‹ Chemins de fer, construction et voieChapitre 29 sur 113 · r* ". ■-..f. . ' ^-r.::J^' ».tI7i-1. .IT · texte numérisé non relu

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couche superficielle de 0°»,0o à 0'n,10 d'épaisseur, e^ se guidant sur un cordeau ou un petit gabarit de liteaux placé de

distance en distance. On arrose la surface ainsi mise à nu et, commençant par la partie inférieure {fig» 52,6), on pose les gazons à plat contre le talus, Therbe en dehors, par bandes horizontales superposées, à joints se découpant d'une demilongueur. On introduit à la main un peu de terre végétale sous la motte de gazon pour faciliter la prise des racines dans le sol plus ou moins compact du talus. Chaque gazon est lixé, en outre, par une petite cheville en saule vert de 0°,015 à 0™,02 de diamètre et de 0",20 de longueur, enfoncée au maillet {fig. 52, a et 6). Il s'en développe parfois une végétation formant broussaille qui donne de la solidité à Tensemble de cette enveloppe. Les gazons sont battus légèrement au moyen d'une dame plate de 3 à 5 kilogrammes,' de manière à obtenir une surface parfaitement régulière que l'on arrose ensuite fortement après Fexécution.

Le prix de ce gazonnement est ordinairement de 0 fr. 55 à G fr. 60 par mètre carré et peut s'établir ainsi :

Enlèvement des gazons, recoupe, 0*»,50 de manœuvre fr.

à 0 fr. 375 0,137

Charge et transport (10 mètres carrés par mètre cube). 0,040 Pose, dressement des lits, battage au maillet, 0^,50

à Ofr. 275 0,138

Fourniture de chevilles de 0*,20 de longueur moyenne. 0,075

0,390 Faux frais et bénéfices, 0 fr. 15 0,050

Ensemble* 0,440

Indemnité éventuelle au propriétaire (16 fr* l'are environ) i 0,160

Prix du mètre superficiel 0,600

Gazonnementa par assises. — Pour les gazonneraenfs par assises, on enlève stir la surface du talus une couche de 0*,45 à 0™,20 d'épaisseur en se n;pérant soit sur un cordeau, soit sur un gabarit formé de liteaux placé suivant TinclinaisoD à adopter {ab du profil ci^dessous) {fig, 53) et ou arrose

la surface comme précédemment. Les gazons sont posés à peu près horizontalement les uns à côté des autres, Therbe en dessous par assises superposées et à joints se découpant, comme à l'élévation ci-dessous [fig. 53, b).

:'^ ProfJ

"^ n TenrnyétÂJeraff^Ktet

Fio. 53, a.

Fio. 53, b.

La partie correspondant aux prismes noirs contre le talus sera garnie de terre végétale ; les gazons seront battus et parfaitement assujettis en tous sens au moyen d'un maillet en bois, et la partie en saillie sur le parement du talus ab sera découpée soigneusement au louchet ou au couteau à gazon. On enfoncera ensuite, normalement au talus ou même un peu plus inclinés, si Ton veut, de petits piquets ou chevilles, de 30 à 40 centimètres de longueur, prenant ainsi plusieurs mottes de gazons et les fixant au talus. La terre végétale rapportée au sommet peut être revêtue de mottes de gazon mises à plat, Therbe en dehors, et fixées également par de petits piquets de 40 centimètres de longueur, pour en augmenter la solidité. Ces gazonnements reviennent on moyenne à \ fr. IrS le mètre carré. La surface est ensuite battue avec une dame |)lat(' et arrosée fortement après l'exécution.

Ce 1 ri.v peut s'établir ainsi qu'il suit (en observant toutefois que, pour 1 mètre carré de gazons par assises, il en faut environ 3 fois autant que pour un mètre carré posés à plat) :

fr.

Enlèvement de gazons (3 fois comme ci-dessus) 0,4i5

Transport — — 0,^20

Pose des gazons par assises, retaille, battage, 1 heure

à 0 fr. 275 0,2:5

Chevilles de 0™,40 de longueur moyenne 0,120

Ensemble 0,930

Faux frais et bénéfices 0M39

Indemnité éventuelle au propriétaire (3 fois comme

ci-dessus) 0,480

Prix du mètre superficiel i ,549

Plantatioiis des tranchées. — Lorsque les dégradations des talus ne présentent pas un caractère inquiétant au point de

Profil

Elévation

!ift;:.iîn!)iiiiii^itaii if îl'ilîi

Fio. 3'i.

vue de la solidité, on peut y faire des plantations; mais roffet on est plus lent et ne se produit guère qu'au bout do plusieurs années Aussi on emploie co procédé de préférence pour les

talus de remblai où les terres remuées et mélangées par le déchargement développent une végétation plus rapide.

Mais les plantations ont dans les tranchées un inconvénient qui les fait quelquefois abandonner. A la chute des feuilles, en automne et dans les temps de verglas, les feuilles sont poussées par le vent surles rails et font patiner les locomotives.

|.ôs plantations se font, eq général, au printemps dans les terres compactes ou retenant facilement Teau, et en automne dans les terres ordinaires. On emploie, de préférence au semis, des plants d'arbustes ayant de 0™,005 à 0™,010 de diamètre au collet.

On pratique dans le plan du talus, par lignes espacées de 0",6Ô à i mètre, dos trous cà la boche de 0''»,50 de largeur au carré et de même profondeur, distants les uns des autres, dans une même ligne, de O^jOO à i mètre également, eu retroussant les terres en forme de bourrelet à Tî^val du trou (/î^. 54). On met ensuite l'arbuste en place en le maintenant d'une main, et de l'autre on entoure les racines, pour en faciliter la reprise, d'un(* couche de terre végétale que Ton pilonne avec soin et que l'on arrose ensuite. Le trou est comblé quelque temps après quand les terres sont un peu tassées; le bourrelet retient ainsi les eaux qui, au lieu de se répandre sur les tiilus, servent à Tarrosage des plantations.

Les essences sont choisies selon les localités et la nature dos terrains auxquels elles sont destinées. Pour les terres argileuses sèches ou rocailleuses, on emploie généralement : l'acacia qui du reste réussit partout, le pin sylvestre, le bouleau, l'érable sycomore, le fi^ne, l'épine-vinette; pour les terrains humides et marécageux: les saules, trembles, aunes, osiers (différentes variétés), peupliers, ormesdonnent d'excellents résultats.

Plantations des remblais. — Pour les plantations des talus de remblai, au lieu de faire des trous à la bêche, on se sert le fjlus souvent d'un avant-pieu en bois ferré, ou même en for, d'environ 0"',00 de diamètre {fig. nS). Les trous sont faits d'après les mêmes dispositions que ci-dessus, par l'enfoncement de ce pieu, les terres s'y prêttmt d'ailleurs mieux que celles des talus des tranchées. Le plant de Tarbuste est

introduit dans le trou ainsi préparé, et on entoure les racines de terre végétale que l'on pilonne soigneusement, jusqu'au niveau du sol naturel, en laissant même autour de la tige un petit massif extérieur arrondi pour tenir compte du tassement ultérieur. Chaque pied est arrosé avant que le trou soit comblé.

Dans les terrains humides ou marécageux, dans les pieds

Fio. 55.

Fio. 50.

de talus de remblais, ou pour garnir les talus do chambres dVmprunt, les plantations se font souvent avec do simples liges de saules, aunes, osiers, trembles, bouleaux ou de peupliers, dépourvues do racines et appelles, selon leurs dimensions, boutures ou plfinçoiis (fig. 56). Si Ton veut obtenir des bix)ussailles, on prend dos boutures de 0",60àt mètre de longueur et de 1 à 3 centimètres de diamètre. Si l'on veut obtenir des arbres à tige ordinaire, on prend alors des plançons:

C(? sont des branclhis df deux ou trois aus, droites et vigoureuses, ayaut 2 à 3 mètres de longueur et de 3 à o ceuliluèlres de diamètre. Les unes et les autres sont taillées on biseau à usie extrémité (|ue Ton enfonce de 0™,30 à 0",50 dans un Irou préparé nu plantoir ou à l'avant-piou sans autre piécaution (|ue de tasser fortement la terre aulour pour combler le trou. Il se développe bientôt à celte extrémité des racines adventives qui transforment ces boulures ou pLinçons en de véritables plants capables de devenir rapidement des arbres comm • celui dont ils ont été primitivement détachés.

Ferrés. —Quand les tranchées sont ouvertes dans des terrains friables, des éboulis de rochers en décomposition, ou i\\u^ les lemblais sont exécutés avec des terres ou gravieis suis cohésion, se dégradant à la moindre pluie ou se laissai) l facilement entamer par les eaux des cnies, comme cela arrive parfois dans des plaintes submersibles, ou emploie suivant les circonstances, pour prolétrer ces talus, des perré> à pierres sèches ou en maronnerie à mortier et aussi des clayonnagj^s.

L(\s j)errés à i>cc se tiennent très bien à Tinclinaison de 45", et même à une inclinaison de 1 de ba?e pour 1 1 2 de hauteur ils peuvent encore parfois soutenir les terres qui sont en airière. Mais ils ne doivent pas, dans ce cas, s'élever à plus 4le i'»,.'jO au-dessus du niveau de la plateforme. Quand ili^ doivent avoir une plus grande hauteur, il faut les faire à m n'[\ 'V.

Mur (le pied tic (al us. — On peut, dans certains cas, profiter de celle dispt)siLion, notamment dans les tranchées, pour faire un revêlement maçonné à la partie inférieure du talu^, ou quelquefois même un mur de pied qui est un véritable mur de soutènement, en maintenant jusqu'à une certaine hauteur une incUnaisi)n plus raide (/îr/. ;17). Cela permet d'adomir le talus à sa partie supérieure (jui p«'Ut être ainsi semée lui gazonnée selon les «"irctuislances.

{> pnu'édé es! surtout employé <{uand la ligne passe à proximité di' lieux habiles d que la crête de la tranchée, en s'approchant un peu trop près des maisons, peut faire

PLATKFOBMK

ir.3

n-aiiidre des éboulemcnts donnant lieu à des indemnités.

On remploie aussi quand lo pied du lalus de remblai

alloint une propriété rlose à laquelle on ne veut pas loucher,

Ujr de pied de Ulu3

FiQ 57.

aiiu dVviter une expropriation coûteuse, ou s'étend sur un riiemin qu'on serait, sans cela, obligé de dévier.

Pcrré maçonné. — En tous cas, que Ton fasse un perré maronné ou un mur de pied d'une certaine hauteur, si on rraint Thumidité des terres, il faut avoir soin de garnir la maronnerie, du côté du talus, d'un blocage en cailloux de 0™,< 5 à O'",20 d'épaisseur formant drain pour amener les eaux dans le fossé, au moyen de barbacanes correspondant au plafond du fossé et ménagées, tous les 2 mètres au moins, dans la partie inférieure du mur ou du perré (/?</. 58).

Généralement, dans les tranchées comportant des fossés maçonnés, quand on construit des perrés, on les établit en les appuyant sur la murette de ces fossés.

Les perrés maronnes .se font ordinairement par assises réglées, à peu près horizon toiles et à joints se découpant d'en- \iron um» demi-longueur dans les assises consécutives; on emploie des moellons ayant au moins 0™,2Ii à Q™,30 de queue.

équarris au têtu et dressés à peu près d'équerre sur leuis lits et joints.

Ces moellons sont posés perpendiculairement aux Ulus, à bain soufflant de mortier et pressés au marteau, de maaiîM''

ferre maçonne

Fio. 58.

que les interstices voisins soient remplis complètement par du mortier et des cales mises à plat, dans les joints de derrière et dans le démaigrissoment des moellons. Les parements sont dressés sans flaches ni saillie, au cordeau ou au gabarit, d'après le plan du talus, et les joints ne doivent pas dépasser 0™,0t.

Quand ces parements ne doivent pas être rejointoyés, les lits et joints sont soigneusement cré|)is à la truelle et à pierre vue, au fur et à mesure de Texéculion. Le couronnement est foi-mé par des moellons choisis parmi les plus t^suliers ou par des moellons posés en hérisson.

Perrc à couromwment incline. — Si la direction de ce couronnt^uent o>it inclinée, comme le dessous de la dernièri' assise doit suivre cette direction, la pente sera rachetée pA'' des redans terminés par un moellon un peu plus fort et placé de telle façon qu'il ne corresponde pas au joint du moellon inférieur et le découpe au contraire d'au moins 10 centimètres (fig, 59).

On a Boin de ménager derrière le perré, surtout dans les tranchées pouvant donner de rhumidiié, un blocage en cailloux, comme cela a éti^ dit ci-dessus, pour recueillir les eaux provenant des terres et les conduire dan» des barbacanes

Pcrrc a couronncTncnl mclme .

■■'.'i'i'i'l'i'^vw^^^

Fio. 59.

ménagées de distance en distance dans la maçonnerie du fossé.

Les perrés à pierres sèches sont faits, comme parement, avec autant de soin que les perrés à mortier; ils sont quelquefois exécutés à joints incertains et, dans ce cas, les moellons sont placés de manière à ce que leurs plus grandes dimensions soient toujours perpendiculaires aux talus ou aux faces de parement.

Les interstices entre chafjue moellon sont remplis d'éclats de pierres longs et plats, enfoncés au marteau, de façon à ne laisser aucun vide excédant la largeur d'un joint. La queue des moellons est régulièrement encastrée dans le matelas de blocage ou de gravier sur lequel s'ap]>uie le perré. Après leur exécution, on répfind î>ur la surface dos perrés à sec une couche de terre légèie ou sahie tin qui, en s'introduisant dans les joints, en garnira le vide.

Ferre en arceaux. — Perré en chevrons. — Les perrés peuvent prendre diverses formes, selon les circonstances. Si, par

exemple, les matériaux ne sont pas suffisants pour faire un revêtement général du talus sur toute sa longueur, soit eu déblai, soit en remblai, on donne alors aux perrés la form^ de voûtes de dimensions et de formes diverses, ou mém«' encore la forme de chevrons (/?</. 60 et 60 bis). On donne aux

PciTc en arceaux

Fio. 60.

arceaux ou aux branches des chevrons une largeur d'au moins 1 mMre et une épaisseur de 0",35 à 0™,50, soit environ deux

Ferré en chevrons

F.... (iO hh.

assises de moellons ; de distance en distance on place un moellon formant boutisse ou parpaing, afin de donner à

l*enseinble un peu plus de liaison. On réserve pour les parements les moellons les plus réguliers.

La partie des talus comprise entre les arceaux ou les chevrons, de même que la partie supérieure de ces talus, peut être semée ou gazonnée. Il n'est jamais prudent d'y faire des plantations, les racines pouvant plus tard pousser au renver sèment des maçonneries ou, tout au moins, en déformer les parements.

I/Étcit, qui a construit le chemin de Utr de Chagny à Auxonne, dans les plaines submersibles de la Saône et de la Dheune, a fait établir des perrés et des clayonnages pour protéger contre les corrosions des eaux, certaines parties des

lYofil en Lravcrc indiquant les corrosions du ulus el 1 eLabhsscment du pcrpé.

Ai.^ Jirrjin rà^(ur<^L i^7§ §Q)

Fio. 61.

remblais atteignant en plusieurs endroits une hauteur de r» mètres au-dessus du terrain naturel.

Un fossé de 3 à 4 mètres de largeur en gueule a été luéuagc* de chaque côté au pied du talus pour Técoulement des eaux provenant des terrains avoisinants.

l^ ligne, dont la direction générale de l'est à l'ouest est à peu près normale au courant de la Saône, forme ainsi une sorte de barrage en temps de crues. On comprend ({ue, dans ces conditions, les remblais soient exposée à l'action corro-

sive des eaux en temps d'inondation. Le talus d'amont (c^të gauche) surtout, ayant à résister non seulement à l'action directe du courant^ mais encore à celle des vagues poussas par le vent du nord, a été, en plusieurs points, plus particnlièrement attaqué, ainsi que le ballast, comme Tindique, du reste, le profil ci-dessus acef(fig, 61).

ElévaiioD d'uTi perre

C'est dans ces conditions qu'on a construit un perre maçonné à pierres sèches de Q™,30 d'épaisseur suivant b'd, dont la fondation a été descendue environ à 20 centimètres en contre-bas du fond du fossé. Le couronnement a été arasé à peu près au niveau des plus hautes crues connues sur du remblai rapporté et pilonné d£f. Le pied a été ensuite protégé par un massif d'enrochements remplaçant ainsi le revers 6 du fossé enlevé pour établit la fondation du perré.

La figure 61 bis montro l'élévation de ce pefré aux abords d'un pont de décharge.

Ces travaux ont produit les meilleurs résultats et ont parfaitement résisté aux crues qui sont survenues ultérieurement.

Ils ont été exécutés sur une longueur de 3. 100 tnbi.

Représentant une surface d'environ 20.700**

Ont nécessité un cube de maçonnerie de 6.200"^

Et donné lieu à une dépense totale de 87.400 fr. »

Y compris serais des surfaces de talus rapportés environ 1 .aoo »

Ce qui fait ressortir un prix moyen par mètre

cube de j4 jq

Et par mètre carré de surface perreyée 4 20

Qajoimages. — Le talus droit de la ligne de Chagny à Auxonne (côté aval), quoique se trouvant à l'abri des vents du nord, a éprouvé, lors des inondations de 1888, de sérieuses dégradations provenant du clapotis des vagues, par suite du séjour prolongé des eaux.

On y a fait exécuter, en même temps que les perrés cidessus, des clayonnages disposés comme l'indique le croquis ci-après Ifig. 62).

Flan indiquant la disposition d'ensemble des ckyonnagea

Axe^de lê Jigfne ^

S^I^UiiiMÉiWU

Fio. 62.

Ces clayonnages sont placés en écharpe sur le talus, par zones de o mètres de longueur chacune, mesurée parallè-

CONSTKL'CTIO.N

lement à l'axe de ja ligne. Leur direction est telle que les extrémités de chaque clayonnage s'appuient sur le talus en deux points distants verticalement de 0™,66.

Les clayonnages d'une même zone sont parallèles; leur espacement horizontal mesuré perpendiculairement à Taxe de la ligne est de i mètre«

Dans deux zones voisines, les clayonnages sont inclinés en sens inverse. I^es extrémités des clayonnages, sur la ligne

Détail d'un clayonnage. Elévation

Fio. 63.

séparalive de deux zones, sont disposées de manière que celle d'un clayonnage d'une zone corresponde à peu pi-ès au milieu de l'intervalle compris entre les extrémités de deux clayonnages voisins de la zone adjacente.

Les clayonnages inférieurs parlent du pied du lalus, et le< supérieurs s'arrélent à une ligne horizontale tracée sur le talus à peu près au niveau des plus hautes eaux.

Chaque clayonuiige fij, 63) est composé de liiquel:? dis-

PLATEFOUME 161

tants horizontalement de 0'",55 d'axe en axe, reliés par des clayons sur 0™,60 de hauteur, de façon qu'un clayonnage complet, sur une même zone, d'une extrémité à l'autre, comporte environ 10 piquets.

Les piquets sont en chône, charme, orme, frône, acacia ou bouleau, de 2 mètres à 2™,50 de longueur ; ils sont battus à la masse ou au maillet de façon à leur faire prendre une fiche d'environ 1°*,30 à 1™,80 et à ne présenter ainsi qu'une saillie uniforme de 0™,70 sur le plan du talus.

Les piquets sont ronds, de 0"»,05 à 0",075 de diamètre moyen, ou demi-ronds, ou bien triangulaires, de 0»,1 8 à0»,27 de pourtour moyen [fig. 64). La partie enterrée de ces piquets

Piquets

oj8 a (7,27 ^^ pourtour

Fio. 64.

est passée au feu de façon que la surface du bois soit légèrement carbonisée.

Les piquets sont entrelacés par des verges, ou clayons en chêne, bouleau, aune, saule ou osier ayant de 3 à 5 mètres de longueur et un diamètre de 2 à 4 centimètres à leur gros bout. Deux clayons superposés doivent toujours passer de part et d'autre du môme piquet; chaque clayonnage comprend ainsi au moins 10 brins principaux sur la hauteur de 0™,60.

Les verges ou clayons doivent être droites, flexibles et garnies de leurs menues branches. Los clayons supérieurs sont maintenus, à défaut de crochets naturels par dos chevilles en chêne traversant la tête des piquets, ou par de fortes pointes.

Le battage des piquets est complété après l'exécution des clayonnages, de façon à serrer un peu plus fortement les clayons les uns contre les autres.

Ce travail, exécuté comme il a été dit ci-dessus, a été payé

COSSTRrCTIOSr ET VOIR. 11

à raison de 0 fi*. 90 le mètre courant, la longueur de chaque clayonnage étant mesurée horizontalement entre les axes des piquets extrêmes.

Ces clayonnages ont produit un assez bon résultat ; mais^ au point de vue de la parfaite solidité d'un talus de remblai attaqué par les eaux, il est préférable d'avoir recours aux perrés, malgré la différence relativement élevée du prix de revient.

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