‹ Chemins de ferChapitre 56 sur 303 · X" VI · texte numérisé non relu

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OU on ffir : le bois peut être brûlé pendant le stationnement des niachines sur les plaques, mais le métal produit un bruit d<''sa?réable au passage des trains.

Lorsqu'il s'agit de voies convergentes aboutissant à une même plaque suus un angle quelconque, mais toujours de manière que leur axe passe par le centre de la plaque, on ne pose quelquefois qu'une voie sur la plaque ; c'est le cas le plus simple, mais il est peu usité, car l'une des voies aboutissant à la plaque se trouve nécessairement condamnf^.

Les plaques sont placées le plus généralement à l'intersection des voies et des traversées rectangulaires ; elles portent, dans ce cas, deux voies à angle droit, de manière que ni la voie ni la traversée ne se trouvent jarpais condamnées.

Toutefois, on fait des plaques à trois voies inclinées à 60», soit dans le cas où une voie en coupe une autre sous cet angle de 60°, soit pour relier par une plaque une voie à deux autres entre les l)laques desquelles ne se trouve pas la place nécessaire pour poser une troisième plaque sur la même traversée rectangulaire.

Le djamètre des plaques tournantes est habituellement le suivant :

Wagons Voilures

Nord i-'.^O 4"',80

Est 4 ,50 4 ,50

»''* ''•'» \lfo

Ouest 4 ,50 5 ,50

État 4 ,50 4 ,50

Orléans 4 ,40 6 ,20

Pour diminuer les entre-voies, on peut jumeler les plaques voisines en réunissant leurs cuves et gagner ainsi 0"',15 à 0"',-30.

On n'installe généralement pas de plaques sur les voies principales parcourues sans arrêt par des trains de vitesse, parce qu'il se produit toujours une certaine oscillation au passage des véhicules ; on p'en place guère sur ces voies que dans les gares où tous les trains s'arrêtent.

On peut encore citer, parnii les plaques tournantes, celles qui sont installées au point de convergence des voies desservant une rpmise à machines en forme de rotonde ; ces plaques, dont le diamètre est généralement de 12, à 17 mètres et s'élève depuis quelque temps à 20 mètres et 23 mètres, sont habituellement inanœuvrées par une petite machine à vapeur.

Ponts tournanLs. — On appelle ainsi des appareils de tournage analogues aux plaques : ils ne comportent qu'une seule rangée de

rails et leur surface ne couvre pas toute la fosse dans laquelle ils sont installés ; ils servent à tourner bout poUir bout les machines avec leur tender. Les fondatioiis et la cuve sont en maçonnerie : le pont est composé d'une double poutre en tôle portant les rails ; la rotation s'obtient soit directement à bras d'hornme ou par une série d en<?renages, soit encore par l'emploi d'un moteur à vapeur.

Chariots roulants. — Les chariots roulants permettent de faire passer un véhicule dune voie sur une autre voie qui lui est parallèle ; leur destination est la même que celle des plaques, mais ils ont l'avantage d'être d'un emploi plus économique : un seul chariot suffit là où il faudrait placer autant de plaques qu'il y a de voies à relier entre elles. Les chariots roulants avec fosse ont l'inconvénient d'interdire la simultanéité des manœuvres qui doivent être suspendues entre toutes les voies vis-à-vis desquelles le chariot ne se trouve pas. Aussi remplacet-on les chariots avec fosse i)ar des chariots sans fosse, qui permettent de ne pas interrompre la continuité des voies et qui suppriment mèhic toute coujiure des rails par l'emploi de chemins de roulement dont le l)hin est un peu supérieur à celui des voies.

Les chariots dits transbordeurs circulent sur des rails placés à côté de la traversée, et ils portent un cabestan et des poulies de renvoi permettant de remorquer les wagons, de les transporter d'une voie sur une autre et, au besoin, de les faire tourner sur les plaques.

On applique la vapeur et l'électricité à la manœuvre des chariots roulants comme à celle des ponts tournants et des plaques.

Ponts à bascule. — Les ponts à bascule sont employés au pesage des wagons ; la plaque qui porte les rails dans le prolongement de ceux de la voie est supportée par un mécanisme de bascule ordinaire reposant sur des fondations solides.

Gabarits. — Ces appareils, généralement situés à la soi'tie des halles à marchandises, sont destinés à indiquer si les wagons chargés sont dans les conditions requises pour circuler et passer sous les ouvrages d'art.

Le gabarit se compose d'une tringle ayant la forme du contour adopté comme limite, forme qui est assez variable suivant les Coniiiagnies ; cette tringle est susi)endue à un bâti en bois ou en fer, de manière à lui laisser la faculté d'osciller si elle est accrochée i)ar le véhicule à contrôler. Sur certains réseaux, une sonnette est fixée à la tringle, et son tintement indique que le wagon examiné ne passe pas librement.

Taquets d'arrêt. — Les taquets d'arrêt sont destinés à empêcher les wagons garés de se mettre en mouvement sous l'influence du veut ou de la pente.

Le taquet d arrêt le plus élémentaire est une cale en bois qui se rabat sur le rail ; mais il a linconvénient de pouvoir être franchi par un wagon lancé avec une certaine vitesse et d'occasionner ainsi le déraillement de ce wagon. On a, dans quelques Compagnies, remplacé la cale en bois par des cales en tôle et cornières placées dans les mèines conditions sur chacun des rails et maintenues dans leur position darrèt par une entretoise.

Le taquet le plus usité est formé dun morceau de rail transversal qui arrête les boudins des roues lorsqu'il est relevé et épaulé contre des pièces de bois fixes. Il peut se rabattre dans la largeur de la voie, entre les rails, pour laisser le passage libre.

Il existe en Angleterre des buttoirs mobiles qui, lorsqu'ils sont heurtés par les roues d'un véhicule, déroulent une chaîne très lourde ou entraînent un contrepoids suffisant pour neutraliser i)resque instantanément la vitesse acquise du véhicule.

Heurtoirs. — Pour terminer les voies et empêcher les wagons de dépasser leur extrémité, on se contente souvent de recourber les rails à cette extrémité. Lorsque l'on dispose dune i)lace suffisante, on installe à l'extrémité une pyramide en terre, contre laquelle est épaulée une charpente destinée à arrêter les wagons; c'est ce que l'on appelle le heurtoir vconomiquc.

Lorsque la place manque, et aussi dans un but d élégance, on compose le heurtoir avec une charpente solide, reliée par des tirants en fer à une charpente horizontale placée au-dessous du sol.

On construit aussi des heurtoirs hydrauliques.

Fosses à piquer. — Des fosses de 0'",85 de i)rof<;ndcur et d'une longueur variable sont ménagées entre les rails de 'certaines voies, dans les gares, à proximité des prises d'eau, pour permettre aux mécaniciens de piquer le feu, de vider le cendrier de leur machine et de la visiter en dessous : un escalier permet de descendre au fond de ces fosses, qui sont pavées ou maçonnées et dont le sol est bombé pour faciliter l'écoulement de l'eau. Ces fosses sont éclairées pendant la nuit, afin d'éviter que les agents ne s'y laissent tomber.

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