RAILS. 1S
tribue aux rails de cette former est la grande ré* sistance qu'ils présentent sous un poids peu considérable, et l'économie qui en résulte lorsque le fer est cher et le bois à bon marché.
Les rails du chemin de Berlin à Francfort pèsent a4^,8o par mètre courant.
Ceux du chemin de Bade, a6^%23.
Ceux de Magdebourg à Leipzig, 20 '^^Si».
Ces derniers sont trop bas, et les mentonnets des roues portent quelquefois sur la tête des vis ou des crampons. Us ont les inconvénients de tous les systèmes à longrines, et de plus ils sont très-étroits à la tête, ce qui tend à creuser rapidement les bandages des roues.
Le rail américain devient maintenant d'un usage Rail
ainéricaio
général. Sa forme est très-variable ; tantôt elle est trop écrasée, d'autres fois trop élancée. Sur quelques chemins, notamment sur ceux de la Silésie, sa forme n'est pas symétrique, il présente à Tintérieur de la voie un renflement en forme de lèvre, et, par suite, il ne peut pas être retourné. Il est porté, sur quelques voies des anciens chemins, par des longrines, et fixé au moyen de vis à bois; main^ tenant on le pose partout sur des traverses, quoique sa forme soit peu convenable pour résister à un ef-
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fort vertical ; on Tattache aux traverses au moven de crampons en fer; un certain nombre de ces crampons sont quelquefois engagés à mi-fer dans des entailles pratiquées sur les bords de l'empattement , pour empêcher le rail de marcher dans le sens du mouvement des machines. T>es bouts de rails, à chaque joint, sont supportés par une plaque en fonte, et le plus souvent en fer laminé, dont le poids est d'environ 5^^ dans le premier cas, et de i,5 à 2^^ dans le second; elle est armée de rebords, dont la saillie est égale à la hauteur des bords de l'empattemefit, et elle est percée de trous carrés dans lesquels passent des crampons qui l'assujétissent sur la traverse ou la longrine, en même temps que les rails. Le coussinet remplit une double fonction : il prévient le déplacement des bouts de rails dans le sens latéral , surtout dans les courbes, et il les empêche de s'incruster dans la traverse, sous le poids des machines et des voitures. Les ingénieurs allemands attribuent à ce rail un avantage auquel ils attachent beaucoup d'importance^ c'est de rapprocher, autant que possible, le point d'application de la charge de la traverse, qui, par suite, a moins de tendance au renversement , Teffort qui la sollicite agissant à l'extrémité d'un bras de levier moins long. Sur le chemin de fer de Bonn à Cologne, les joints sont maintenus par des coussinets en fonte et des coins en bois.