‹ Chemins de fer dans la province de Québec [microforme]Chapitre 14 sur 16 · PAC, EN · texte numérisé non relu

PAC, EN

tenir au respect seul des engagements pris et pour cette simple mesure de justice, on nous avait accusés d’extravagance. Nous nous attendions donc que nos adversaires répudieraient notre politique ; ñiius loin de la répudier, ils l'ont accaparée par les lois de 1888 et 1890 qui nous ont imposé de nouvelles obligations.

Dans mon discours de 1886, j'exprimnais aussi l'espoir que la province pourrait, en vendant

‘ces terres, s’indemniser des sacrifices qu'elle

faisait pour respecter ses engagements mais la dissolution survenu peu après, avec le résultat connu de tous, a empêché la continuité de cette politique. La position s’est trou ;6e modifiée, et notre espoir n’a pas pu se réaliser. Le gouvernement Mercier qui à eu à s'occuper de la question en est venu à la conclusion que la chose n’était pas possible, et vous avez vu avec quelle éloquenceM. Shehyn démontrait cette impossibilité. Eh hien, si alors, lorsqu'il ne s'agissait que de 5 mill'ons d’acres, cette olitique était impraticable, je crois que ‘on admattra sans peine qu'elle est encore plus impraticable aujourd’hui qu’il s'agit de 9 millious d’acres.

Le gouvernement actuel a adopté une polilique qu’il ne craint pas d'exposer et de justifier. C’est une politique honnête, juste et avantageuse dans les circoustances. Elle ne comporte aucun engagement nouveau, au contraire, elle . allège des engagements antérieurs. Cette politique est en harmonie avec le passe et les traditions du parti conservateur ; elle se résume en ceci : prudence mais justice et respect des

engagements contractés au nom de la province (Appls) Cette politique, je l'ai écrite de ma main, dans mon discours du 6 septembre 1896, à Saint-Jean Port-Joli, et je la rappelle à cette Chambre et au public Je disais alors : « La « politique des chemins de fer qui a pu être «critiquée bien des fois mais qui a toujours eu «pour effet de doter notre province de magni- «fiques voies de conimunication et de favori- «st: le développement de notre pays, ne peut « pas être mise comp. ement de coté. Car une «politique absolument stationnaire aurait « pour effet d'arrêter notre province dans la «voie du progrès. D'ailleurs, une politique «stationnaire signifierait la répudiation des «engagements des lois existantes, il faut donc «distinguer entre une politique qui recunnait « ses engagements et celle qui ouvrirait la « porte toute grande à de nouvelles subven- «tions. Il est évident que la province qui a «déjà fait d'énormes sacrifices pocr iles entre- « prises de voies ferrées et qui apprécie toute «l’importance d’une politique sage dans les «circonstances, demande de nous que nous « marchions sous ce rapport dans une voie «sure et prudente et que nous ne fassions rien « qui puisse nuire au crédit public. »

La législation actuelle ne change rien à ce programme. Nous ne répudions aucun engagement, nous faisons honneur à nos obligations comnime des homme: qui veulent mériter le respect de tous ceux qui ont affaire à eux, nous respectons la parole donnée. Mais nous comprenons aussi que pour le moment nous

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ne pouvons aller au-de-là et, toujours fidèles à nos déclarations, nous n’aurons pas ouvert la porte toute grande à de nouveaux subsides.

Nous croyons cependant que les circonstances peuvent devenir telles dans un avenir prochain. que, sans surcharger le crédit de la province, nous pourrons, par de nouveaux transports de subsides qui ne seront pas gagnés par les compagnies auxquelles ils sont affectés, venir au secours de celles qui en auront besoin pour donner à certaines parties de la province qui n’en jouissent pas encore, les avantages de communications par voies ferrées. Des demandes nouvelles nous arrivent de tous côtés, soit pour subsides nonveaux, soit pour transports de subsides déjà votés. Presque toutes ces demandes sont importantes et appuyées de très fortes raisons. Pour le moment, nous sommes liés par les circonstances, mais si ces circonstances se modifent plus tard, nous pourrons étudier la question de savoir si nous devons autoriser un transport en faveur de certaines compagnies, par exemple pour la constraction ou la continuation d’un chemin de fer sur la rive sud du Saint- Laurent, lequel devra, entre Montréal et Lévis, traverser grand nombre de paroisses qui n’ont pas encore de communications par chemin de fer. Je ne me prononce pas d'une façon definitive sur cette question pour le moment, mais je puis bien reconnaitre l'importance de ces projets dont cn parle depuis si longter ps.

. PaArIZEAU— (écoutez ! écoutez !) L'HON. M. FLynn.—J’admets même la néces.

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sité de ces voies ferrées. Je ne veux faire aucune récrimination sur le passé, mais je ne puis m'empêcher d'exprimer mon éionnement que ces différentes régions soient encore sans chemin de fer, quand d’autres parties de la province beaucoup moins vieilles sont déjà pourvues de ces avantages. Il y a là des besoins réels, je n’en dis pas plus pour le moment.

Voilà notre programme, tout notre programme. Il est clair, il ést net, il embrasse tous les intérêts sans en compromettre aucun. Nous nous en tiendrons à ce programme, M.

l'Orateur. Que l’on dise, sil’on veut, qu'il diffère de ceiui des gouvernements de Boucherville et Taillon. Nous restons à peu près dans les mêmes grandes lignes de celte politique, tout ce que nous faisons de nouveau c'est de lui donner le développement que les circonstances nous permettent. [Le programme du parti conservateur n’a jamais été de rétrograder. Nous avons fait halte quelque fois, mais jamais nous n'avons reculé Telle a été la politique-des gouvernements de Boucherville et Taillon. Alors, il fallait avant tout remettre les choses en ordre, régler les nombreuses difficullés qui se présentaient cha. que jour. La siluat'on était grave et nous avons compris que notre premier devoir était de déblayer le terrain, de remettre chaque chose à sa place afin de voir ce que nous pouvions faire à l'avenir, En ce qui régarde les chemins de fer, la politique de :es deux gouvernements a donc été une politique dans un

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