FIAIS
d*entreUen et de
sarteiUtnee
(y coRmris rentretien
des bâtiments ).
Année 4&I3
■te
fir. c.
Année
tr. e, 4,863 89
Les nombres qui précèdent ne sont qu'approximatifs et ne sont pas rigoureusement comparables entre eux d'une année à l'autre ; les matières sont assez généralement mal distribuées dans les compotes-rendus aux assemblées générales , et il n'est pas toujours possible de grouper exactement ces dépenses par nature; en outre ^ les résultats relatifs à l'année 1 844 sont empruntés à des documents qui
38â EXPLOITATION.
ne sont eux-mêmes que des extraits de ces comptesrendus^ et ils peuvent renfermer quelques éléments que j'aurai cru devoir négliger pour Tannée précédente. Néanmoins, on peut admettre que, sur les chemins de fer allemands , les frais d'entretien de la voie de fer, des terrassements, ouvrages d'art et bâtiments et de surveillance de la voie, varient annuellement de 1 ,5oo fr. à 2,5oo fr. en moyenne. Le chemin de fer d'Ëlberfeld à Dusseldorf dépasse seul la limite supérieure , à cause de son plan incliné , dont le câble et les poulies exigent un entretien coûteux.
Écartement ^^^ gardes-ligne sont généralement très-multi- .^^^,. plies sur les chemins allemands; il est nécessaire
gardes -ligne. ^ '
de les rapprocher plus que partout ailleurs, à cause de l'absence de clôture , et surtout à cause du système de signaux télégraphiques dont on fait généralement usage pour régler la marche des convois.
J'ai constaté sur plusieurs chemins les résultats ci-joints pour l'écartement moyen des gardes-ligne.
Breslau à Oppeln 82(i mètres.
Breslau àFreiburg 622
Berlin à Francfort S. 0 1,015
Magdebourg à Leipzig 941"
Magdebourg à Halberstadt 90i
Saxon-Bavarois 1,156
L'écartement est réglé sur Télévation et la netteté des signaux,
Les gardes-ligne sont sous les ordres de piqueurs Piqtieiira qui sont chargés de sections de i o à 1 5 kilomètres de coudacteam longueur^ et ceux-ci sous les ordres de conducteurs auxquels on donne le titre di ingénieurs de section, et dont les att ribu tions s'étendent sur utlê longueur de 3o à 60 kilomètres.
Je reproduis ici deul règlements des cheinîàS de fer de Hannovre, qui feront connaître en détail les fonctions dont ces agents sont chargés sur las chemins de fer allemands.
2Mtrtu:tion8 pour les piqtieurs (m chefs^ardeS'ligne des ehen^ lèc^eaieiit
de fer de Hannovre. ' .^^
Abt. r'. — Hiérarchie et domicile.
Les sopéneuïs du piquénr mat : -
V Le tshef de station ;
2<* L'ingénieur de section on son suppléant;
3*" Les employés inférieurs de l'exploitation ;
4"* Les membres de la direction royale des chemins de fer.
Le domicile du piqueur est fixé par la direction. — H ne doit pas quitter sa demeure pendant la nuit , hors de son service , sans que son supérieur immédiat en soit prévenu , et il i^ doit pas s'éloigner de sa section sans permission écrite.
Abt. 2. — Fonctions.
Le piqueur est chargé de maintenir sa section de chemin en bon état d'entretien , et d'y faire la police conformément aux instructions générales ou spéciales qui lui sont données. — 11 est chai^ de veiller à ce que les gardes-ligne accomplissent tous les devoirs tracés par les instructions de service qui les concernent» à ce qu'ils aient une bonne conduite , et s'abstiennent plus particulièment des excès de boisson , enfin , à ce qu'ils s'occupent toujours utilement sur la voie, ainsi que les ouvriers auxiliaires qui leur son^ adjoints.
Le piqueur doit avant toute chose connaître exactement les înstnictions des gardes-ligne, et veiller à ce que tout y soit conforme.
Art. 3. — Ouvriers.
La section du piqueur est partagée en subdivisions , dont duh cune est confiée à un garde-ligne ; les ouvriers auxiliaires nécessaires pour l'entretien de la voie lui sont donnés par ringénienr de section. — Dans les cas particuliers où les bras mis à sa disposition sont insuffisants , il doit en référer à Tingénieur de section et se conformer à ses ordres. — En cas de péril imminent, il est autorisé à prendre d'urgence les ouvriers auxiliaires nécessaires; il doit aussitôt en donner avis à son chef. — Dans le cas où un garde-ligne serait malade ou hors d'état de faire son service , il doit pourvoir à son remplacement immédiat par un suppléant de son choix. — Il est chargé de fixer le temps du travail de nuit et de jotrr des gardes-ligne placés sous ses ordres, et particulièrement de régler à tour de rôle le service des rondes de nuit; il doit tenir un état de leur conduite en y mentionnant les punitions qu'ils ont encourues , et le soumettre à la fin de chaque mois à FiDgénieur de section. — Tous ces rapports et avis sont transmis à l'ingénieur de section, et en son absence ou dans un cas pressant à un autre chef de service , suivant l'urgence.
Abt. 4. — Surveillance du chemin.
Le piqueur doit surveiller sa section avec le plus grand soin , déterminer les endroits où les rails ont besoin d'être relevés, et y placer les ouvriers nécessaires. Il doit , toutes les fois que «es antres occupations le permettent, vérifier exactement le niveau et l'écartement de la voie , et pourvoir à toutes les rectifications nécessaires. Il doit, en service régulier, parcourir à pied sa section au moins une fois par jour, et pendant cette visite générale contrôler le service des gardes -ligne , entendre leurs rapports, inscrire les ordres de service dans leur carnet , vérifier fréquemment ce carnet , noter le nombre des ouvriers auxiliaires , examiner les terrassements , ouvrages d'art et voies de fer en détail , et s'assurer que les montres des gardes-ligne sont bien réglées.
Art. 5. — Suite du précédent.
Il transmet aux gardes-lignes tous les ordres extraordinaires, et les porte, en outre, à la connaissance des gardes et ouvriers auxiliaires.