‹ Chemins de fer américains: historique de leur construction, prix de revient et produit; mode dChapitre 24 sur 58 · ÉTAT DU MASSACHUSETTS · texte numérisé non relu

ÉTAT DU MASSACHUSETTS

Il appartenait à l'état glorieusement nommé, le Berceau de la liberté américaine, de se trouver le premier à ouvrir la marche des moyens de civilisation qui devaient un jour assurer son empire au-delà des chatnes alleghaniennes.

C'est aussi le fait que nous sommes heureux d'être appelé à consigner ici, en rendant compte des travaux exécuté» dans l'état de Massachusetts. Ce sont les industrieux habitans de Boston qui firent les premiers efforts pour l'exécution des travatix d'améliorations intérieures, en creusant, en 1789, le canal du Middlesex. (Voir mon premier ouvrage, page 360.) En 1826, une compagnie construisit à ses frais le chemin de fer de Quincy , et de cette époque date l'ère de l'introduction des nouvelles routes à ornières , dont le développement et les effets aux États-Unis tiennent du prodige I

Boston est la quatrième ville de FUnion , par sa population , qui s'élève à près de 65 mille âmes ; son activité commerciale la met au premier rang : elle compte plus de douze mille voiles entrant annuellement dans son port , et elle possède im quart de tout le tonnage américain , surpassant celui de New-York d'environ 25,000 tonnes.

Le génie actif et entreprenant de l'habitant des états de l'Est est devenu aujourd'hui pro:verbial; et nulle part, peut-être, n'est-il plus fortement marqué que dans sa capitale. Boston est bâtie sur une presqu'île au fcmd de la baie du Massachusetts, au nord-ouest du célèbre Cap-Cod ; c'est le centre de la partie la plus I)euplée des États-Unis , et la souche première des grandes émigrations dans l'Ouest ; un nombre considérable de villages et de petites villes de l'aspect le plus satisfaisant , étendent sur la terre-ferme l'influence de ce centre d'affaires commerciales ; d'excellentes routes ouvrent une circulation facile dans toutes les directions ; des avenues d'eau facilitent sur ce point l'arrivage des produits de l'intérieur destinés aux exportations ; enfin des routes en fer sont venues

compléter ce système d'action combinée que doit toujpiu^ chercher à établir un commerce bien entendu.

Parmi ces dernières routes il en est qui , par leur direction , se rangent dans la classification que nous avons désignée sous le titre de ligne de l'Atlantique, et décrites dans notre première partie ; d'autres dans celle que nous distinguons sous le titre de lignes de l'Atlanti' que vers Vouesty d'autres enfin se bornent à des intérêts de localité : ce sont les routes de ces deux dernières espèces dont nous allons nous occuper.

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