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VI. — Matériel roulant

La charge utile est de 20 1 pour les wagons à marchandises sur trucks à 2 essieux chacun ; elle est de 8 1 pour les wagons à marchandises du type ordinaire à 2 essieux.

Le nombre de places pour voyageurs, par voiture, varie de 100 (4e classe) à 16 (lre classe).

L’empattement rigide maximum des wagons et voitures est de 4,40 m entre 2 essieux fixes.

On emploie des bogies à 2 essieux, des bissels à 1 essieu, le système Riebitz (2 essieux) et le système Glémenson (2 et 3 essieux) .

L’attelage des véhicules est à tampon et crochet central automatique, avec double chaîne de sûreté; il sert à la fois à la traction et au choc. Les parties métalliques des véhicules Viennent d’Europe et le bois est en général de Java; on se sert principalement du bois djatti. La menuiserie, la carrosserie et le montage se font dans les ateliers du chemin de fer où les ouvriers indigènes et chinois rendent de bons services.

Les voitures sont à intercommunication. Il y a 4 classes de Voyageurs, mais la 4e classe n’existe que sur la ligne de Tand-

jong-Priok (port) à Batavia (ville) pour le transport des coolies du port.

Le toit des voitures est double ou à lanterne, afin d’assurer la ventilation et de préserver de la chaleur.

Les fenêtres des compartiments de lre et de 2e classes peuvent se fermer au choix par des glaces, par des panneaux mobiles ou jalousies, ou encore par des toiles métalliques mettant à l’abri des poussières.

Pour la ligne de Batavia-Sourabaïa (916 km), on a construit pour les trains directs, des voitures mixtes spéciales de lre et 2e classes qui ont un cabinet de toilette et 18 à 25 places, dont 6 à 8 de lre classe et 12 à 17 de 2e classe.

Quelques-uns des sièges peuvent se transformer en couchettes-divan, de manière que 3 sièges de lle classe forment 2 couchettes.

Le nombre de véhicules en exploitation au 1er janvier 1899 était de :

Locomotives.

Voitures.

Wagons divers.

Réseau de l’Est. . .

Réseau de l’Ouest. .

Ensemble .

1er janvier 1900, ce nombre avait augmenté comme suit

Locomotives.

Voitures.

Wagons divers.

Réseau de l’Est. . .

Réseau de l’Ouest. .

Ensemble.

VIL — Exploitation.

La vitesse maxima de l’exploitation permise sur les diverses lignes varie :

Sur le réseau de l’Est de 60 à 40 km à l’heure pour les trains de voyageurs, de 40 à 35 km pour les trains mixtes et de 40 à 25 pour lés trains de marchandises.

Sur le réseau de l’Ouest de 60 à 30 km à l’heure pour les trains de voyageurs, de 45 à 30 km pour les trains mixtes et de 40 à 30 pour les trains de marchandises.

Dans l’exploitation des chemins de fer coloniaux de l’État, le principe est de remplacer, autant que possible, les Européens par des indigènes, ce qui donne une notable économie et de bons résultats. Ainsi, actuellement, tous les mécaniciens, les conducteurs, etc., sont indigènes; les postes subalternes administratifs sont souvent occupés par des Indo-Européens (race mixte). La surveillance administrative et technique seule est confiée à des Européens quand il s’agit de postes de quelque importance.

Recettes et Dépenses d’exploitation.

Le nombre des voyageurs est assez constant toute l’année, ainsi les recettes brutes par jour-kilomètre de transport des voyageurs étaient en 1898 :

Réseau de l’Est :

Maximum en février . .

Moyenne de l’année. . .

Minimum en avril. . . .

Réseau de l'Ouest :

Maximum en septembre.

Moyenne de l’année . . .

Minimum en janvier . .

16,80/’ moyenne.

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