‹ Chemins de fer, construction et voieChapitre 75 sur 113 · CROISEMENTS DOUBLES · texte numérisé non relu

CROISEMENTS DOUBLES

Quand les deux files de rails de la voie M coupent les deux files de la voie N, on a ce que Ton appelle un croisement double (fig. 201).

Ce croquis représente le type adopté par la Compagnie

Paris-Lyon-Méditenanée et indique un croisement à l'angle de 0»,13.

La pièce obtuse du croisement s'obtient au moyen duu

P.-L.-M. Angle, 0-,13.

>.^. -Ub*-^, -TBj.i

Traira

FiG. 201.

rail coudé, et les retours aigus qui remplacent les pattes Je lièvre s'établissent au moyen de pièces semblables aux pointes de cœur des croisements simples.

La ligure 202 représente le type adopté par les réseaux d'Orléans et de TKtaL

Pour guider le mouvement des roues à rapproche de la

Orléans et État. — Angle, 0",10.

ûMiaM*

pointe, on place de chaque côté, intérieurement, un contr*^ rail qui retient la roue conjuguée pour permettre à l'essieu •!'' suivre la même voie; ce contre-rail est coudé au droit delà pointe mathématique du croisement, de façon à ménager un passage en avant de la pointe symétrique oj)posée.

SUPERSTHUCTLKE

II existe, comme on le voit, un espace plus ou moins grand entre la pointe mathématique et la- pointe réelle du croisement où les roues d'un même essieu ne sont plus guidées par rien. Cette lacune, (pii diminue quand Tangle du croisement augmente, peut constituer théoriquement un danger de déraillement ; mais néanmoins, pratiquement, quand Tarrêt et la remise en marche n'ont pas lieu sur Tappareil mêrae, la vitesse acquise suffît à empêcher les roues des véhiciiles de prendre des directions différentes.

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