ÉCLAIRAGE ET CHAUFFAGE
rage à l'acétylène dissous dans l'acétone, jouit dune certaine faveur sur les lignes où il rrtxiste pas d'usines à gaz riche.
§ 2. — Chauffage des voitures.
Bouillottes à e;iu chaude. — Le chauffage au moyen des bouillottes est encore assez répandu : les bouillottes sont généralement de forme plate et allongée et au nombre de deux par compartiment.
Elles sont ordinairement remplies d'eau, et deux procédés sont aujourd'hui em])loyés pour en opérer le réchauffage sans les vider.
Le premier i>rocédé, employé par les Compagnies du Nord, de l'Ouest, d'Orléans et du P.-L.-M., consiste à envoyer un jet de vapeur à haute pression dans les bouillottes, dont l'eau est ainsi iiortée à une température deliO» en deux ou trois minutes.
Le second procédé, employé par la Compagnie de l'Est, consiste à plonger à l'airle d'une noria les bouillottes dans une cuve d'eau bouillante : l'opération est plus longue et dure environ cinq minutes.
Bouillottes à acétate. — La Compagnie du Nord et les chemins de fer hollandais font usage de bouillottes renfermant de ïacélate de soude, produit chimique qui a la propriété de se maintenir i)endant plusieurs heures à une température constante de 55", au moment où il arrive à son point de cristallisation.
Le réchauffage de ces bouillottes exigeant cinquante minutes si l'on procède par inmiersion dans l'eau bouillante, la Compagnie du Nord emploie des bouillottes spéciales traversées par un serpentin en cuivre. Pour opérer le réchauffage, il sufht alors de faire passer un courant de vapeur à travers ce serpentin pendant quinze à vingt minutes, si les bouillottes étaient froides, et pendant cinq à six minutes, si elles étaient encore tièdes.
La Compagnie du Nord essaie d'oi)érer le réchauffage à l'aide d'un courant électrique (jui porte la chaleur en tous les (joints de la masse à l'aide d'un rhéostat à mailles très serrées.
Bouillottes à sable. — En Allemagne, on a fait l'essai de chaufferettes remplies de sable préalablement chauffé dans les fours ; mais ces tentatives ont échoué.
Chauiîafle au ier rouge. — Dans le système Radelet, on introduit dans une chaufferette spéciale une barre d'acier chauffée au rouge, qui, eu se refroidissant, communique sa chaleur à une enveloppe métallique. Entre les parois de la double enveloppe de la chaufferette, on hourre du coton minéral, qui est très mauvais conducteur de la chaleur. On porte les barres au rouge dans des fours à réverbère.
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Ces chaufferettes, employées sur les chemins de fcf de lEtat belge, sont très lourdes; en outre, le coton minéral devient inerte au bout d'un certain temps et ne modère plus le passage de la chaleur : la température devient alors trop élevée pour les pieds des voyageurs.
Les barres dacier elles-mêmes susent très rapidement.
Charbon chimique. — Le chauffage au moyen dun charbon spécial, sous la forme de briquettes {chauffage lieryhausen) est très répandu eii Allemagne ; ces briquettes, dont la combustion est très lente, sont allumées et placées dans des fourneaux disposés sous les sièges ou sous les pieds des voyageurs.
Malgré les précautions prises, il est difficile d'éviter que les gaz de la combustion i)éuètrent dans le compartiment et viennent incommoder les voyageurs.
Pour éviter ce dernier inconvénient sans perdre l'avantage de la l)lus grande quantité de chaleur donnée par le chauffage avec des briquettes i)ar rapitort aux bouillottes, la Compagnie du Nord emploie des chaufferettes mixtes à eau et à briquettes. C'est l'eau qui chauffe le compartiment, tout en servant d'isolant entre le foyer et les voyageurs.
Poêles. — Le chmiffnçie par poêles n'est guère employé en France, et avec raison, à cause des dangers qu'il présente en cas d'accidents.
Air chaud. — Le sj/sfthne à air chaud, employé en Amérique, en Suisse, en Allemagne et en Suède, comprend un calorifère i)lacé généralement sous la voiture et d'où l'air chaud est envoyé dans les compartiments. 11 a lincouvénient de donner une chaleur trop sèche, peu agréable i)0ur les voyageurs, et de ne pas chauffer suffisanuueut les pieds.
Thermo-siphons. — Les ihenno-siphonn sont des appareils à circulation d'eau chaude; ils ont été inaugurés en France par la Compagnie de l'Est et leur emi)loi s'est étendu à certaines catégories de voitures sur les réseaux de l'Etat, de l'Ouest et du P.-L.-M.
Les chemins de fer de l'Etat français emploient le thermo-siphon Gallet dans un certain nombre de voitures de luxe. Un double foyer en tôle situé sous la caisse de la voiture et muni de portes à chaque extrémité cenferme deux grilles en fil de fer. remplies de combustible. Le foyer est muni d'une prise d'air mobile à la partie inférieure et d'un tuyau d'échappement des gaz, et à double enveloppe pour la circulation de l'eau. Une canalisation longe la caisse de la vuiture et conduit l'eau chaude dans les bouillottes ])lacées dans les compartiments. Ces bouillottes sont composées de deux faisceaux dequinze tubes juxtaposés.
La Compagnie de l'Ouest a installé sur cinquante de ses voitures un autre svstème dt* thermo-siphon. L'eau circule dans un serpentin autour