PLANCHE K
métallique (ou plaque circulaire^ muni cruue IraveiV»de voies droites ou recUmgulaires pour recevoir les d*ux essieux d'une voiture, les extrémités de ce véhicule pouvant déborder léiîorement de chaque côté.
Cette plaque est montée sur un hàti métallique louriiant sur un pivot central au moyen de galets coniques ajusl»''s au pourtour sur un chemin de roulement circulaire, reposani lui-mt^me sur un plateau inférieur dit plateau dormant srrvant de fondation à lappareil. Ce dernier plateau est srénéralement en fonte ajourée posé sur un massif de béton ou tW sable soigneusement pilonné; son noyau central fonnaut une espèce de moyeu est destiné à soutenir le pivot de Vn]^ pareil. Le tout est entouré d'une sorte de cuve en foule ass^z épaisse pour former Tenveloppe de la fondation et retenir I^ ballast de la voie courante.
Supposons les trois voies 1, 2, 3(/îg. 225) traversées par h ligne AA', et munies chacune d'une plaque tournante à si
rencontre avec cette dernière. Si on veut f.iine passer le vagon V sur l'une quelconque des voies 2 ou 3, on ramène d'abord en V sur la plaque T^, à laquelle on fait subir un mouvement de rotation de dn^^-, suivant l'indication d»* la flèche, et on le fait passer en V^; puis, au moyen d'un mouvement analogue de la plaque Tj, p,^ oo> on fait passer ce vasoii
à volonté dans la direction de la voie 2 ou 2'. Si, au |contraire, on veut lamener immédiatement sur la voie 3, on le fait passer directement de la position V* à la position V^.
Nî '/
Ai
Plaque tournante à rails discontinus. — Les plaques tournantes sont en fonte ; les rails sont en acier. Ceux-ci se
croisent comme dans les traversées droites ordinaires, ce qui fait que les plaques sont parfois à rails continus, pour la voie principale avec interruption et une légère surélévation pour ceux de la voie traversière, ou à équerre, c'est-à-dire à rails interrompus à la croisée de chaque file de rails [fig, 226).
Ces deux dispositions ont leurs inconvénients, par suite des chocs qu'éprouvent les plaques de la part des roues des véhicules qui les franchissent en vitesse ; dans la disposition à rails continus, par suite de la surélévation de la voie traversière, ces chocs sont encore plus sensibles, si la plaque n'est pas parfaitemont en place. On évite d'en poseractuellemenlsurles voies principales ; les plaquesà rails discontinus se posent généralement sur des voies secondaires ou des voies de marchandises. En général, ces appareils sont vite détériorés;
aussi les remplace-t-on par des chariots roulants, sur les voie« principales, comme nous le verrons ci-après, surtout si on a besoin d'assurer un service journalier d'échange ou d'addition de voitures à un train quelconque.
Les plaques tournantes sont munies d'un verrou articulé nommé valet, qui se loge dans une encoche formée par une sorte de sabot en fonte, plaré sur le bord extérieur de la cuve au droit de chaque voie, mais ne participant pas au mouvement de l'appareil et pouvant ainsi l'arrêter à volonté en regard de l'une ou de l'autre des directions. On trouvera ri-après les dispositions d'une plaque de 4™, 40, type d'Orléans [fig, 227) (Planche L).
Lesplaffues tournantes pour les voitures ont généralement .3™,7.H et 4™, 40 de diamètre; cette dernière dimension est la plus courante; on en fait aussi de îi mètres; l'Orléans a des types de 6™, 20 et 6",70pour tourner les machines.
Mais on ne peut, avec ces dimensions, tourner les machines qu'isolément, sans leur tender, ce qui, par conséquent, exige
FiG. 2ÎG.
Plan.
Coupe suivant ABCD.
Fio. 227.
Plaque tournante de 4-,40 (Orléans}, PLANCHE L.
Plan.
A^*;.ir%
Fio. 2?8.
Pont tournant (le 12 mètres Orléans).