrait de la page 15, comme la
M Vingtième fausseté.
de PER ER Eee
L En effet, puisque M. Reed s'est engagé à faire les avances à requises, —et outre l'affirmation de M. Scott à la page 11, nous Î en avons la preuve dans le fait qu’il a réellement fait une partie | de ces avances de fonds—i! devait les faire complètement, que à ses “ émissions” fussent “ publiques” ou privées, ce qui ne conli cerne que lui seul. Sur la remise des débentures qui lui a été faite, il s’est engagé à rendre compte au taux de 65700 à la compagnie, qui ne s’obligea qu'à lui céder pour Æ£100,000 de ses débentures et M. Reed était rigoureusement tenu par cette convention de faire toucher en argent, net, £65,000 ou $315,900 à la compagie, ce qui était la condition stipulée à la convention 4 sans restriction aucune ni mention des émissions de M. Reed. Qu'il fût porté à croire que le gouvernement et les municipalités s'imposeraient de nouveaux sacrifices, c'était son affaire personnelle ; mais cela n’a jamais fait partie de la convention, ainsi que l'insinue faussement M. Scott pour justifier son ami de ne pas avoir tenu à ses engagements. D'ailleurs, il est inexact, injuste à l'extrême de prétendre que le gouvernement n’a pas voulu conc#urir davantage à “ pousser l’entreprise,” puisqu'à la der- nière session il a virtuellement augmenté sa subvention de $1,000 À par mille, ou de $45,000 pour les quarante-cinq milles finis. É: Est-ce là ce que l’on peut appeler de l'indifférence et de l’apathie ? Et pour quiconque veut comprendre l'esprit du statut, il est clair que le gouvernement entend bien augmenter sa subvention
nb ÉT
jusqu’à concurrence de $5,000 par mille pour les quarante-cinq milles finis et de $6,000 par mille pour l4 partie qui devra compléter la ligne.
Il reste donc avéré qu'après s'être formellement et sans restriction engagé à ‘“ faire les avances requises” pour construire les quinze milles de chemin dont il s’agit, c’est-à-dire £49,500 ou #240,570 à 65/00, et à £8,300, par mille, ainsi que le comportent les débentures, il n’a fourni que #140,472.17 puisque le montant total de ses avances est de $407,772.17 dont $267,300 pour les £55,000 de la première et $140,472.17 sur la seconde émission. C’est donc $100,097.83 qu'il n’a pas fourni comme il s'était engagé à le faire. Si les entrepreneurs avaient touché cette somme l’automne dernier, les travaux de construction auraient continué régulièrement et les embarras dont parle M. Scott ne fussent jamais survenus. Mais M. Reed, je l’établirai plus loin, avait son intérêét à créer ces embarras pour s'emparer de tout.
Puis, si “ M. Keed ne s'engagea nullement à acheter les bons,” pourquoi s’en déclare-t-il “ .cquéreur,” (purchaser,) dans la convention qu’il a lui-même dressée pour s’en faire donner possession? On n’est acquéreur que de ce qu'on achète, et pas de ce
qu'on reçoit en dépôt ou fidéicommis, et il faut bien admettre qu’on ne doit pas “ évidemment comprendre, ” d’après cette convention, que ‘ M. Reed ne s’engagea nullement à acheter les bons,” à moins que ce monsieur se serve d’un language spécial à lui.
“ En novembre dernier, lit-on encore à la page 16, voyant la position financière critique dans laquelle se trouvaient la compaguie et les entrepreneurs
Mais ce n'était pas du tout la compagnie et les entrepreneurs relativement à M. Reea, qui se trouvaient dans une position financiere. critique, c'était M. Reed lui-même qui ne pouvait fournir à la compagnie et par là aux entrepreneurs les fonds qu'il s'était engagé à fournir ; avec les $100,097 qu'il était obligé de fournir, la compagnie et les entrepreneurs se fussent trouvés dans la position la plus favorable, puisque la compagnie ne devait qu'aux entrepreneurs et que les dettes de ces derniers ne #élevaient qu'à $73,706.28, ainsi que l’atteste la lettre de M. Reed, et que, par conséquent, il leur fût resté $21,391 pour continuer leurs travaux au comptant. C’est donc exclusivement M. Reed qui se trouvait dans une position financière critique, qui n’a pas tenu à ses engagements et a mis la compagnie et les entrepreneurs dans l’ernbarras, puis amené la ruine de Larochelle
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& Scott. Si mon ex-associé n’a pas des intérêts personnels dans les projets de son ami M. Reed, il faut bien admettre qu'il est d'une magnanimité inconcevable pour se faire ainsi le défenseur et le champion de l’homme même qui l’a ruiné en manquant à sa parole et à ses engagements. Il y a là quelque chose de mystérieux que J'essaierai d'expliquer plus loin.
Constatons une autre contradiction. M. Scott dit : Page 20. Page ?1.
“Vu qu'ilavait fourni nresque ‘ous last + L'homme qui (M. Reel encore) avait fonds qui s'y trouvaient (dans l'entreprise | fourni es fonds, et à qui on est redevable qu'il voulait cor troer., de la construction de 45 milles de chemin.”
Comment se fait-il qu'à la page 20 M. Reed a fourni “presque
[= tous les fonds,” et qu'à la page suivante il a fourni “ /es fonds” ? Il o y a nécessairement de part ou d'autre une erreur qui constitue la
Vingtel unième fausseté.
M. Scott constate à la page 21 que M. Reed partit pour l'Angleterre, “ mais non sans avoir préalablement donné avis aux directeurs de ses intentions et leur avoir demandé le paiement des avances qu'il avait faites de bonne foi.” Or que penser ñe la conduite de M. Reed qui non content de ne pas payer ce qu’il doit, ce qu’il s’est engagé à fournir à la compagnie, la menace encore de la poursuivre pour le recouvrement, en partie, de ce qu’elle a droit d’avoir; mais qu’elle n’a pas eu de lui? M. Scoit ajoute plus bas que ‘ M. Reed partit pour l'Angleterre joliment désenchanté (le désenchantement y est toujours) de ses rapports avec le chemin de fer de Lévis et Kennebec, sa première entreprise au Canada” J'espère, pour l'honneur et la prospérité des entreprises canadiennes, que ce sera aussi la dernière.
Je dis “ pour l'honneur,” car s’il faut juger des capitalistes dont nous parle M. Scott parles renseignements que le Chronicle, dans ui article publié en mars dernier, nous a donnés sur leur compte,il est vraiment déshonorant de transiger avec des gens de ce calibre. Parlant, lui aussi, de la prétendue injustice commise envers les porteurs de bons demeurant eu Angleterre, le Chronicle dit dans cet article qu’il a reçu une foule de lettres de ces porteurs de bons qui, dans ces lettres, déclarent “qu'ils nous considèrent tout simplement comme nne bande de /âches et de conspirateurs malhonnéles,” et que, “quant à la reconnaissance, ce sentiment nous fait plus défaut qu'aux vrutes du dernier ordre de la création.”
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Que penser,< de gens qui éploïent ce langage de pôissardé pour adresser ppar ‘da voie d'un, journal, ces Érossières insultes à tout" une populs a ion qui n'a rien à fairé Avéc | l'entreprisé partieuliète du chemin dé Lévis et Kennehec ? langäge de bas étage né se rencohire janais même chez un ommé' “bien élevé, Hhdil honorable. Je suis bien convaincu que si les dir éteuts dela compagnie du chemin de Lévis et Kennebec avaient su dans le temps que je les pressais de donner une procuration à un homme qui devait les inettré en‘rapport avec des) gens de ce, calibre, ils t'auraient fartais eonsenti à/-lui donner pouvoir d'agir «en leur tom : ‘il eussenticprétéré renoncer ‘at succès: :de:l'entreprise, plutot qué de l'assurér pa lé concours de/pareils individus. Et sitée sont 14 led amis en Angleterre donb M : Scoti nous parle avec tant d'emphase, il Késdit dons l'intérêt de sa: réputation «de les faite contiaitre le moins possible au:Canadà, earole PIRE dit ae raison: : : “ Dis-moi 4 ta hantes,(jeite dirai qui tw:es !
“Apt un air de faveur. qui contr aste singulièrement : avec “le reste de sa brochure, mon € x-A880C16 dit en parlant de l'assemblée du 6 février, (page, 19 de la version anglaise et. 21 de la version française, dont la traduction est impossible) Le Dire que Ja conduite des, directeurs et des quelques actionnpires présents, ne fut pas libérale, (nngenerou: envers Reed, c'ést vrägnent la catactéxiser 6 en termes adoncis.” Oui, comme qui dirait que çelui qui crie gare et se. défend contre Te voléur qui i veut rayir Sa pr oprié été n “agi pas Jibéralement enyers, le ravisseur ! F AL. Reed Y oulait emparer de tout ce qui appar tient aux actionnaire s et ceux-ci .ont ianqué de libéralité parce qu'ils‘ ne Yont pas laissé faire en paix. O sublime amitié pour M. Reed ! quels prodiges tu enfantesi!
'Arla page 21:M::Scott dit: # Les, procurations, d'à, peu, près 800 actionhaïires;:remises a président et fau! secrétaire, avec environ-une-derhi douzaine:de: personnes. présentes, et représentant et tout environ #40,000. réunies, contrôlèrent l'é élection.” ,
: D'abord, l'auteur de a! broël ure aurait-il la cothplaisance de faire connaître “ noms dé la “ démid' douzaine! de péréorinés présentes ” qui fu rent ï finies at président avec les’ procufations. 2. . Je e nê sache me qu'il ait été donné d'otages ni livré de prisonniers s M1 le présidé it trs de cetté asémblée. | |
2 taf 20oit 5h
“Puis M. Soott. sait: qu Las af pateil REX à im tue que A Ps à ‘ui ont contrélé l'élection des directeurs, le 6 février ‘dernier, ne-rdprér entaient qu'environ $40,000 ; il sait que chaque
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action de dix piastres donne droit à un vote ; or à cette élection il a été enregistré en faveur des directeurs élug# 9,248 votes, ce qui représente $92,489 et non pas $40,000 comme il l'affirme. Il sait aussi qu'il y avait plus de cent actionnaires présents, dont la livraison n'a pas été faite à M. le président, et je puis bien enregistrer cette double erreur comme la
Vingt-deurième faussere.
Et puisque M. Scott a voulu parler de cette élection et représenter faussement ce qui s’y est fait, je vais le suivre sur ce terrain et montrer si réellement les. choses ont été faites avec régularité et justice pour tous, À part les actions libérées de Larocüelle & Scott, près d'un million, le capital de la compagnie se compose de 10,542 actions qui donne droit à autant de votes. De ces 10,542 votes, 729 n'ont pas 6t6é donnés par ce que les porteurs de ces actions n'étaient pas à l'assemblée ni n'y étaient représentés par fondés de procuration. Il reste donc 9,813 votes qui ont été enregistrés, donnés personnellement ou par procuration ; de ces 9,813 votes, 565 ont été enregistrés contre et 9,248 pour l'élection des directeurs actuels, ce qui accuse une majorité de 8,683 votes, représentant #86,830. Si M. Scott nie l'exactitude de ces chiffres, je lui porte le même défi que je lui ai porté à propos des chiffres relatifs aux sommes fournies en Angleterre et au Canada. D'ailleurs, quiconque peut voir la préuve de leur exactitude dans les registres de la compagnie. M. Scott dit donc faux quand il parle des 300 aciiounaires, etc., “ Lg to rs ph en tout $40,000 réunies.” C’est la
Vingt-lroisième fausseté.
Quant:au ‘ refus ‘dont il est y "16 à la page 22, d’enrégistrer le vote du syndic de 'Larochell: & Scott,” je puis déclarer à mon éx-associé, qui le'sait d’ailleurs ort bien, que si le secrétaire de la compagnie ne commet jamais d'autre faute que celle-là, ilest sûr que sa conduite ne Jui attirera jamais de désagrément., M. Auger ayait un bref, obtenu par M. Barbeau, un de nos créanciers, le mettant jen possession de nos biens; M. Wurtele av ait un semblable bref, obtenu par M. Cunningham, agent de M. Reed ;
la difficulté survint entre les. deux syndiés pour, savoir qui avait droit à la possession de nos biens, et M. Wurtele porta l'affaire devant les tribunaux; il obtint un ordre d’un juge, mäis cofûme cette ordonnance donnait lien à contestation, l'affaire n ‘avança guère, ët on ne savait pas encore, le jour de l'élection, ce qui