CHAPITRE VIII BATIMENTS
Les niati'n'iiiux c-niployés pour la ronstruclion des bâtiments des gares et stations et des maisons de garde varient nécessairement selon la contrée traversée par une ligne de chemin de fer. On n'emploie le bois qu'à titre provisoire, ou dans le cas de servitudes militaires.
Bâtiments rie voyafje"''s. — Les bâtiments des haltes ne sont, le plus souvent, qu'une simple maison de garde installée au passage à niveau qui dessert la halte : on y adosse une salle d'attente pour les voyageurs.
À mesure que s'accroît l'importance, les dispositions se compliquent.
Deux i)Oints sont à considérer : la disposition générale aaoptée pour le bâtiment et la distribution intérieure qui doit être en harmonie avec les nécessités du service de l'exploitation (Voir ce chapitre).
La disposition générale dépend de la nécessité où se trouve la Compagnie de donner un logement au chef et à d'autres agents de la gare. Dans le cas où le chef seul est logé, on adopte le plus souvent la forme symétrique pour le bâtiment : un pavillon central avec un ou deux étages, et des ailes qui ne comportent qu'un rez-de-chaussée. Dans ceitaines stations de banlieue, on a adojité la forme dite en marteau ; le pavillon avec logement est à une extrémité et le rez-de-chaussée se prolonge d'un seul côté de ce pavillon. G'?tle disposition est peu élégante, mais elle est économique et se jn-ète facilement à des agrandissements ultérieurs, sans que la symétrie oblige à prolonger également les deux ailes.
Si l'on veut loger d'autres agents que le chef de gare, ou bien donner au buffet des dépendances qui, par exemple, permettent de le transformer en hôtel, on i)eut. comme on l'a fait en maint endroit sur la gne du N«:)i'd, installer deux pavillons avec logements aux ailes, séi)arés par un corps de bâtiment en rez-de-chaussée, au milieu duquel le vestibule forme un pavillon central en saillie. Cette disposition a l'inconvénient de rendre difficiles les agrandissements ultérieurs, à moins que Ion ne remanie complètement le bâtiment.
Aux abords dubàliment de voyageurs doit se trouver une cour suffisante pour le stationnement des voitures ; dans les grandes gares et dans les gares tenninus on dispose un bâtiment du côté de l'arrivée et un autre du côté des déi)arts.
Dans les gares imi)ortantes, on couvre souvent les voies i)rincipales vis-à-vis le bâtiment de voyageurs. Dans les gares moins importantes,
on peut se contenter de couvrir les passages aboutissant à des quais munis eux-mêmes de marquises dii de portiques clos en partie sur les côtés.
Ces portiques ont 3 mètres ou S^jôO de hauteur.
Lorsque lauvent de ces portiques s*avance en encorbellement au-dessus de la voie, sa hauteur libre doit être de plus de 4'», 50 à partir de l'",35 du bord extérieur du rail.
Quais de voyageurs. — En Angleterre, en Holljmde, etc., les quais sont établis i»resque à la hauteur du plancher intérieur des voitures à voyageurs ; ils ont O^.iJO de hauteur au-dessUs du niveau des f-ails. La hauteur généralement adoptée aujourd'hui, en France, est deO"',.3.ô {0'^,'2b sur la ligne dOrléans). Les quais hauts sont très commodes pour les voyageurs ; mais ils ont linconvénierit de rendre difficile la communication entre les deux côtés des voies ; ils viennent cependant dètre établis dans certaines gares de France, notamment sur celles des chemins de fer de ceinture de Paris et à la gare du quai dOrsay.
Les quais sont généralement bitumés ou formés de dalles en béton de O-^-lO d'épaisseur; parfois, les jiarties de quai qui dépassent le bâtiment principal sont ensablées d'une couche de gravier de 0™,10. La bordure du côté des voies est construite en pierres de taille de 0'»,40 de largeur ; elle est quelquefois protégée par une garniture métallique. La dislance de la bordure à l'axe du rail le plus })roche est de O^.Sô. Les extrémités des quais se terminent en pente douce et se raccordent au niveau des accotements de la voie. La largeur des quais fréquentés ne d<nl i)as être inférieure à 0 ou 8 mètres et même 10 mètres ; les quais intermédiaires doivent avoir 4 à 5 mètres ; mais on est souvent obligé de réduire cette largeur, faute de place, et même de bomber légèrement lentre-voie en guise de quai.
I>es passages d'un quai à l'autre sont ménagés pour les toyageurs et les brouettes chargées de bagages : ils se composent d'un plancher en bois interrompu au passage des rails et raccordé aux trottoirs, par une l»ente douce pour les brouettes et par des marches pour les voyageurs.
Dans les gares imi)ortantes et, eri Angleterre, dans presque toutes les gares de passage à circulation intense, la communication entre les difTérentes plates-formes estétablie au moyen de passerelles supérieures ou de couloirs souterrains.
Remises à voitures. — Le matériel roulant se détériorant assez rapidement à l'air, on élève, dans certaines gares, des hatigars fermés abritant plusieurs voies parallèles desservies jmr un chariot roulant, et sur lesquelles sont garés les voitures et fourgons de réserve; les l)ortes de ces remises doivent avoir 4"', 80 de hauteur sur 3", 30 à S^t'iO de largeur. Aujourd'hui, ces remises sont très restreintes relativement au nombre de voitures et les Compagnies ne mettent guère à couvert