‹ Chemin de Lévis et Kennebec [microforme]Chapitre 9 sur 16 · RES , A UE ES · texte numérisé non relu

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kms 9 D) D es.

adviendrait, en sorte qe né ponvant pas établir leurs droits, ni l'an ni l'autre dés syndics ne pouvait voter régulièrement. M. Bossé, avocat de la compagnie, avisa donc le secrétaire de ne pas enrégistrér le Vote”’de M. Würtelé, pas plus que celui de M. Auger. Si M. Scott vent préndre patience d'ici à quelques semaines, * je suis convaincu qu'il constatera que M. Bossé n'a pas donné cet avis à là légère, mais qu'il est sûr dé son point. La conduite dit secrétaire est donc éxactement ce qu'elle devait être relativement au voté des syndics, et la jérémiade: que ce refus a inspiré à M. Scott; ne ‘prouve tont au plus als son excessive amitié pour M. Feed.

Mon ex-associé est aussi fort chastls de ce que le secrétaire de la compagnie ait, refusé d'enregistrer le yote, par procuration, des 3,200. actions de la Wason Manufacturing Company. Mais qu'aurait fait l'enregistrement de ces 3,200 votes contre l'élection des directeurs actueis, qui accuse une majorité de 9,248 votes ? M. Scott serait-il disposé à soutenir que 3,200 peuvent réduire à néant. une majorité de 9,248 et changer le résultat de l'élection ? J1 serait toujours resté une majorité de 6,048 votes, chiffre assez respectable sur un vote. de 9,818. D'ailleurs, il sait fort bien que la Wason Manufacturing Company n'avait pas droit de voter, ne pouvait pas voter, parce qu'elle n'avait pas fait enregistrer dans les délais voulus le transport de ces 8,200 actions. C’est peutêtre trèsincommode, désagréable même pour M: Scott et ses amis ; maïs, enfin, la loi a ds rigueurs qu’il est impossible de méconnaître suis 8 ‘exposer à faire fausse route. RITES

A la page 22, on lit : Ayant élu le bureau de direction

les actionnaires par r pracurséion procédèrent à disposer de la propriété des porteurs de bons, louant toute la ligne du chemin de fer à M. Sénécal ”..…....et. à la page 28 l’auteur de la

brochure s'évertue à démontrer que ce bail. prive les porteurs

de bons de tout recours pour le paiement de leurs intérêts et le remboursement de leur capital, Jamais homme qui vive ne mit autant de zèle à sontenir une prétention aussi absurde.

| En effet, de deux choses l'une : ou les porteurs de y ont sur le chemin, une hypothèque pour garantir leur capital et leurs

F * ‘Depuis que ceci est écrit, lés cinq juges de x “ébur d'appet, à l'étänimité, dut ‘annulé la détision mettant M. Wurtéle ém Vôssession des bisns de Larochelle & Scott,

et déclaré que Mi. Augér est lo:syndic qui-a, droit à le possession de ses biens.et, d'agir

comme syndia, .M..Bossé avait, donc raison de, donper l'avis qu'il a donné et Je secrétaire a bien fait de suivre cet avis.

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intérêts tou.ils n’en.ont pas. : S'ils. ont une bonne hypothèque, en quoi le bail consenti à, M. Sénéeal peut-il affecter leurs:droits ? Ne paurentiils pas, en vertu de, cette. hypothèque, faire vendre le chemin et s'en empaser du, moment que l'iñtérêt sur. les débentures dont ilssont porteurs ou les. autres sommes qui peuvent leur être dues me. seront, pas payées aux époques .çon venues f ? Ce erait donc à dire que si. mon, voisin loue, une propriété grexée d'une hypothèque. en: ma faveur, je ae pourrai, plus ayoir recours contre cette propriété si mon. capital.et. mes,intérêts ne me,sont pas payés... Mais c’esti.tont simplement absurde à l'extrême : il suffit d'exposer une semkiable prétention: pour jen montrer le ridicule achevé. Puis, dans le cas qui nous occupe, il y a cette considération impottaÿté que M''Sénécal devra contituef la construction da chemin sur leqaël repose hypothèque, er sorte que ce bail augmente nécessaireriënt la valeur de l'hypothèque, au lieu d’ AA ‘dans le sens contraire les droits des porteurs de débentures. Et si ces porteurs de’ débentures veulent sé faire payer de suite de ce qui leur’ est dû, qi'ils fassént vendre le chemin comme ils en ont le droit. Pourqüoi sè donner tatit de ” peine, se représenter comme affecté dans ses droits quand le moyen de jes sauveg: arder est sl facile © Le bout de l'créillé Serce toujours. Ç da

:: D'un autre-côté, si les porteurs de débentures,n'ont pas d'hypothèque sur le chemin, ils, n'ont pas. plus de. droit ni plus.de priviléges que Les autres intéressés.et :lers Je bail consenti à M. Sénécal n'aflecte pas:plus Jléurs droits-que. ceux des autres créenciers ou fournisseurs, en sorte que dans l’un ou l’autre cas, l’auteur de la brochure se rend tout simpléthént ridicule! én voulant nous représenter, bien à tort, les créanciers anglais comme victimes d’une injustice. Quelque soit 14 teneur du bail, cé sont eux qui ont en mains la clé de la situation ët qui peuvent ‘s'en servir comme bo leur semblora, dé'soité qu’au lieu”d’avéir été maltraités, ce sont eux qui ont vouli maïtraitér les autres: Tout ‘le mal dont ils peuvent se plaindre sé trouve dans le fait! qu "ils n'ont pas réussi le coup de théâtre q# ils ohit essayé dé monter.

C'est en tenant compte de toutes ces congidérationé qüé le Bureau des Directeurs à vésolu de 8dnsentir le Bail M Senceut, pour aësurer la continuatiun des travaux de construction, le paiement des créances chirographaires et empêcher M. Reed de s'emparer du chemin pour le fusionner à Scott's: Junction avec le Québec Central. ‘Il faut avoir lé 'snigulier zèle de M. Scott,

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être animé par les motifs qui l'inspirent pour représenter cette transaction commé frauduleusé ainsi qil le: papa mots Sorurs, à” laipage 23 de sa brochure. ares ajfe 119 39 UD

M. Scott a a | toujours Ia bosse de J'addition fort accentués quand ls agit des avances faites par, les soi-disant capitalistes anglais. Les extraits suivants montrènt le progrès chez lui de cette inclination amicale : fi k. ; GC 49 MIMANS SE HU EI

AD 2y 4 en :

NE Pagé tA. ë URSS dt * H € * s à #1 ‘ L

‘ i Les obligations sur le chemin sont sn, ‘Peut-on voi r augune, mesura prise pour Céhséquente : 7! 1 HT (Te op lement Ur LE FER Deuw, de,.bons sur la tère, SCC- :; iBèrr né

tion .£106, 4000 i . Pa ge ie LE Avänces: ‘de: M: Reel ‘sui! a LT L AUS Bye | RISN {émission de £100 000 de bon... 53,105 RE l'encoi rs d'un intérêt de

- 6900 OÙ 0. fdut lequel les capitatistes ‘anh if He mHils ve t08,195 Eglaistiennent la con: gaie: responst ten

s . R + Éd TE + É}: € £ y 441 « « Î «OÙ à B4.86 per & ve. se ursse PTAR DIT à | QUO d

Aû taux de $4.86,; :€200,000 font $#972:000:* Or, comment se fait-il qu'après ‘avoir bien établi‘ à la page ‘q4(d'apres ‘lui, bien entendu), que la dette hypothécaire ot-lhypothèque des capita- Bstes anglais s'élève à $744,527,. M, Scott, vienne affirmer gux pages 28 et 29 qu’ elle est de $972,000?, M. Scott. at-il oublié qu il y a $227,472 de différence entre ces deux montants ? Mais qué Jui impérte la vérité. quand il s’agit de faire voir que Îles ca-

italistes anglais ont tout fourni ? Quoiqu il en soit, j'enregistre cette petite pee comme la

ia Réaghdnroiès fausseté. sect trot fs +3 f d'A

‘Après avoir dit à à la page 29 que Len. “ actionnaires, par procuration procédèrent à à disposer de la propriété des, porteurs « de bons çn louant toute la 1 HE A du Mas de {er à à Li Séteah à M seat

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pour. s se > faire fonetter. Sr opus en, Ce bail pèut's0 véstimer ainsi tusisrob up OI

ms à Le compaghie | loue son chemin, fait et à aire, pour. deuse ans à M. Sénécal qui" M en perceyra les fruits et revenus;

+19 M Séhécal s'allie à vetiplfr tobtés les conditions iribosées à: la compagnie ‘pour: totcher les'shbventions du gouvernement « host die. paies Lu Rf sont cadets par 4 pe rm 1 ÿ

8,1 s'oblige à à payer ehegne étre à la compagnie, à due fixée, une somme de $2,000 et en sus une somme de $2,000-le.premier de chaque mois, jusqu’à concurrence de $130,098, montant des dettes dé Tarochelle & Scott, les ex-entrepreneurs, pour acquitter toutes ces dettes, c'est-à-diré en cinq ans et six mois ;

4. A tenir le chemin en bon état de répar about | ; à établir: le t:rminus sur les terrains “ Shaw, ” dans la ville de Lévis, qui devra fournir le terrain ; à construire Aas l’espace d’un an les dix milles entre St.-J FAST et St. François, pourvu que les municipalités lui souscrivent $10,000, ce qui est déjà fait ; à construite, dans l’espace de trois ans, les trente-cinq milles de chemin restant entre St.-François et la frontière américaine, pourvu que les subventions du gouvernement et des municipalités s'élèvent à $10,000 par mille ou à $350,000 en tout ;

5. À faire accepter'ce bail parles créanciers de Larochelle & Scott, sans quoi il devientnul ipso facto, sans que M; Sénécal n'ait ancun recours contre la compagnie ;::,,44: ri). | ï

6. Dans le cas où M. Sénécal mänquerait à remplir les conditions mentionnées plus haut, lacompagnie réntrera en possession de son chemin, de tous les droits par elle cédés et gardera même tout ce que M. Sénécal aura payé, ainsi que les matériaux mis ét les travaux faits sur le chemin sans compensation aucune pour M. Sénécal.

Eh bien ! je le demande à tout homme raisonnable et impartial : dans les circonstances difficiles où l'avait mise le manqne de parole de M. Reed, la compagnie pouvait-elle faire uné transaction plns juste, 5ius honnête et plus avantageuse pour tous ? Non, assurément non! M.Recd 16 voulanñtou ne pouvant paslui fournir les fonds qu'il s'était engagé à lui avan er, elle sé trouvait sans crédit, sans ressources FaAdar ites Pour continuer la éônstraction et l'exploitation de son chemin ; elle était obligée de faire défaut à ses entrepreneurs qui, à léur tour, né pouvaient pas ‘pâyer les $130,:10 qu'ils devaient pour main-d'œuvre ‘et, matéziaux divers. En un mot, tout aboutissait à rien, ou plutot à à la ruine dés éréunciers non-hypothécaires et ( en était fini de l'entreprise. Or, le bail consenti à M. Sénécal a complètement changé cet état de, choses en assurant la, continuation des: travaux de construction et l'exploitation du chemin. ainsi que, le, paiement ,des $130,110.de dettes de, Larochelle & Scott, N'est -ce.pas là,. dans les circonstances, une transaction juste et avantageuse pour tous ?

Mais, dit M. Scott, on ne parle pas de la créance des porteurs de bons.” Non, et pour une raison ‘bien simple. La compagnie a fait cette transaction pour assurer le païément des éréances qui n'étaient pas garanties; or celles des porteurs de débentures étaient garanties par première hypothèque sur le chemin, en sorte que la compagnie. n'avait pas à s’en occuper dans cette transaction qui, d'ailleurs, n ‘affecte aucunement les créances hypothécaires, tant pour lé capital que pour l'intérêt, ainsi que je l'ai déjà démontré. J’affirme même que ie bail consenti à M. Sénécal améliore, et de beaucoup, la position des créanciers hypothécaires. Prouvons cet avancé.

‘D'après M. Scott même, page 14 de sa brochure, le montant de la dette hypothécaire de la Compagnie, représentée par les débentures dont les capitalistes anglais sont porteurs, s'élève à 4744527 portant intérêt au taux de 7,00, ce qui fait un intérêt annuel de 852,116.89. Le total de cet intérêt, pendant les douze années du bail à œu. Sénécal, formera donc $625,402.68. Ajoutant à ces intérêts le capital qui les aura produits où le montant des débentures, $744,627.00, on trouve un total de $1,369,929.68 qui sera dû aux porteurs de débentures en Angleterre, les seuls créanciers hypothécaires. Qu'auront alors ces, créanciers, pour se. faire payer capital.et intérêts ? Tont la, chemin, sur lequel ils ont première hypothèque. Or, à $18,444 du mille, c'est le prix qu'ont coûté au comptant. en argent. net, des quarante-cinq m’lles déjà construits, les quatre-vingt-dix inilles de chemin sur lesquels portera l’hypothèque des créanciers anglais représei teront une valeur totale de $1,660,033.22, Oera-t-on prétendre q varec ces $1,660,033.22, les créanciers angl: : x’auront pas de quoi se faire payer jusqu'au dernier, sou;les $1,369,929.68 qui leur seront alors dues pour lenr capital et leurs intérêts ? IL leur restera aaême ercore la jolie somme de $290,103.54 pour payer la livre de chair.

Et dans quelles circonstances se trouvera alors le chemin ? Ab:olument dans les circonstances où M. Reed exigeait l'automne dernier qu’il fàt pour evntinuer les avances de fonds qu'il s'était engagé de faire à la compagnie, c'est-à-dire qu’il sera en corres- -pondance avec les lignes du Maine, à la frontièr:, en correspondance avec le Québec: Céntral, à Scôtt's Junction, et ayant son terminus dans la ville de Lévis. Le chemin sera donc alors une entreprise payante, d'après l'admission même de M. Scott aux payes 15 et. 16 de sa brochure, en un | mot une entreprise capable

de rapporter } plus quil A1 ne faudrn J pour payer dite sur “. dé bentates, une entrépri ise de grande. valeur.

OLFDER ETES F3} it 8 De quelle grâce M Soott osétil douc-dire “ne 6e ! bail est injuste envers ses amts, les soisd'sant: rat anglais PL

Il est un autre détail, cependant, qu'il ne faut pas ometfre pour se rendre exactement compte de la position de cés capitalistes. Le montant nominal de leurs créances, d'après M. Scott, est, bien $744, 527 ; mais qu ‘ont ils réellement donné, en argent, pour toucher ces #44 827 ? Seulement 8595, 807. 10, toujours d’après M. Scott (page 12 de sa brochure), tandis que les livres de la compagnie, comme je J'ai affirmé et déié M. Scott de pronver le‘aontraire, établissent que, ce n'est que $407,772.17, en sorte que sur le capital seulement ils réaliseront le. joli. gain de $336,754.88, ou environ. 82.58, pour, ni. Lu d'auiies termes, ils auront fourni je.prends Le chiffre v : :107,772, vlus les intérêts à 7 par cent pendant douze,ans, $84., 3,48,:en tout #750,300.,75:et ils toucheront.$1,869,929.68, près. de 200 poux cent, du montant réel die leurs avances en: is ou, En fia $619,628. A: de Prof. net, en sus des intérêts. . |

ui Telle est la vraie bbditton: que lé'baïl consenti à M. Sénécal par la compagnie fdit'aux porteurs &ë débeñtures en Angleterre! Et c’ést en présence de des faits, dé cès considérations qui s impüsent d'elles-mêmes, qui surgissent du gros bon'sens, qué mon ëx-associé se demande à la page 28: ‘ Péut-ün voir duns ce document une ji clause par laquelle on pourvoitrat paiement ‘de lintérét sûr ces # bons’? ” Mais, ‘brave homme; ignorez:vous te Lrincipe de dfoit élémuntairé que les transactions entre derx parties contractantes né peuvent jtmaïs affecter lés droîts d'une tierce pérsonñie ? Le bäil ne païle pas-de l'intérêt, pas plus que du capital, dés débentures pout'la raison ‘bien! sinrple’ qu'il'né peut eh aucune façon les affecter d'une manière préjudiciable. M. Scott apprendra cela en suivant avec le zèle qu'il y met la poursuite de toutes les, chicanes d’Allemands dont son am, M. Reed, a saisl nos tribunaux.

! Au reste, de bail consenti-à M: Sénécal est : itès-avantagertr ; pour les porteurs:de déentures; :mèmeau point-de vuë du prier hi ment régulier et immédiat.des intévêts-surees débentures. LE . N trait suivant, tiré del, la Minerve |du : 14 février, pee chabbt clairement ce faits aimons SE ail bo Bllit à ATIQUE

‘4 L'on get de dire, observe + hogai que rs L. À, PATES s'oblige à Sonattaité 47 ittos "ag Ann én bus ‘as 28 AM

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déjà,construits, à raison-de $10,000 par mille. Or, la compagnie a assez de subsides pour pouvoir compter sur,ce montant. Ne saute-t-il pas aux yeux de tout le monde qu’en laissant. comme fonds de réserve les débentures non mégociées, la compagnie possède des ressources considérables. Il reste à peu près £150,000 stg. de débentures en, disponibilité.

“ Quelle sst aujourd’hui la position des porteurs de débentures ? Jsen tiennent £150,000 stg. sur 43 milles de chemin, c’est-à-dire que chaque mille de chemin est hypothéqué. pour, £3,488 stg. Pense-t-on que si l’on construit les 47 autres milles sans négocier d” nouvelles débentures, les premiers £150,000 qui portent hypothèque sur le tout ne vaudront pas le double de ce qu'ils valent aujo ard’hui ? Et si chaque mille n’est plus hypothéqué que pour £1,666 stg..par mille, pense-t-on qu'il sera difficile pour la comnagnie de négocier tous les ans quelque £10,000 où £12,000 pour servir les intérêts des bons vendus en supposant que la compagnie n'ait pas d’autres ressources, ce que personne ne peut supporer légalement ? Quelle est aujourd'hui la garantie des débentures négociées? Les revenus du chemin, n'est-ce pas, et rien autre chose. Or, l’on sait que les revenus actuels du chemin sont nuls ou à peu près. De quoi se plaint-on done ??

“M. Sénécal, dira peut-être M. Scott, ne remplira pas les conditions de son bail. Soit: pour argument, je concède ce point. Qu'arrivera-t-il alors? Les choses en reviendront à ia position dans laquelle elles étaient lors de la passation du bail, qui devient nül ipso facto du moment que M. Sénécal ne remplit pas toutes les conditions mentionnées plus haut.

“Examinons, continue notre historien, une autre clause ln portante de ce document : “ Le locataire devra construire la ligne au-delà de St-George (35 milles), pourvu seulement que la somme de $10,000 par mille lui soit garantie par octroi du gouvernement et des municipalités. Ceci était précisément ce que M. Reed avait exigé.”

Pas trop scrupuleux, M. Scott ! Pour établir la parité entre la demande de M. Sénécal et celle de M, Reed, il n'omet qu'une bagatelle de #561,330 sur le montant demandé par son ami M. Reed, C'est la première fois que M. Scott retranche sur les chiffres concernant les capitalistes anglais, mais il faut avouer qu'il fait les choses royalement. En effet, M. Reed demandait les $10,000 par mille comme M. Sénécal qui n'a demandé aucune

autre somme en argent ; mais en sus de ces $10,000, M. Reed demandait £8,300 ou $16,088 en débentures de la compagnie. Or $16,038 par mille sur trente-cinq milles font $561,330, différence entre le montant de la demande faite par M. Reed et celle de M. Sénécal. En d’autres termes, M. Reed demandait $8911,330 et M. Sénécal seulement $350,000 et la compagnie a tout naturellement accepté de préférence la demande de M. Sénécal

M. Sénécal a ‘les fruits et revenus” du chemin, nous dit mon ex-associé.—Oui, sans doute, mais à la place de ces fruits et revenus, M. Reedfaurait eu l'intérêt à 7/00 sur les $561,330 de débentures, ou $39,298.10 par année, faisant $471,517.20 pour les douze ans. Mon ex-associé pourrait-il affirmer que les ‘“ fruits et revenus ” ets du chemin, déduction faite des frais d’exploitation, donneront plus que cela à M. Sénécal ? Qu'il réponde...

Toujours est-il qu’en affirmant que M. Reed ne demandait que $10,009 par mille comme M. Sénécal, M. Scott se rend « 1pable de la

Vingt-cinquième fausseté.

M. Scott ajoute à la page 29 “que si le gouvernement, les municipalités ou le peuple lui eussent garanti (à M. Reed) $10,000 sur cette dernière section, aucune des difficultés actuelles. ne serait survenue.” C’est précisément cela : si le gouvernemeut et les municipalités avaient fourni de quoi construire le chemin et si par dessus le marché la compagnie avait voulu. lui faire un petit cadeau de $561,330, M. Reed eut consenti à se tenir tranquille et à ne pas susciter ces difficultés. Il n’est pas exigeant, ce M. Reed, qui se contenterait d’escamoter cette bagatelle ! Heureusement que les directeurs, en hommes énergiques et intelligents qu’il sont, ne se sont pas laissés prendre à ce chantage et ont donné carte blanche à M. Reed pour intenter toutes: les vaines poursuites que le dépit lui fera imaginer.

“ Si $10,000 par mille pouvaient être réalisées, s'écrie encore: notre historien, pourquoi changer de contracteurs ?” Belle demande Mon ex-associé ignore-t-il donc qu’à raison du manque de parole: et de la mauvaise foi de son ami M. Reed, qui n’a pas tenu à ses. 2ngagements, Larochelle & Scott ne pouvaient pas même payer leurs $73,706 de dettes sans l’arrangement fait avec M. Sénécal ? Peut-on poser une question plus ridicule, plus absurde ? C’est. vraiment pitoyable à lire.

ass GE us

Et de quel front M. Scott ose-t-il reprocher à la compagnie d’avoir ‘“ changé d'entrepreneurs,” quand c’est lui-même qui a rendu ce changement nécessaire ? Si, au lieu de se faire le champion de M. Reed, il se fut uni à moi pour le forcer à nous tenir parole, à suus faire toucher les sommes qu’il s'était engagé à nous fournir, si dis-je, M. Scott eut travaillé de concert avec moi et la compagnie pour assurer le parachèvement de la ligne ét le paiement de tous nos créanciers, au lieu de me mettre dans la pénible nécessité de nous trouver un remplaçant pour continuer jes travaux de construction, il est bien évident que nous aurions réussi à faire tenir M. Reed à ses engagements de même qu’à nous faire accorder par la compagnie les prétendus avantages qu'elle a donnés à M. Sénécal, et alors tout fut resté dans le même état : nous aurions encore l’entreprise en mains, je ne serais pas ruiné et mon ex-associé ne serait pas réduit à n'avoir autre chose à faire qu’à dévorer le remords que doit lui inspirer son inexcusable trahison et à rong2r le chagrin qu'il éprouve de

ne plus être entrepreneur dy chemin de fer de Lévis et Kennébec.

Qu'’a fait M. Sénécal, demande encore M. Scott à la page 29, pour mériter cet avantage... ?” D'abord M. Sénécal n’a pas obtenu d'avantage, puisqu'il n’a que $10,000 par mille quand M. Reed en demandait $26,038 et en second lieu il a fait économiser $561,080 à la compagnie, ce qui était bien de nature à lui attirer les sympathies des actionnaires.

Faisons un rapprochement entre ce que l’auteur de la brochure dit à la page 29 et le troisième paragraphe du bail qu'il cite à la page 22.

Page 22. (Be paragriphe du b'il.) | Page 99.

« La compagnie du chemin à lisses del «Le bail est signé par trois action-

Lévis et Kennébec. corps politique et in-lnaires représentant 75 aclions (5750) de corporé, ici (le bail dit aux présentes)kstock » représentée par François-Xavier Dulac, écr., .…… Alfred Morissette, écuyer, médecin, .….……. et Jean-Baptiste Michaud, écuyer... à cel dûment autorisés par et en vertu d’une résolution adoptée à une assemblée générals ÇCus uctionnaires de la dite compa- BDD D se

Peut-on fausser plus sciemment et plus délibérément les faits que mon ex-associé le fait à la page 29 ? Il a lu le bail, puisqu'il le cite en entier ; or, d'après le troisième paragraphe de ce bail n’estil pas strictement vrai qu'en le signant MM. Dulac, Morissette et Michaud n'agissaient pas comine actionnaires, à raison des

at | e

= SRE STE RE HOT bn

= dh —

$750 d'actions dont ils sont portéufs, où“ représentant 75 actiotis,” ainsi que l'affirme M. Scott, mais exclusivement comme agents ou fondés de pouvoirs dé la compagnie ? C’est la

Vingt-sixième fausseté.

Qu'importe, au reste, le nombre ou la valeur des actions dont c és messieurs étaient porteurs? Ils avaient été délégués pour signer le bail préalablement accepté par les actionnaires, réunis en assemblée et la seule qualification qu'on pouvait exiger d'eux pour aécomplir cette mission, c'était qu'ils passent tigner leurs noms, puisque c'était la seule chose qu'ils avaient à faire: c'était tout simplement une affaire de formalité. |

Puis en parlant ainsi de qualification péeuniaire à propos de cette délégation de pouvoir accordée à MM: Morissette, Dulac et Michaud, M. Scott s’aventure sur un terrain dangereux pour'lui. Si, comme il l’insinue, il faut avoir des capitaux ‘considérables dans l’entreprise pour représenter dignement et régulièrement la compagnie à une transaction, que faut-il donc penser de la mission de mon ex-associé en Angleterre ? Au moins MM. Michaud, Dulac et Morissette étaient porteurs d'actions au montant de $750. quand ils ont signé le bail consenti à M. Sénécal, tandis que M. Scott n’était porteur de rien quand il a négocié pour la compagnie avec son ami M. Reed. :

“ Quels devront être les résultats, sé demande-t:il, de telle action quant à leur effet sur des souscriptions futures en Angileterre en faveur des garanties de chemins ou d’autres entreprises, je laisse le public à en juger.” La besogne est d'autant plus facile qu'en remontant à quelques semaines dans la liasse du Chronicle, M. Scott lui-même constatera que ce journal annonce une hausse, à Londres, sur les actions de certains chemins de fer canadiens. Du reste, ce serait faire insulte au bon sens des capitalistes anglais que de les croire capables de prendre les prétendues misères de M. Reed au sérieux et d’ajouter foi à la brochure de M. Scott ; les capitalistes de Londres sont trop intelligents et trop respectables, trop amis de la justice et de l’honnêteté pour se laisser prendre à de pareils leurres.

Après avoir écrit vingt-huit pages pour établir que son ami M. Reed a été maltraité, spolié, et m'avoir signalé à la page 21 comme le principal auteur de tous ces mauvais traitements, mo ex-associé se fait bon prince et dit à la page 29: “ Jeme veuxifien insinuer contre mon ci-devant associé.….”—Je sais, et le public sait

maintenant, ce que, valent ces larmes. de crocodile : heureusement qu'elles n'en imposent pas plus que les grands airs de celui qui.les verge,

Qu'il soit ‘déterminé à soutenir” ses amis d'Angleterre, M. Scott n'avait pas besoïn de le déclarer à la page 30, puisque la conduite singulière qu’il a tenue depuis l'automne dernier à l'égard du Chemin de Lévis et Kennébec en est malheureusement une preuve trop frappante ; le public sait fort bien qu'il à donné des, marques sensibles de la reconnaissance qu'il a pour M.Reed, peut-être pas tant en retour de la confiance que d’autre chose que M. Reed lui a donné ou promis, ainsi que je l’indiquerai plus loin. C’est pénible à constater ; mais la vérité a des rigneurs auxquelles personne ne saurait échapper.

M. Scott,dit à la page 30 qu'ila ‘“ donné une version véridique” et “ produit des faits incontestables” Je crois avoir renseigné le public sur ce point et je me contente de livrer cette benoite vantardise à la risée qu’elle provoque. Riswm leneatis amici.

Enfin mon ex-associé pose. en victime—pour lui cela n’est pas plus fort que de poser pour le véridique—et il se demande gravemert “ Quel profit en ai-je retiré, après cinq ans de travail et d'inquiétude ?” puis il répond : $1,500 par année, ajoutant qu'il est poursuivi pour conspiration par M. Sénécal et accusé par la presse française et le peuple d’avoir cédé “à une influence nationale pour renverser la direction actuelle et la soumettre complètement au contrôle anglais. ?”

Puisque M. Scott se pose ces questions, il me permettra bien de lui demander à mon tour combien il avait gagné auparavant et combien il gagnait par année quand je l'ai pris pour associé en 1872 ?...Il n'avait jamais gagné $1,500 par année auparavant et il ne gagnait rien à cette époque, vu que le malheur, linsuccès de toutes les entreprises qui lui étaient tombées èn mains jusqu'alors l'avaient déprécié bien au-dessous de sa valeur réélle. Au lieu de s'en plaindre, il devrait bénir l’entreprise qui l’a fait sortir de la pénible situation dans laquelle il se trouvait quand. je l'ai pris en société, occuper une position en harmonie avec les airs d'importance qu'il affecte et toucher des émoluments plus consiuérables que, ceux qui lui étaient échus jusqu'alors. C’est peut-être le lieu de dire avec le proverbe anglais : Put a begg'ar on horse back and he will ride to the devil.

Au reste, M. Scott a bien tort de se déprécier lui-même en

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disant qu’il n'a gagné que $1,500 par année, car il sait fort bien qu'il a retiré non pas quinze, mais dix-huit cents piastres par années, ainsi que l’attestent nos livres, sans compter les cadeaux de mille piastres qu'il reçut à plusieurs reprises de ses amis d'Angleterre. J'en suis bien fâché, mais le respect pour la vérité me force à enregistrer cet excès de modestie comme la

Vingt-seplième fausseté.

Quant à la poursuite pour conspiration, M. Scott est puni par où il a péché en se faisant l’instigateur des fausses représentations et des procès dont M. Sénécal est temporairement victime. M. Scott doit savoir que quiconque sème le vent doit s'attendre à récolter la tempête.

Enfin, la presse et la population canadienne-française, que M. Scott en soit bien convaincu, n’inculpent aucunement ses préférences ou ses sentiments de nationalité, et s’il y a de l'anglais mêlé à l'affaire, ce n’est pas au point de vue national, mais uniquement parce que M Scott, au détriment de l’entreprise, avec injustice pour les intéressés canadiens dont plusieurs sont d’ori. gine anglaise, s’est fait le bras droit, l'âme damnée d’un soidisant capitaliste de Londres qui a tenté et qui s'efforce encore de spolier à son unique profit tous les autres intéressés, En un mot, si M. Scott est critiqué, ce n’est pas à cause qu’il est anglais, ni que M. Reeü l’est, mais exclusivement parce qu'il s’est fait l’instigateui, le défenseur et le champion d'une manœuvre véreuse. Qui s'excuse s'accuse, dit le proverbe, et s’il parle de nationalité quand personne n’a mentionné ce grief, c'est peutêtre parce qu'il sent le besoin de se disculper d’un tort ou d’une faiblesse que personne ne songeait à lui reprocher.

“ J'ai même été accusé, nous dit-il encore, par un correspondant anonyme, dans le Canadien, de ne pas avoir consulté l'intérêt de mes créanciers en m'opposant au règlement que M. Sénécal propose de faire avec eux.”

Oui! vous avez été accusé non-seulement par le Canadien, mais par le public impartial, qui juge sainement de cet arrangement et n’a pas les raisons que vous aviez de le combattre, vous avez été accusé, dis-je, de vous être opposé à cet arrangement et d'avoir méconnu les intérêts de vos créanciers et cette accusation est des mieux fondées. Qu'offrait aux créanciers la proposition de M. Reed que vous avez sontenue avec une énergie digne

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d'une meilleure cause pendant que vous combattiez celle de M. Sénécal ? L'énorme somme de QUINZE CENTS DANS [LA PIASTRE,) ainsi que vous le déclarez à la page 20.

Avec une ruse vraiment carthaginoise, la proposition de M. Reed comportait outre le paiement des quinze cents, “ qu’un certificat d'obligation devait être fourni par la compagnie à chaque créancier pour la balance qui lui revenait et que dès le moment que la compagnie serait en état de continuer ses travaux, ces obligations seraient payées à même le produit des bons de la troisième émission et qu'une garantie serait dennée à cet effet.”

Belle garantie à donner que le produit des débentures de la troisième émission ! M. Scott pourrait-il dire au juste ce que vaut cette troisième émission et même si elle eût été possible, d’après sa manière de voir? Si M. Reed, comme il est dit à la page 17, considère qu'il n’y a ‘“ aucune chance de continuer la circulation des bons sur une ligne qui était incapable de payer l’intérêt sur ceux déjà émis” et “qu'il en résulterait la création d’une dette flottante considérable, sans espoir prochain de la payer et la disgrâce et banqueroute finales de tous ceux intéressés dans l’entreprise, ” si le reste des débentures de la seconde émission était émis, il est bien évident que l'émission des débentures de la troisième série.est impossible et que par conséquent les ‘ certificats d'obligation” que M. Reed voulait offrir en paiement de 85100 aux créanciers de Larochelle & Scott n'auraient pas même valu le papier sur lequel ils auraient été écrits. Enfin, si M. Reed est sincère et vrai quand il déclare qu’il est impossible de placer les débentures de la seconde émission, c’est-à-dire qu’il est impossible de placer plus de £100,000 de débentures sur quarante-cinq milles de chemin parachevés et en état d'exploitation, il faut bien admettre qu’il sera impossible d'en placer plus sur les derniers quarante-cinq milles, qui permettront tout au plus de placer les £100,000 de la seconde émission que M. Reed a pour garantir ses avances. Mais, alors, les débentures de la troisième émission ne pourront jamais être placées, elles ne valent absolument rien et la garantie que M. Reed offrait aux créanciers pour assurer le paiement de 85/00 des dettes de Larochelle & Scott ne valait donc absolument rien puisqu'elle reposait sur des débentures qui ne valent rien elles-mêmes.

Donc M. Reed n'offrait de payer que quinze cents dans li, piastre ou 15/00 aux créanciers de Larochelle & Scott, puisque de son propre aveu les débentures de la troisième émission ne

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valent absolument rien, tandis que M. Sénécal offrait de. payer toutes les dettes de Larochelle & Scott en cinq ans et demi., En présence de ces faits, que je défie M. Scott de. contredire, doit-il s'étonner de ce que le Canadien l'ait acqusé d'avoir méconnu les intérêts de ses créanciers. : Ce journal n'a dit que la vérité ! Si cette accusation lui donne tant de bile, c'est parce que dans son eus surtout il est vrai de dire que la vérité choque. M. Scott né doit donc pas être surpris si le Canadien et d'autres journaux ont dit que ses démarches pour assurer lé succès du projet spoliateur de M. Reed équivalent, de sa part, à uné tentative de frander sés créanciets.

D'ailleurs mon ex-associé sait fort bien que si, au lieu de faire tout en son pouvoir, pat tous les moyens, pour faire accepter: la proposilion à quinze cents de M. Reed, il eut travaillé de concert avec moi où m'eût seulement laissé agir sans me contrecarrer et me susciter des difficultés de toutes sortes, il eut été possible de contraindre M. Reed à fournir les sommes qu'il s'est engagé à fournir et avec ses avances nous aurions eu plus que suffisamment pour payer toutes nos dettes ainsi que je lai démontré à la page 5.

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Et la preuve qu'il voulait favoriser M. Reed au détriment d tous ses créanciers se trouve dans le témoignage assermenté que M: Scott a rendu én cour. Dans ce témoïsnage, il jure positive-

. ment qu'il à transporté ses actions libérées ou son Stock à M. Feed sans considération aucune. Or, que penser de cette transaction ? M. Scott ne devait rien, comme membre de la société Larochelle & Scott, à son ami M. Reed, tandis qu’il devait une quarantaine de mille piastres, pour sa part, aux ouvriers et pour matériaux fournis : comment expliquer qu'il ait ainsi #ransporté sans considération aucune la seule ressource qui lui restât pour payer ses créanciers, les ouvriers ét les fournisseurs de matériaux ? La conduite de M. Scott en cette circonstance n'est-elle pas absvlument la même que celle d'un marchand qui transporte ses Marchandises à un ami complaisant pour les soustraire aux justes réclamations de ses créanciers ? |

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M. Scott ne pourra jamais se disculper de cette singulière transaction et les journaux, ont parfaitement raison de lui reprocher d’avoir voulu esquiver ses biens. C'est Je seul grief -que. la presse française ait contre lui et je regrette de constater que, ce griéf'est malhetreusemént très-bien fondé. LR

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Pour moi, j'ai positivement refusé de suivre l'exemple de M:

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Scott, qui m'y engageait fortement, parce que je trouvais’ cette transaction malhonnête et injuste à l'extrême envers nos créanciers ; j'ai préféré sacrifier mes intérêts personnels pour sauvegarder ceux des ouvriers et des fournisseurs de matériaux qui nous ont aidé à continuer les travaux et à mettre la ligne en état d'exploitation.

Quant à l'article filandreux et incolore du /obe, que M. Scott reproduit à la fin de sa brochure, j'en fais grâce au lecteur, car s’il prouve ou veut dire quelque chose, il prouve contre la brochure de M. Scott qui a pour but d'établir que le gouvernement et les actionnaires du chemin de fer de Lévis .t Kennebec n'ont aucun droit au contrôle et à la conduite de cette entreprise, tandis que d’après cet article ils ont droit à ce que le chemin soit tenu en exploitation et construit dans toute sa longueur, C’est précisement le contraire de ce que voulait faire M. Reed et de ce qu'approuve M. Scott.

J'aurais bien d'autres inexactitudes, d’une certaine importance, à signaler dans la brochure de mon ex-associé; mais je crois que cette réfutation est déjà assez longue et assez complète pour montrer clairement que l’éc: : de M. Scott n’est qu’un tissu d’erreurs destiné à surprendre la bonne foi du public pour dissimuler tout l’odieux de la tentative de rpoliation, du projet véreux dont il s’est constitué le défenseur trop zélé, au détriment de sa réputation, au détriment d’une entreprise pleine d'avenir, au détriment enfin de tout ce qui n’a pas nom: John Tangham Reed, soi-disant capitaliste anglais.

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