‹ Chemins de fer aux Indes NéerLandaisesChapitre 13 sur 23 · III. — Infrastructure · texte numérisé non relu

III. — Infrastructure

Situation générale . ■ — La ligne prend son origine dans la baie de la Reine, en un lieu dit Port-Emma, où fut en effet construit un port spécial. On commença par y installer une estacade en bois, posée sur pieux à vis métalliques, destinée à recevoir le matériel venant d’Europe. On posa immédiatement la voie jusqu’à la première gare, située à 7 km plus loin, à Padang. Là furent installés les ateliers ayant servi dès l’origine à la construction et devant rester plus tard pour l’exploitation. A partir de ce point jusqu’à Soungei -Lossi , des routes bien entretenues existant dans l’île ont permis le transport de tous les matériaux à l’avancement. Au delà de ce point, et jusqu’à Mouara-Kalaban, aucune route n’existait, et l’on n’avait plus à sa disposition qu’un simple sentier à chevaux, qui fut transformé en route provisoire convenable. Enfin, de Mouara-Kalaban jusqu’à l’entrée du tunnel, le sentier était trop escarpé pour permettre le transport des matériaux; on a alors construit de toutes pièces une route nouvelle, qui fut conservée plus tard comme plate-forme pour l’assise du chemin de fer lui même.

Terrassements . — Les terrassements ont été exécutés sans aucun engin mécanique par les coolies qui se servent d’un outil spécial appelé patyol . Malgré la dépense assez forte entraînée de ce fait par l’expropriation, on a trouvé avantage à diminuer les transports et à établir les remblais au moyen d’emprunts latéraux. En divers points on a appliqué au transport des terres un procédé fort ingénieux, consistant à les entraîner par les eaux qui

les abandonnent en un point déterminé où la vitesse du courant vient à diminuer. Pour cela, on amena les eaux au point voulu, au moyen d’un petit canal de dérivation, et les terres une fois piochées, l’eau, grâce à de fortes déclivités, les entraîne à de grandes distances. Au point où l’on désire arrêter les terres pour

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