‹ Chemins de fer dans la province de Québec [microforme]Chapitre 13 sur 16 · PS À · texte numérisé non relu

PS À

Es

ments No 72, des lettres dont les originaux sont déposés au département des Travaux Publics signées de la main de M. Mercier, et reconnaissant qu'il a fait des promesses à divers chemins de fer, dans lesquels M. Beemer se trouve intéressé, pour un montant de $272,- 920,00. J'ai ici à la main tous les détails avec indications des chemins et des montants qu’il a promis dans chaque cas. On trouvera la preuve de mes avancés en référant aux documents en question. Le chemin de fer de Québec, Montmorency & Charlevoix en particuiier

figure pour un montant bien au-delà ;des

100,000 mentionnées en l’acte de 1895 que je viens de citer, et qui a donné lieu déjà à certains commentaires bien injustes à l'égard du gouverne:nent Conservateur.

Les chiffres que je viens de donner, M. l’Orateur, pour indiquer la part de responsabilité de chaque gouvernement, peuvent être un peu fastidieux, mais ils n'en sont pas moins nécessaires et même éloquents. Je les laisserai maintenant de côté pour analyser d’une manière générale la politique des diverses administrations de cette Province relativement aux chemins de fer. #4

C’est l'administration de Boucherville qui a inauguré'cette politique. Cette politique a été large et bienfaisante pour la province.

Puis est venu le gouvernement Chapleau qui a continué les mêmes traditions. Le gouvernement Ross lui a succédé, et en-thèse générale, il n’a rien ajouté aux obligations de la province. Je faisais partie de cette adminis-

DL, pe

tration et je me rappelle que nous disions alors qu’il était impossible pour la province de s’engager dans de. nouvelles entreprises considérables.

Voici comment je définissais notre politique en 1886 ; on trouvera mes paroles à la page 1431 du Hansard'Desjardins : « la politique du gouvernement n’est r°s d'augmenter les obligations de la province, mais de développer ses ressources en donnant effet à une législation antérieure, de remplir fidèlement les engagements de la province, tels qu’ils sont dans les statuts depuis quelques années. Plusieurs demandes de subventions pour de nouveaux chemins de fer ont été faites au gouvernement, mais tout en admettant l’impo:tance de ces projets nous avons cru que nous ne pouvions pas à présent commencer à accorder de nouveaux subsides. » L'on sait que je soumettais alors à la Chambre, la loi autorisant la conversion des subsides en terres.

Voilà quel a été le dernier acte du gouvernement Ross. Nous sommes tombés du pou.

voir et le gouvernement Mercier a été appelé à la direction des affaires de la province. Je ne veux pas récriminer, mais je suis obligé de dire que non seulement la politique financière en général de ce gouvernement a été extravagan:e mais que sa politique de chemin de fer en particulier a été audacieuse, étant donné notre état financier à cette date et les déclarations antérieures des chefs de ce parti. Nous avions cru en 1886 que la position financière de a . province nous imposait le devoir de nous en

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