HEURTOIRS
Dans presque toutes les gares on établit des heurtoira destinés, comme l'indique leur nom, à arrêter les vagons sur les voies de garages ou de remisage. Ils se placent généralement h. l'extrémité d'une voie n'ayant qu'une issue, et dite <\ cause de cela voie en ciil-dcsac. Ils doivent pouvoir résister au choc d'un vagon laissé par une machine en manœuvre et ne sont pas faits pour les locomotives.
Ils se composent, le plus souvent, d'un massif de terre soutenu par de forts poteaux assemblés verticalement au moyen de rontrefiches avec un châssis fixé dans le sol. Ces poteaux sont également reliés entre eux h hauteur des t<impons par une double moise solidement boulonnée ; des madriei^, ordi-
nairemeul de vieilles traverses, sont cloués par derri^r^ horizontalement, de manière à former une cloison pour ret^ nir le massif de remblai complétant ainsi l'api^areil [fig. 232.
Taquets d'arrêt mobiles. — Quand des vagons sont lai>>-' vides ou chargés sur des voies de remisage, il est à craiivli' qu'ils ne soient mis en mouvement par un choc quelc onqu»^ ou même sous Tinfluence du vent, s'ils sont vides; on in^tiJlr alors sur la voie des taquets d'arrêt mobiles pour retenir « j^vagons.
Ces taquets sont constitués parfois au moyen d'une travers»* en bois un peu moins longue que Técartemenl de la vuie. afin de pouvoir se replier au moyen d'une charnière adapl»rt à chaque extrémité, sur le rail, en se longeant entre les bordintérieurs des champignons, quand le taquet est abai^^^ atln de livrer passage au vagon.
Le plus souvent ces taquets sont composés d'une forte lam^ de tôle T se relevant ou s'abaissant dans le sens traasvtM>^ù
au moyen d'une charnière ce fixée au rail de chaque file ^/î//. 233). Cette lame de tôle est renforcée d'une fourrure, afin d'augmenter aussi son assiette sur le champignon du rail, et son profil est concave, dans le sens de la voie, de façon à épouser la forme de la roue et l'arrêter ainsi moins brusquement. On en place ainsi un sur chaque file pour arrêter les deux roues à la fois et éviter les efforts dissymétriques qui se produiraient sur Fessieu, s'il ne trouvait d'obstacle que d'un côté. On peut retenir ces taquets relevés au moyen d'une tringle qui les maintient à l'écartement de la voie.
AUMEHTATIOH EN EAU DES lUGHINES
Gmes hydrauliques. — Pour l'exploitation d'une ligne de chemin de fer, il est indispensable de procurer à la machine l'alimenlation d'eau qui est nécessaire à sa marche. Le tender porte son approvisionnement de charbon et d'eau ; sa caisse à eau contient habituellement 5à 6 mètres cubes pour pourvoir à la marche d'un Irain ordinaire de marchandises pendant environ une heure et demie correspondant à un parcours moyen de 25 à 30 kilomètres, d'après lequel est réglé généralement l'espacement des prises d'eau d'alimentaticm.
Néanmoins, sur les grandes lignes parcourues par des trains à marche rapide, l'approvisionnement de combustible est un peu plus considérable, car les trains s'arrêtent moins souvent : les trains rapides Paris-Marseille changent de machines environ toutes les deux heures, le premier relai esta Laroche, après un parcours de 135 kilomètres effectué en deux heures et quart.
l/alimentation se fait généralement par une prise d'eau nécessitant l'installation d'une machine actionnant une pompe d'aspiration et de refoulement et d'un bAtiment servant, s'il y a lieu, de logement au mécanicien de cette machine ^\\^, Le choix de l'eau est très important : il faut être assuré d'al)ord d'en avoir en tout temps et, d'autre part, il faut que cette eau soit de bonne qualité et ne contienne pas de
matières étrangères ou de résidus sulfatés pouvant dét»^rioier les organes des chaudières. Cette cjuestion doit, par con^quent, être l'objet d'uni? étude et d'un examen sérieux qui sont faits par les soins du service du matériel lixe.
L'eau est ensuite amenée par une conduite de refoulem**!]: dans un réservoir composé d'une cuve en tôle de 5 à 6 u ' h mèlres d'épaisseur et de iOO, 200, 300 mètres cubes, sui^^ioi l'importance de la ligne, disposée sur une tour creus*» ^i maçonnerie d'une hauteur de 4 à 5 mètres au-dessus da niveau du rail, de façon a donner une certaine pression a l'écoulement.
La distribution se fait dans chaque gare suivant les besfiin< du service. lies tenders s'approvisionnent au moyen d'un? grue hydraulique ; c'est ordinairement une colonne en foime de potence dont le bras horizontal est mobile, placée avec on»' cuve de vidange à l'extrémité du trottoir de chaque voie,!' façon à ce que, pendant l'ari-ét du train en gare, le mécanicien puisse renouveler sa provision d'eau; un robinet ph-r sur le socle de la grue règle le débit. L*axe du bras de la finie est à la cote 3", 40 au-dessus du rail.
FOSSE A nOUER LE FEU
Pendant que le lender stationne sous la grue pour prendn l'eau nécessaire à l'alimentation de la chaudière, le mécanicien pique le feu de sa machine et nettoie son cendri?*:. Ces opérations ne peuvent se faire en marche ou en pleinevoie à cause du peu d'espace entre le cendrier et le ballant • l aussi parce que les escarbilles pourraient brûleries travers^-: ce travail se fait alors aux divers stationnements.
On établit à cet effet, sur la voie et en avant de chaqu» grue, à une distance déterminée par la position respect iv.de la machine et du tender, une fosse dite fosse à pitjucr û feu [fig. 234).
Ces fosses sont formées de murs, qui ont généralement 1",0d de hauteur sur 0",50 d'épaisseur, reposant sur uncouche de béton de 0"^,50 et sur lesquels sont établies de»
lonciines supportant les rails; elles ont généralement i^,2o de largeur et environ 12 mètres de longueur; à Tune des extrémités se trouve \m escalier de 4 marches placées de façon à laisser au fond, entre la dernière marche et la paroi opposée de la fosse, une longueur d'environ 11 mètres. A
FiG. 234.
Textrémilé opposée à l'escalier on ménage, dans l'épaisseur du mur, une niche pour placer la lanterne du mécanicien, eu cas d'exécution du travail pendant la nuit. Enfin, le fond est disposé généralement avec une légère concavité et une légère pente, ce qui permet à Teau de s'écouler par un orifice disposé à cet effet dans le radier, et de noyer plus facilement les escarbilles provenant du foyer.