OUVRAGES D'ART EXCEPTIONNELS
On entend par ouvrages d'art exceptionnels ceux qui sortent «les types courants et font pour la plupart, par leur importance, l'objet d'un projet spécial dans le projet général de la ligne. On les divise en trois catégories :
Les grands ponts ;
Les viaducs ;
Les souterrains.
§ 1. — Grands ponts et viaducs
Les grands ponts et les viaducs se construisent partout de la même façon, aussi bien pour une route que pour un chemin de fer. On ne parlera donc pas ici de la construction proprement dite de ces ouvrages que Ton trouvera détaillée dans d'autres traités, mais on dira quelques mots seulement des circonstances où il convient de recourir à l'emploi des viaducs et de la dépense qu'entraînent ces ouvrages.
Quand on doit franchir, à une grande hauteur, une vallée profonde, on ne peut le faire qu'au moyen d'un remblai ou d'un viaduc. La surface du vide à franchir dans cette circonstance est la mesure de l'efTet utile de l'ouvrage à établir, mais n'est pas précisément proportionnelle à la dépense qui en résulte. Il faudrait pour cela pour le remblai, par exemple, que son cube fût proportionnel à sa surface d'élévation, c'est-à-dire que sa largeur fût constante, alors qu'elle croît avec la hauteur, par suite de l'épanouissement des talus. La dépense serait donc plutôt proportionnelle au cube qu'au carré des dimensions homologues de deux vides semblables.
Pour les viaducs, la proportionnante de la dépense de la surface d'élévation est plus rapprochée que pour les terrasseoients, et on peut dire que l'application de ce moyen de conapartiison donne des résultats suffisamment approchés, surtout quand il s'agit d'une évaluation d'avant-projet.
CONSTRUCTION BT VOIl. 16
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