BATIMENTS
que le? voitures de luxe, qui ne font pas un service permanent, et les salons- appartenant a des particuliers, quelles ont en remisage.
Quais à rampes. —Ces quais sont destinés au chargement et au déchargement des chevaux, bestiaux, chaises de poste et autres véhicules, dans des wagons, par bout et de côté. La rampe daccès présente généralement une inclinaison de O'",10 [lar mètre et est ijavée ou empierrée. La partie horizontale est presque toujours pavée, et la bordure est faite en bois ou en pierre de taille de O^aS sur 0"',15. La paroi verticale, qui est distante de 0"',85 du rail, est faite en maçonnerie et présente dans sa fondation un empàtpment sur lequel repose le ballast. La hauteur du quai au-dessus des rails est de 0™,»0; quant aux pans coupés par où se font les chargements par bout, pn ménage dans la maçonnerie de véritables heurtoirs, contre lesquels viennent butter les tampons des wagons.
Quais de marchandises. — Les quais de chargement des marchandises ont généralement une Jiauteur de D"',UO à 1 mètre au-dessus des rails ; les camions abordent Tune des faces pour déposer ou prendre les colis : sur la voie qui longe l'autre face s'effectuent le chargement et le déchargement des wagons. On donne aux quais une largeur de 10 à 15 mètres, et quelquefois de 20 mètres pour augmenter la surface de déitôt. Quand les quais doivent servir aux visites de la douane, on porte souvent leur largeur jusqu'à 25 et 30 mètres, et on partage la surface en deux par une cloison longitudinale : la partie contiguë à la voie est affectée à la visite de la douane, et l'autre sert de magasin libre et de dépôt pour les colis visités.
Si les quais sont destinés à servir au transbordement des marchandises devant passer d'un wagon à un autre, on réduit leur largeur ; les voies reliées par des plaques forment des quadrilatères, au milieu desquels se trouvent des quais de 5 à 7 mètres de largeur et de 40 à 30 mètres de lopgueur au plus.
Les quais découverts sont pavés : pour les quais couverts, on eniploie le bois, le bitume ou le ciment.
Halles à marcliandises. — Les quais sont quelquefois couverts d'un simple abri ouvert sur les côtés. Le i)lus souvent, ils sont feriués de toutes parts et constituent de véritables halles. Le comble est alors installé de manière à éviter l'emploi de supports intermédiaires qui gêneraient la circulation. La voie qui dessert le quai est presque toujours comprise dans l'enceinte fermée de la halle, tandis qu'il est rare que la voie charretière, servant d'accès aux camions, ne soit pas à l'extérieur ; le mur rej)0se sur le quai prolongé à l'extérieur et est percé de grandes baies cintrées fermées par des portes roulantes en bois et livrant passage aux colis. Les pignons, en maçonnerie pleine, sont
percés de grandes fenêtres demi-circulaires, et les ouvertures ménagées pour le passage des Avagons sont fermées par des portes roulantes ou à vantaux pivotants.
A Tune des extrémités, à l'extérieur de la halle et au niveau du quai, sont les bureaux et le couloir d'accès pour le public ; cette disposition est préférable, au point de vue de la clarté des bureaux, à celle qui consiste à les installer dans les cages situées sur le quai à l'intérieur de la halle.
Dépôts de machines. — Les remises de locomotives appartiennent à trois types distincts : les rotondes, les remises annulaires et les remises rectangulaires.
Dans les rotondes et les remises annulaires, toutes les voies convergent au centre de la construction, où se trouve une plaqtu^ tournante qui les dessert.
Dans les remises rectangulaires, les voies sont toutes parallèles et reliées soit par des aiguilles, soit par un chariot roulant. Les remises rectangulaires, qui se prêtent à une bonne utilisation de la surface, sont préférables aux rotondes lorsqu'elles ont peu de profondeur et qu'il n'y a pas plus de trois machines sur une même voie : au-dessus de ce nombre, le défaut de moyens de dégagement est un obstacle sérieux.
On compte 4", 50 de largeur par machine, la longueur, varie suivant le type : des hottes placées au-dessus des cheminées des locomotives sunt nécessaires pour la ventilation. La couverture doit se fîiire en tuiles ou en ardoises; le zinc doit être proscrit, à cause de l'action nuisible des fumées sulfureuses. Sous chaque machine est disposée une fiisse à piquer le feu.
Quais à conîl)uslible. — Ces quais sont étroits (10 mètres à la Compagnie P.-L.-M.), bâtis quelquefois sur estacade et installés entre les voies sortant de la remise : le dessons du i)lancher sert de magasin. IjCS briquettes et la houille y sont entassées dans des paniers faciles à déverser daTis le tender. La manutention du combustible à l'aide de paniers conunence à être remplacée par des dispusitifs inécauiques à l'aide desquels le combustible est amené dans des trémies d'où il tombe directement dans les tenders.
Réservoirs de sable. — Les mécaniciens doivent toujours avoir une provision de sable destiné à augmenter l'adhérence lorsque les roues de la machine patinent. Ce sable, très tin, est séché dans des étuves, on le conserve dans des réservuirs spéciaux, d'où une trappe permet de le verser dans une boit> appelée sablière placée sur la locomotive.