SECTION. — EXPÉDITIOIT ET DES BAGAGES ET DI
§ 1. Expédition.
L'une des branches principales de l'e^ploitatioci d'un chemin de fer, et l'une de celles qui réclame le plus d'ordre et le plus de soin, est l'expédition des voyageurs , bagages et marchandises ; elle comprend l'enregistrement et la distribution des billets ou bulletins, la livraison des bagages et marchandises à toutes les stations, l'enlèvement et la livraison des marchand ises à domicile ou camionnage , la ■ confection des lettres de voiture, le contrôle en route , aux stations et au bureau central, etc.
kik EXPLOITATION.
de Leipzig Ces diverses parties du service ont été Tobjet àDre e. j'^^^j^g particulières de la part de M. Busse, directeur du chemin de fer de Leipzig à Dresde , Fun des plus anciens et des plus importants de TAllemagne pour sa longueur et sa fréquentation; le système auquel la compagnie s'est définitivenieDt arrêtée a été appliqué sur la plupart des autres che» mins de fer allemands. En reproduisant en détailla description que M. Busse en a donnée, je ferai donc connaître quelles sont les règles généralement suivies en Allemagne pour toutes les parties du serrice d'expédition.
Je rappellerai d'abord que la longueur du chemin de Leipzig à Dresde est de ii4*"*,6; les stations sont au nombre de huit, et elles sont séparées les unes des autres par les distajices indiquées ciaprès :
idiom.
Leipzig »
Wurzen 2fc,0
Luppa 18,4
Oschatz 9,6
Riesa 14,7
Priestewitz 18,^
Niederau 14,7
Dresde 14,7
Total... 114,6
Le service comprend trois divisi vice des bagages, service des mar
1° Foya
A chaque station on doit délivi lions ; et comme il y a trois classef station 27 sortes de billets , et pou
Les billets de voyageurs pour • sont imprimés au nombre de trei l'indication , en gros (de trente a billet; de telle sorte que chaque 1 thalers égal au nombre de gros
feuilles arrivant de l'imprimerie, ■
à un employé de confiance qui ap; que feuille , et ensuite les livre ai ployé assermenté}, après les avoir tre spécial. Le conservateur doni gistre , et après avoir apposé son ment, en porte le compte sur un entre ses mains ; — il les délivre e s'être fait donner décharge sur f d^ billets inscrit les feuilles qu'il pour chaque station , et dont les ceux du préposé au timbre.
Chacun des préposés à la distribution des billets, reçoit du dépôt central , contre reçu, les billets dont il a besoin, et il en tient un compte spécial qui doit se balancer avec le registre correspondant du dépôt.
Le préposé à la distribution des billets ou receveur opère la balance de ses comptes, d'après la formule a" 2 (voir ci-après), por argent comptant, billets détachés de la souche, billets timbrés à Pavance et non employés mais portant encore le coupon. ( Les billets sont détachés d'un registre à ^uche et portent un coupon que les conducteurs déchirent lorsque les voyageurs prennent place dans tes voilures).
Le certificat est dressé en double expédition par le receveur, il est quittancé par le caissier principal pour l'argent comptant versé à la caisse , visé par un employé spécial chargé du contrâle pour l'annulation déGnitlve des billets timbrés et non employés et le
Cautionnement.
Moyens de contrôle.
Distribution des billets.
Forme des billets.
visa des billets détachés , etc., et enGn par le tenenr de livres pour rapprobation des écritures. Un double certificat reste comme décharge au receveur.
Les receveurs des stations où le versement à la caisse se fiait tous les jours doivent fournir, pour garantie de la recette journalière , un cautionoement de 200 thalers (742 fr.). Souvent un receTeor doit avoir pour 5,000 à 2,000 thalers de valeurs en billets entre les mains, mais cela est sans danger, car il ne peut réaliser ces valeon qu'en distribuant les billets à la station. 11 est facile de contrôler sa recette journalière par les billets remis par les voyageurs , et Ton peut fréquemment vérifier avec facilité et en quelques minutei rétat de ses comptes en constatant les valeurs , espèces et billets, qu'il a entre les mains. Pour faciliter cette vérification , on délivre les feuilles in-quarto de 30 billets, par paquets de dix feuilles attachées avec une ficelle^sachetée ; le receveur ne doit rompre les cachets qu'au fur et à mesure de ses besoins. Le cachet est apposé de telle sorte qu'il peut vérifier sans obstacle le nombre des feuilles avant de le briser ; aucune réclamation n'est admise pour des p^ quets décachetés.
Dans chaque bureau de recette il existe un certain nombre de casiers en bois, comprenant, chacun pour les 7 stations, sept cases subdivisées en 3 compartiments pour les billets des trois classes. Pour chaque train, le receveur prépare un casier dans lequel il place un certain nombre de billets tout prêts. Sur chacun de ces casiers est disposé un timbre , portant le numéro du train, le jour et l'heure du départ, et servant à timbrer les billets au fiir et à mesure que les voyageurs les demandent pour Tune queloon* que des stations ; cette manœuvre exige moins de temps qu'il n'en faut au voyageur pour donner son argent. S'il se présente un Toyifcgeur qui demande un billet pour le train suivant , le receveur le prend dans le casier suivant et y applique le timbre que porte ce casier et ainsi de suite, etc., ce qui permet de délivrer avec ordre et sans erreur des billets à l'avance. Les receveurs des stations intermédiaires , qui ont à délivrer des billets dans les deux sens opposés , placent , pour ne pas se tromper, les rayons à droite et à gauche suivant le sens des trains auxquels ils correspondent.
Le billet délivré au voyageur porte le numéro du train, qui doit frapper les yeux autant que possible, puisque c'est lui qui fournit le moyen principal de contrôle. —On peut adopter pour ces numéros une série annuelle, mensuelle ou hebdomadaire, et attribuer les nu*
inéros impairs aux trains qui vont dans un sens , et les numéros pairs à ceux qui vont dans l'autre sens. Le numéro d'ordre' constate que le billet est valable pour le jour et l'heure du départ correspondant, et empêche qu'il puisse êtve présenté pour un autre départ, ce qui permet de laisser au voyageur son billet, sans qu'il puisse en profiter pour un autre voyage.
En suivant la marche qui vient d'être indiquée pour délivrer les Relevés* billets , il est très-simple et très-facile pour le receveur d'inscrire sutistiques. dans un registre disposé d'après la formule n*" 3 , les résultats de la recette effectuée pour chaque train , et d'en fournir un extrait journalier pour le bureau central (formule n^ 4). Les rapports ou extraits qui sont envoyés de toutes les stations servent à tenir un registre général dressé d'après, la formule n» 5 , qui donne le résumé journalier du mouvement des voyageurs et de la recette, pour l'ensemble du chemin. — Ce registre général comprend 7 tableaux sur une même feuille , et chaque feuille correspond à une semaine. — Les totaux au bas de la page sont les totaux de la semaine. — On tient en même temps un état général et journalier du mouvement des marchandises , ainsi que nous l'indiquerons plus loin. On fait la récapitulation de cet état par semaine , par mois et par année. (Voir les formules page 424.)
Pour empêcher toute fraude qui résulterait d'intelligences entre précami^^iî les receveurs et les conducteurs, on exige de la manière la plus po- contre sitive que ceux-ci déchirent le coupon, qui tient aux billets, dès que ^ fwude. les voyageurs montent en voiture , et on les fait alterner pour le contrôle des diverses voitures pendant le voyage; de son côté, le receveur est tenu, immédiatement après le départ de chaque train, de porter en compte sur son journal les billets timbrés restés sans emploi .
Pour combattre la fraude de la part des voyageurs , on paye aux conducteurs une prime de 5 gros (0 fr. 60 environ) pour chaque voyageur qu'ils trouvent soit sans billets , soit avec un billet délivré pour une place autre que celle qu'il occupe, ou pour un voyage précédent.
Le voyageur a toute garantie jusqu'à la fin du voyage pour la Garantie place qu'il occupe, puisqu'il conserve son billet qui est devenu sa peur les propriété. Tout voyageur qui n'a pas de billet, ou qui a un billet ^^^^^^^^^ non valable, est par suite traité comme fraudeur, sans distinction
de personnes et obligé de payer le prix de la place qu'il occupe pour tout le parcours, hanoement On ne change un billet pour un départ ultérieur qu'en cas de es billets, maladie évidente, et qu'autant qu'il est reproduit avant l'heure du départ , qu'il est signé par le porteur , et que le coupon n'a pas encore été séparé. On peut, en suivant les mêmes formalités , changer un billet d*une classe pour une classe supérieure. Si le coupon est déjà détaché , ou si c'est pendant le trajet à une station intermédiaire que le voyageur désire passer d*une classe dans l'autre , il doit se pourvoir à cette station d'un billet de troisième classe , s'il est dans la seconde ou dans la troisième, et avec ce billet il est admis dans la classe immédiatement supérieure, s'il y reste de la place.
2° Bagages,
On n'emploie pour le service des bagages qu'un seul registre disposé d'après la formule n*" 6. Ce registre se compose de tranches horizontales partagées en quatre portions ou coupons qui sont séparés lorsqu'on enregistre les bagages , et qui sont ensuite rapprochés pour faire le contrôle. Dans la première partie , qui forme le talon ou la souche du registre , et qui reste entre les mains du receveur, on indique le nombre d'articles , le poids et la taxe de l'excédant de bagages ; la seconde, dans laquelle on indique seulement le nombre des articles, est remise au facteur des bagages qui accompagne le train. La troisième est le bulletin qui est remis au voyageur, et la quatrième est formée de six numéros que le facteur chargé de la réception et du pesage du bagage sépare les uns des autres et colle sur les divers articles. Dans les cas très-rares où un voyageur a plus de six colis séparés, ceux qui se trouvent en excédant, sont marqués à la main, bulletins. Le registre complet se compose de dix livraisons de dix feuilles ou cent numéros chacune , et par conséquent de mille numéros. Chacun de ces cahiers est attaché avec un fil et cacheté dans le bureau central , après qu'on a imprimé , au moyen d'un timbre à Tencre rouge, sur chaque coupon et sur chaque nombre, le nom de la station de départ. Le nom de la station d'arrivée est imprimé en noir et en caractères aussi grands que possible. Pour les points extrêmes de la ligne vers lesquels la plus grande partie des bagages est expédiée, le nom du lieu de destination est imprimé à l'avanœ
à rimprimerie ; mais, pour les stations intermédiaires , c'est le receveur qui l'applique au moyen d'un timbre. Il n'y a , par suite, pour le service des bagages , que trois sortes de registres à conserver en dépôt au magasin. Pour faciliter le contrôle du facteur , on adopte des papiers de différentes couleurs pour les registres des stations intermédiaires ; pour les bagages adressés des stations extrêmes pour les stations intermédiaires, les bulletins sont rouges. Cette diversité de couleurs accélère considérablement le service. Les cahiers ainsi préparés ne sont délivrés au receveur qu'en échange d'un reçu. Le receveur coupe à l'avance les feuillets dans les points où les coupons doivent être détachés les uns des autres , afin qu'il soit facile de les arracher au moment où le bulletin doit être remis au voyageur.
Le receveur dispose pour chacune des stations vers lesquelles Enregistreil peut être expédié des bagages, un cahier de bulletins. Quand un ment. voyageur se présente pour faire enregistrer son bagage, il doit commencer par présenter le billet qu'il a pris pour lui-même, et sur lequel le receveur applique son timbre et qu'il garde jusqu'à l'entier achèvement du bulletin de bagages. Pendant que les colis sont sur la balance , on marque le nombre des articles sur le talon, sur le coupon destiné au facteur , sur le bulletin et sur un nombre de numéros égal à celui des articles ; on inscrit ensuite le poids et l'excédant de poids, s'il y en a, sur le talon et sur le bulletin; on colle sur les différents articles les numéros préalablement séparés des autres coupons ; on sépare le bulletin et on le remet au voyageur avec son billet. Cette manipulation est très-rapide; on se sert de crayon rouge pour faire toutes les écritures. On prend le billet du voyageur et on ne le rend qu'avec le bulletin de bagages pour éviter la confusion et la fraude ; dès que ce billet a été timbré, il devient impossible au voyageur de présenter son bagage à plusieurs reprises et de le faire enregistrer sous plusieurs numéros pour éviter de payer un excédant de poids. Les numéros qui n'ont pas été détachés pour être collés sur les articles, restent attachés au bulletin, et trouvent une application utile au moment de la distribution des bagages ainsi qu'on le verra plus loin.
Ainsi que les bulletins l'indiquent, dans le cas où les bagages auraient été perdus , la compagnie rembourse au porteur 1 thaler par livre (3f. 71 pour G^^g .467). Les voyageurs peuvent en outre assurer leurs bagages en payant 1/2 p. 0/0 du surcroît de valeur qu'ils déclarent et que le receveur inscrit sur le bulletin.
Remise Dès que le bureau des bagages est fermé, c^e8l>è-dire un pen u facteur, avant le départ du train, les coupons de la deuxième colonne sont séparés de la souche ; le receveur les remet au facteur, fait pour chaque station le compte des articles et Finscrit sur la feuille de station (formule n° 7 ou .7 bis) qui reste entre les mains du facteur depuis le départ jusqu'à l'arrivée. Cette inscription sur la feuille du facteur vaut décharge delà part de celui-ci.
Arrivé à la première station, le facteur remet la feuille de coupons formant feuille de route et les articles qui s'y rapportent à l'employé de la station chargé de recevoir les bagages ; il fiiit inscrire le nombre des articles qu'il reçoit en compte sur sa feuille et prend les nouvelles feuilles de coupons détachées des souches et des articles destinés aux stations suivantes. La même manœuvre se répète de station en station jusqu'à l'extrémité de la ligne. distribution. La distribution des bagages se fait dans un local disposé de telle sorte que les voyageurs puissent voir et reconnaître leurs articles sans cependant pouvoir les atteindre. Les bagages extraits' du >vagon sont rangés suivant la couleur des étiquettes et autant que possible d'après les numéros qui y sont inscrits, et sont délivrés aux voyageurs en échange de leur bulletin.
La possibilité que l'on ménage aux voyageurs, de reconnaître leurs articles et de les désigner au moment où on les décharge, filcilite la manœuvre. L'indication sur chaque numéro du nombre des objets appartenant à la même personne n'est pas moins utile, pour le classement des colis avant la distribution. Lorsqu*un voyageur ne veut pas attendre lui-même qu'on lui délivre son bagage, il peut donner son bulletin, après avoir inscrit son adresse sur les numéros qui restent ou bien au dos, à l'un des facteurs de l'administration portant une plaque et un numéro. 11 peut être sûr ainsi de recevoir très-promptement son bagage à son domicile; il peut également aller directement chez lui et envoyer ses domestiques prendre ses bagages. Les bulletins rendus en échange des articles sont rattachés aux coupons livrés par le facteur du train, et renvoyés à la station d'où ils sont partis. Là on les rattache à la souche et on reconstruit le registre, ce que l'on pourrait également faire au bureau du contrôle. Cette reconstruction des registres sert de vériGcation pour tout le mouvement des bagages, décharge la compagnie de sa responsabilité, et donne les éléments de la recette pour excédant de poids.
Dans le cas où un voyageur viendrait à perdre son bulletin, le Bnlletins préposé de la compagnie ne doit lui délivrer ses artides que dans égar^. le cas où il est sufûsamment connu, et après lui avoir fait signer une déclaration par laquelle il reconnaît qu'ayant égaré son bulktin U a reçu de la compagnie les articles de bagages désignés par le numéro et la destination qu'ils portent ; il certifie en outre que sa déclaration est sincère et véritable, et s^engage en son propre nom à répondre personnellement pour toute r^Iamation qui * pourrait être adressée à la compagnie sur la production de ce bulletin. Lorsque le voyageur est inconnu, il doit se faire cautionner par une personne connue qui signe sur le revers de cette déclaration, ou se faire reconnaître par tout autre moyen. Cette déclaration inscrite sur une formule imprimée de la même forme et de la . même dimension que le bulletin est attachée à la souche en son lieu et place.
La recette pour excédant des bagages est portée chaque jour et à chaque station sur le grand livre des transports. Cette inscription est faite en un seul article sous la T\xhr\i{\x^ port payé (Jrancdttur)^ ce qui simplifie cet article de la comptabilité et donne lieu à un nouveau contrôle.
La compagnie du chemin de fer de Leipzig à Dresde se loue beaucoup de ce système d'expédition des bagages, qui présente une grande sécurité pour les voyageurs et pour Tadministration. Il est assez expéditif pour qu'à Fépoque même de la foire de Leipzig, où chaque train comprend quinze à vingt voitures de voyageurs» l'enregistrement des bagages ne demande pas plus de quinze à vingt-cinq minutes.
3® Marchandises.
La disposition des écritures est telle qu'à chaque extrémité un seul employé pour le départ des marchandises, et un autre pour ^^™P** l'arrivée, puissent tenir tous les comptes; en cas de presse seulement on leur adjoint des auxiliaires sans qu'il en résulte de perturbation dans le service. L'expédition des marchandises aux stations intermédiaires, où le trafic a peu d'importance, est confiée au surveillant en chef de la station. Le contrôle de cette partie du service se fait au moyen de registres dressés d'après la formule nii-« méro 8, et de rapports journaliers formule numéro 9,
Chacune des stations ayant des marohandlseï à expédier Yen
sept autres stations on commence, le premier de chaque mois, sept registres (n'' 8) pour les marchandises à petite vitesse, et sept autres pour les marchandises à grande vitesse parmi lesquelles on comprend le transport des équipages.
Ces registres sont clos chaque mois et envoyés au bureau central avec un résumé dressé d*après la formule numéro 10 ; ils sont revus et contrôlés avec les rapports journaliers.
Lettres Pour faciliter la remise des marchandises à la gare, la oom-
e voiture, pggnie délivre aux négociants , moyennant un prix très-modique, des formules de lettres de voiture uniformes, ce qui fait gagner beaucoup de temps pour le classement de ces pièces. Dans tous. les cas la lettre de voiture est obligatoire.
mfication Les marchandises sont remises entre les mains du préposé au pesage; celui-ci souligne tous les articles portés sur la lettre de voiture, quand il a vérifié le poids, la solidité de remballage, etc. Sur chaque article, on colle un petit bulletin sur lequel est imprimé en noir le nom de la station pour laquelle il est destiné, et en rouge celui de la station de départ, exactement comme pour les
'msS^'^" ^'^n^g^s; ce système est le meilleur moyen d'éviter des erreurs dans le déchargement des marchandises aux stations intermédiaires; on inscrit ensuite sur les lettres de voiture un numéro, courant à partir de Funité. Après que les articles ont été inscrits avec rindication de la marque, du numéro et du poids sur le régis* tre de pesées, les consignataires sont renvoyés au receveur pour payer le port, s'il y a lieu, ou recevoir le remboursement de leurs avances. Le préposé au pesage remet directement les marchandises au facteur du train, en spécifiant seulement le nombre; celui-d est responsable du chargement et du déchargement au lieu de destination.
Le receveur place les lettres de voitures destinées à chaque station dans une case spéciale , les inscrit d'après leur numéro sur les registres n"* 8, et porte dans les colonnes correspondantes les sommes reçues pour port payé , les sommes payées en remboursement , la taxe calculée d'après le poids , la distance à parcourir et la nature de la marchandise, et fait le total des deux derniers articles dans la colonne de la somme totale à recevoir. Il dresse ensuite des extraits des registres de chaque station, qui
Veuilles servent de feuille de route; celles-ci ^formule n° 11) sont remises
e roule, gy facteur avec les lettres de voiture.
Quand le dernier train de la journée est parti, les trois
colonnes du registre port payé , déboursé et total sont totalisées et inscrites sur le rapport journalier qui est envoyé au bureau central après que le receveur en a pris note sur son journal. Dans ce bureau , on porte à son compte en débit le port payé et en crédit le déboursé; les sommes à recouvrer à chaque station sont portées au compte de l'expéditeur de cette station en débit. De cette manière la comptabilité de toutes les stations, quelque nombreuses qu'elles puissent être , s'établit avec le plus grand ordre , et le compte de chaque expéditeur est toujours exactement débité et crédité. Il est évident qu'il s'établit de cette manière un contrôle direct , exercé non -seulement par le bureau central , mais encore par les receveurs qui doivent revoir tous les comptes qui leur viennent des autres stations. Ceux-ci doivent porter sur le rapport journalier toutes les sommes dont ils ont à faire le recouvrement pour les bureaux de départ. Cp dernier compte est toujours en retard de deux jours , c'est-à-dire que l'expéditeur porté , par exemple , sur son rapport du 16 les recouvrements dont il a été chargé à la date du 14 ; ce délai est nécessité par la longueur du chemin et Tordre des trains.
Les rapports journaliers servent à dresser un état journalier de la recette pour les marchandises d'après la formule n® 16 , exactement comme pour la circulation des voyageurs ; on doit retrancher de la recette totale du jour les déboursés qui , en dernier ré* sultat ne restent pas dans la caisse de la compagnie.
Les expéditeurs qui ne font que peu de recette en argent reçoi- Tcnt de la caisse centrale les sommes nécessaires pour le paiement des déboursés. Le règlement des comptes des receveurs pour les marchandises se fait comme pour les voyageurs , sur double certificat , et par envoi d'argent comptant ; un de ces certificats est envoyé au receveur avec la signature du caissier pour reçu de de l'argent et celle du teneur de livres pour approbation des écritures.
On emploie pour le service des marchandises la même feuille de station que pour les bagages ( formule n** 7); c'est sur ce bulletin que le facteur du train donne décharge des articles qu'il reçoit , en y faisant inscrire le nombre de ces articles.
A l'arrivée du train à chaque station , le facteur remet à l'employé, que cela concerne , la feuille de route , les lettres de voiture qui en dépendent, et les différents colis qui lui sont adressés;
{Contrôle.
Récapîtolft-
tion desreoettei
Règlement descomptei
Livraison des marchandises.
celui-ci est chart^é de délivrer contre quittance les a port a été pnyé , et de faire rentrer les sommes au cune des letlres de voiture pour lesquelles le port Aux extrémilés de la ligue où le mouvement des ma important, il y a une distinction complète entre les de départ et d'arrivée ; chacune a sou expéditeur ou cial et sa complabilité séparée.
La compagnie ne se charge du camioaunge qu't Dresde. L'expéditeur préposé à l'arrivée des marc pare aussitôt, d'après les indications des letlres é distribution des marchandises dans la ville ; il se de feuilles dressées d'après la formule n" 13.
Il inscrit sur une même feuille la quantité de conrenable pour la charge d'un camion ; il remet ce: aide spécialement préposé à la livraison des marcha ci les répartit avec les articles qui s'y trouvent insi différents facteurs, qui doiïent4Bs rendre après av( tributioD à domicile, et fait signer les destinataire! nière colonne. L'expéditeur retient les lettres de i toucher le montant des sommes qui s'y trouvent ini garçon de caisse , qui doit fournir un cautionnement
Aux stations intermédiaires , l'expéditeur envoii taire la lettre de voiture avec le hulletin d'avis n" 13 les articles que sur la présentation de ce bulletin acqi le paiement du prix de transport.
Les lettres de voiture ne spécifient que pour la fi dans lequel doit se faire la livraison ; l'expédition d( ses se fait toujours aussi rapidement que possible, et ordinairement qu'un petit nomhre d'heures depuis 1 elles sont enlevées au domicile de l'expéditeur jus elles sont délivrées au domicile du destinataire. On ment en t4te pour satisfaire aux prescriptions des loi à livrer dans trois jours, parce que tout voiturier c avec une lettre de voiture sans indication du délai d est passible d'une amende.
La compagnie garantit complètement toute perte < rie des marchandises. La banque de Gotha, par un particulier, assure la compagnie contre l'incendie mi très-faible prime , de telle sorte que celle-ci peut gan boursement de 50 thalers par quintiil ou 3,7)0 £r. pai
Gamionnago
Délai poul
le transport*
Assurance
les marchand!!
ou assurer la « 1ers (1/72,000) de voiture.
L'échange di le système qui fer de Hambou des compagnie versent, et qu( une lettre de ^ marchandises, ses avances mo Bambou^), les la plus simple lui sera attachi