‹ Chèref-namehChapitre 12 sur 22 · IS · texte numérisé non relu

IS

et se cacha an milîen des fonrrés {djèngles) et des montagnes (449), où il attendit une occasion favorable. Pir Bondâq\ enorgneilli de ce prodigieux succès, se dirigea, avec quelques uns de ses intimes, vers un lieu nommé O^jJ^ 'Hozaubiâni?) pour s'y promener et s'y livrer au plaisir de la chasse. Mtr Stdy (Seïd), qui s'y trouvait par un effet du hasard, sortit subitement de son embuscade, comme un fléau inattendu, et fit périr Pir Boudâq' avec tous ses compagnons de chasse, de sorte qu'il ne se sauva âme qui vive de ce gouffre altéré de sang (451).

(Vers.) J'admets que, grâce â ta bonne fortune et à ton heureuse étoile, tu sois parvenu, dans ce monde, à acquérir une couronne et un trône que tu sois devenu un Fèridoûn par tes glorieuses conquêtes; qu'en fait d'or et de trésors, tu l'emportes sur Q'aroùn (Coré), que, semblable au soleil, tu aies arboré (452) le drapeau de l'autorité suprême à l'apogée de la félicité; en un mot ^/.«J^if jàr^j que le monde entier t'appartienne, que tu sois un Salomon, et que ta couronne s'élève au niveau du trône céleste; ces honneurs, dont nous ne devons faire aucun cas (453), ne seront*ils pas tous, au bout du compte, réduits au néant?

Les poètes kourdes ont chanté, dans leurs vers, les glorieux exploits de ce prince, en fait de vaillance et de générosité, et ont composé, en son honneur, des poèmes romantiques. Les rapsodes en ont mis les paroles eu musique d'après le système (musical) de ce peuple, et chantent encore aujourd'hui ces airs, ces paroles et ces poésies élégiaques (454) dans les cercles et les assemblées des princes. Comme il ne laissa point d'enfants p^-^ mâles, la principauté passa à son neveu (455) Boudâq", fils de Roustèm. Lorsque son gouvernement défectueux ^josL eut duré deux ans, ses officiers jl/y (serviteurs) et ses ag'as refusèrent de lui obéir, et il en mourut de chagrin.

Cette dynastie s'éteignit, et l'autorité suprême passa entre les mains de ses serviteurs. Le premier d'entre eux, qui,

Itete

après Textinction de cette famille, devint prince de Babân et monta (456) sur le trône de la principauté, fiit Plr Nazar, fils de Beïrâm J^f^j (ou Pirâme #[y^). C'était un homme que la Divinité avait orné du bijou de la libéralité et paré du manteau de la bravoure. Il se concilia la sympathie de seâ sujets et de ses troupes par son bon caractère. Grâce à sa grande justice, les simples ra'ïas et les vassaux Ll^ jouissaient du plus profond sommeil et du repos le plus paisible sur la couche de la sécurité et de la tranquillité. La vigueur de son bras le mit à même de se rendre maître du canton de Kéfra i^J^^ une des dépendances de Bagd'âd, le séjour du salut, et de Tenclaver dans la principauté de Babân. Celle-ci fut, après lui, divisée en deux parties.

Un personnage nommé Sotdeimân prit possession de la principauté de Babân après le décès de Ptr Naiar, fils de Beïrâm (Pirame), avec l'assentiment de Mîr Ibrahim (457). Ils étaient l'un et l'autre des créatures de Ptr Boudâq', qui, de son temps, les avait nommés mir-i-sandjâq (commandants de province). Ils se partagèrent la principauté de Babân, et en prirent possession. Ils suivirent, pendant quelque temps, l'un avec l'autre le chemin de l'amitié et de la bonne intelligence, mais les perfides menées des fauteurs de troubles finirent par changer entre eux l'amitié et la sympathie en inimitié et en antipathie.

Soulelmàn donna enfin la mort à Ibrahim et réunit à sa prin<cipauté la part qui en avait été assignée à ce dernier. Lorsqu'il eut régné pendant quinze ans , il prit congé de ce monde éphé-mère pour passer dans la vie éternelle, et laissa après lui quatre fils nommés 'Houceïn, Roustèm, Mou^hammed et Soulelmân.

Texte

ÎTSSl Après le décès de Pir Nazar, Ibrahim posséda, pendant neuf ans , la moitié de la principauté de Babân , en qualité d'associé (corégent). Lorsqu'il fut tué de la propre main de Souleimân, il laissa trois fils: Hâdjy Cheïkh, Emireh et Mir Souleïmân.

HâiUT-Chelkh, fils dlbrahtm.

Après le meurtre de son père, il s'expatria, renonça à la société de ses amis, et partit pour la Perse, où il entra au service du chah Thahmasp. Voyant que ce monarque ne lui accordait aucun secours et ne lui prêtait aucune assistance, il s'en retourna, désespéré et consterné dans sa principauté, où il mit à mort, dans les cantons de Nilin (ou Neïlin) et de la Diala (458), les intendants ^j du frère de Mîr Souleîmân nommé Mir 'Izzu ddîn, et prit possession de ces cantons. Après lé décès de Mtr Souleîmân, il se rendit maître de toute la principauté de Babân, dont il devint le prince absolu. II se rendit coupable de mauvais procédés envers le chah Thahmasp, de sorte que celui-ci fit marcher, à trois reprises, son armée contre lui. Les Q'izilbâches furent vaincus toutes les trois fois, et 'Hâdjy-Cheïkh remporta la victoire, quoiqu'il n'eût été secondé ni secouru par aucun des émirs ni des princes du Kourdistân, à l'exception de quelques tMOhs (candidats) (458*) et étudiants jl jLi«^b (sages), qui s'étaient armés d'arcs et de fièches et qui animés du désir de faire la guerre aux infidèles et de les combattre >l^^ )jc, s'étaient joints à lui.

En 941 de l'hégire (A. D. 1534—5), époque où le sulthân Souleïmân-Ehân , le vaiUant champion de Tislamisme , fit la conquête de Bagdad, la demeure du salut, il vint prendre ses quartiers d'hiver dans ses parages: (459) Hâdjy- Cheikh se mit en route dans l'intention d'aller baiser le seuil de ce monarque. Lorsqu'il arriva dans le canton de aÎ^ Mèrkeh (ou Mèrgueh?) (459*), les habitants de cette contrée s'opposèrent, d'un commun accord, à son passage. Il fut inopinément assailli à la chasse, an moment même où il était occupé, avec un petit nombre des siens, à faire la prière d'obligation, par des Eourdes (460)), vrais suppôts du démon, qui se précipitèrent sur lui comme un ounigan furieux, armés de leurs glaives étincelants, et éteigni*

rent la flamme de eon existence, en la rabaissant (ravalant) an

niveau de la sombre poussière. Son frère nommé Emireh fat

j^^ également tné dans ce combat. Il laissa, en mourant, deux fils

f'Im! nommés Bondâq' et Szàrime. Son autre frère Soulelmân prit

congé de ce monde périssable, lorsque sa dernière heure fut

venue.

Boodâ«\ Ils de HâiUT*GlM)lkb.

Lorsque son père eut été assassiné par des scélérats du can* ton de Merkeh (ou Mergueh ?) , et que cette nouvelle fut parvenue à Bag'dâd aux augustes oreilles du sulthàn, la principauté {VEâlèt) de Babàn lui fut accordée par la faveur sans bornes de ce souverain, et il suivit, pendant seize ans, avec ses sujets et ses vassaux le chemin de la douceur et de la conciliation. 'Houceln-big, fils de Mir Soulelmân, cédant enfin aux instigations de quelques grands, comme nous le raconterons, dans le nombre des événements dont il sera fait mention plus tard, postula la principauté de Bâban, qui lui fut accordée par le divan du mo^ narque dont le rang égalait celui de Salomon (Soulelmân). Soutenu et secondé par Soulthân'UouceIn, prince de 'Âmâdia (Imâdia), il alla prendre possession de sa principauté héréditaire. Boudâq'-big, fils de 'Hâdjy* Cheikh, se sentant hors d'état de leur tenir tète, prit la fuite et se réfugia à la cour du chah Thahmasp. Lorsqu'il eut passé six mois dans ce pays, le grand vézir Roustèm-Pacha l'attira de Perse à Constantinople en lui donnant le consolant espoir d'être réintégré dans l'IIâlèt de Babân, et cette principauté lui fut gracieusement allouée par les augustes faveurs du sulthân. Il fut honorablement distingué de tous ses égaux par les témoignages les plus flatteurs de la munificence impériale, et eut l'honneur de retourner dans son patrimoine jL^i héréditaire. Lorsqu'il arriva à la station de JSa- Vieh-bùulâq, 'Houceln-big, fils de Mir Soulelmân, vint à sa rencontre avec un corps d'environ huit mille hommes d'infanterie et

lit

et de cavalerie, dans Tintention de lui livrer bataille. Avant même que dix hommes eussent succombé et mordu la poussière sur le champ du combat, 'Houceln-big prit la fiiite, et se rendit à la cour du sulthàn Soulelmân.

Lorsqu'il eut obtenu l'honneur de baiser le seuil de félicité, grâce à la médiation des plus illustres émirs (461), le sulthàn daigna rendre un firman, par lequel il fut statué de la manière ^^^ la plus absolue, que 'Houceln-big gouvernerait, à l'avenir, la Ç^S; principauté de Babàn de compagnie avec Boudâq', et que nul ne devait se permettre de transgresser les ordres du sulthàn. 'Houceln*big s'empressa de se rendre dans la principauté çkJ) de Ba* bân, où il se livra, bientôt après, entre les deux compétiteurs, un nouveau combat, dans lequel 'HouceIn*big et son frère Roustèm-big prirent l'un et l'autre le chemin de la vie future.

Lorsque cette nouvelle se fut répandue à la cour du Sulthàn Soulelmàn, le feu de son courroux s'enflamma aussitôt, et il enjoignit aux émirs kourdes, voisins de Babàn, d'en expulser Bondàq'. Celui-ci, hors d'état de leur résister, prit la fuite et alla demander un asyle à Soulthàn 'Houcela- big , prince de ' Amàdia ('Imàdia). Ce dernier exposa les faits avec la plus grande véracité, au pied du céleste trône, et pria le sulthàn de daigner honorer de son indulgence et de son généreux pardon les fautes commise^ par Boudàq', en le rétablissant dans son lïàlèt héréditaire. Le miséricordieux sulthàn, agréant la prière du prince de ' Amàdia ("Imàdia), pardonna les fautes de son protégé et ordonna qu'on le mit en possession du sandjàq' de 'AhUé^ (452), en échange de son lïàlèt de Babàn. La part de BoudàqVbig fut conférée, à titre de sandjàq', à un personnage nommé Wély-big.

A l'époque où la mésintelligence et la discorde éclatèrent à Q'onieh (Iconium) entre les princes impériaux Soulthàn Sélim et Soulthàn Balezîd (Bajazet), Boudàq'-big embrassa le parti de ce dernier, et se rendit à Kontàhié. Il émana un firman aussi irré* vocable que les arrêts du destin (de la providence), qui enjoig-i» nait à Soulthàn Baléz^d de mettre à mort Boudàq'-big de Ba-

bàn, nn de 8es perfides conseillers, et d'envoyer sa tète à la Sublime Porte. «C'est à cette condition, portait le firman, que nous jetterons sur ses méfaits (ceux de Balézid) le pan du manteau de la clémence , et que nous lui pardonnerons ses torts à notre égard». Soulthân Baïézîd , se hâtant d'obéir au décret du Texte Khaq'ân, fit exécuter Boudâq'*big à Koutâhié, et envoya sa tète P' »se. ^ i^ Porte de son auguste père Souleïmftn. Boudâq' laissa, en mourant, quatre fils nommés 'Hàdjy-Cheîkh, 'Houceln-big, Mou- 'hammed-big et Mir Self-nddln. Hàdjy-Chéikh accompagna Soulthân Baïézid en Perse (463); et loi'sque ce prince fut fait prisonnier, ' Hâdjy - Cheïkh fut mis à mort par ordre du chah Thamasp avec les agas et les émirs attachés à la suite de ce prince impérial. L'émir Self-u ddin quitta ce monde périssable, lorsqu'il eut atteint le terme qui lui avait été fixé par la divine Providence, et Mouhammed-big fut investi du sandjàq de £èstana (464), qu'il possède encore de nos jours.

Mtr 'Hoaeebi, Ils de SMlehoâii.

Lorsque l'IIâlèt de Babân passa, après la mort de son père, entre les mains de 'Hâdjy-Cheïkh, fils dlbrahlm, il ne se sentit plus la force de résister à celui-ci, prit la fuite et se réfugia à la cour du chah Thamasp, dont il implora le secours et l'appui. Ce souverain le fit d'abord accompagner par Tchèrâq^ Soulthân Ustâdjlou, gouverneur de Delnéwèr, et l'envoya dans ces parages; mais il n'y obtint aucun succès. La seconde fois, le chah donna le. même ordre à Gueuktcheh-Soulthân le Q'adjâr, gouverneur (toàly) de la province de Hamadân. Celui-ci, n'ayant pas non plus fait preuve d'un grand zèle, se rendit également dans cette contrée, d'où il revint sans avoir atteint son but. En troisième lieu le monarque persan, ayant nommé 'Abd-allah Kh&n Ustâdjlou, émir-ul'Ouméra (gouverneur général) et serdfir (géjiéral en chef), le fit partir à la tète d'une nombreuse â^mée aussi impétueuse qu'un torrent, pour aller faire la conquête du

Twté

territoire <;kJ) de Babàn. Mir 'Houceln conduisit l'armée persane (q'izilbàche), vers une montagne nommée KélâUéh J^r(465), dont les arbres étaient tellement nombreux que le serpent ne pouvait s'y frayer un passage. Ils y attaquèrent Hâdjy-Cheikh. Le père de l'humble auteur de ces lignes ^j*sà jJi^ prit également part à ce combat Près de trente de ses serviteurs (subordonnés) les plus distingués ^jLlxl y ûirent tués; deux à trois mille hommes des tribus q'izilbâches succombèrent dans cette affaire. Ceux d'entre les émirs (généraux) et les officiers supérieurs ^Lc) qui restèrent en vie, revinrent à pied et dans le dénûment le plus absolu. Le Chah Thahmasp, irrité du mauvais plan (de bataiUe) qu'avait conçu Mîr'Houceïn, le fit incarcérer dans un ,„««»•. château fort de la Perse (466) avec ses frères (467) nommés Mou hammed et Roustèm. Au bout de quelque temps il les fit sortir de leur prison; et aussitôt qu'ils furent remis en liberté, toîis les trois frères s'enfuirent de la Perse et arrivèrent à la porte de félicité du sulthân Souleïmân-Ehân. Grâce aux bontés infinies de ce monarque, on leur assigna dans la province de Roumilie des moyens de subsistance proportionnés à leur rang, et Us y furent envoyés. Après avoir passé six ans dans ces parages, ils furent ramenés de Eoumilie, sur la demande de Soulthân ^Houceïn-big, prince de 'Amâdia flmâdia), et obtinrent l'honneur d'être investis de ITiâlèt de Babân. A la suite de tous les événements qui ont été racontés plus haut d'une manière circonstanciée par la plume de l'exposition, Mîr 'Houceïn reçut la mort de la main de Boudâq'-big, fils de ^Hâdjy-Cheïkh, et laissa un fils nommé Khizir-big, qui gouverna longtemps le canton de Merkeh ou Merguehy une des dépendances de Babân. Enfin, lorsque le prince Mèkèry ou Mokry, Emireh-big fit défection aux Q'izilbâches (Persans), sous le règne du défunt sulthân Mourâd- Khân, et fit sa soumission à la Sublime Porte othomane , on reprit aussi à Khizir-big le canton de Merkeh (ou Mergueh), qui fiit conféré, à titre de sandjâq', à l'un de ses fils (à Emireh-big), ce qui donna naissance à la mésintelligence et à la dissension

qui régnèrent pendant quelque temps entre Emlreh-big et Khizir-big. Celui-ci fut rappelé, sur ces entrefaites, dans le sein de la miséricorde divine, et son décès rompit le fil de la discorde et de la rivalité. La grande tribu Babàn est restée, de fait, privée de son prince ; mais elle compte dans son sein près de quatre mille excellents cavaliers (468) complètement armés et équipés, qui n'obéissent à personne. Suivant une certaine tradition, les grandes tribus Bouz&cy ou Baujéguy et 'Hakkàry descendent de celle de Babftn. Les membres de cette dernière sont naturellement disposés et enclins à la piété , à la dévotion et à l'observa-

^ tion des lois de l'islamisme. Cette peuplade jy ^1 (ce goûm) a '^ '^^' donné naissance à des gens dévots , religieux et pleins de. mérite ^y^ J»). Chacun des agas (anciens) de diverses tribus (q'abiles) a été préposé o^^ i^jA^ ^ ^^^ d^s cantons de ce pays, et ils se sont chargés de tirer de leur sein et de verser annuellement au trésor de Chehrézoûl une redevance de quatre khertcârs (ou charges) d'or. La principauté de Babàn est incorporée aux domaines privés du sulthân. La plupart (469) des intendants des finances (émirs) et des agents du fisc jLc se montrent indulgents et accommodants à leur égard, et il touchent, chaque année, une certaine somme en argent comptant et en nature ^j^] si, au contraire, ils ont recours à la violence et à la contrainte, les habitants ne payent pas un obole rouge au mir'i''mirân (gouverneur général) ni aux defterdârs, ni aux intendants, ni aux percepteurs. Telle est la situation où se trouve ce pays Jusqu'à ce jour, c'est à-dire en 1005 de l'hégire.

CTTAPITBEIIL

Des princes lèkèry oi lokry (46§*).

Le texte admirable des littérateurs distingués par leur talent et les linges pleines de clarté tracées par les doigt des ju-

risconsultes cUsî versés dans la connaissance des lois nous apprennent que la généalogie des princes Mèkèry ou Mokry re* monte à la tribu {Q'tMleh) du même nom qui s'est fixée aux environs de Chehrézoûl. Quelques auteurs dignes de foi prétendent que ces princes descendent (dérivent) de ceux de Babân; car tout le monde s'accorde à dire que ce lignage («LJL) a donné le jour à un certain Self-u ddin, qui était renommé pour sa ruse et son astuce, et ce nom, par suite de son fréquent emploi, a été changé en Mèkry {Mèkèry ou Mokry ?)j peut-être même en Jfèkrou (ou Mokrou):. Dieu le sait.

Quoi qu'il en soit, Seïf-uddln était devenu célèbre pour la solidité de son jugement et la perspicacité de son intelligence ^S; son nom passa de bouche en bouche, à cause de sa finesse et de sa dissimulation ^^jJ. Au commencementet dans les derniers temps Ji^l>l^l j<>(?)de la domination des sulthàns turkomans, 41 avait réuni sous ses ordres une nombreuse multitude de gens appartenant à la grande tribu de Babân et à d'autres peuplades du Eourdistàn, il avait enlevé à la nation (àiulL race) Ljâbttqltm le canton de u^^j^ Diriâs^ dont il avait pris possessionr. Il avait ensuite réuni progressivement au canton de Diriâs ceux de J^d ^^ . ^Ljl Dotrf-i-Mrflfe, Jkhtadjy, d'Il-Timoûr et de Suldouz (470). ''''^^' Sa force prépondérante et son bras formidable ne permirent à qui que ce fût de le contre-balancer ni de s'opposer à sa domination. Les peuplades qui s'étaient rangées sous ses drapeaux reçurent le nom de Mèkèry ou Mekry (R. ijj^ Mokry) : il gouverna fort longtemps ce pays. Lorsque l'Émîr Self-u'ddtn partit pour la vie future, il laissa deux fils nommés Szàrime et Baba'Omèr.

Szârime, (ils de Self-iTédln lèkèrT,

Lorsqu'il prit la place de son père, le Chah Szèfide Isma il I fit marcher, à plusieurs reprises, contre lui des troupes destinées à soumettre la principauté Mèkèry, à extirper et exterminer

cette peuplade. Il se livra entre lai et les Q izilbâches plosieurB combats et batailles, d'où Szàrime sortit cbaqae fois victorieux et triomphant, tandis que les Q'izilblU^hes forent mis en déroute. Enfin, dans le courant de Tannée 912 (À. D. 1506 — 7), époque à laquelle le Chah Isma'fl vint prendre ses quartiers d'hiver à Ehol, il fit marcher contre Szàrime la peuplade amIL ŒàmUm (471), sous les ordres de'Abdy-big, père de Dourmiche-Khân (472), ainsi que le garde des sceaux Szarou 'Aly. Les deux serdârs entrèrent en campagne ^ la tète d'une armée innombrable, et il se livra une grande bataille. Les deux serdârs y succombèrent avec une multitude d'officiers supérieurs (ù^^O Ghâmlou, et la tactique de Szàrime lui valut la victoire (473). Il finit par fiure sa soumission, avec les émirs et les princes du Kourdistàn, à la Sublime Porte de l'auguste sulthàn Séltm-Khàn, l'égal de Chosroès, et fut ainsi délivré de la domination des Q' izilbâches. A l'époque oii le sulthàn Soulelmàn (474), qui se distinguait par sa justice, monta sur le trône (475) des Césars de Rome, Szàrime se rendit à la cour de ce monarque qui servait de refuge au monde entier , pour y obtenir l'honneur de baiser le seuil de félicité. U fut comblé d'éloges de la part de cet auguste souverain. Le sulthàn lui conféra, à titre de fiefs héréditaires (476), le pays et les cantons qui lui avaient été transmis par son père, n émana à ce sujet un gracieux diplôme du sulthàn , et il obtint pS^n, Vêl permission de retourner dans ses foyers. Lorsqu'il revint dans sa patrie et sa résidence habituelle, l'ange qui met brusquement fin aux jouissances de ce monde, se conformant à l'arrêt du Dieu de gloire, (477) vint fondre sur sa couche princière, et lui ravit le pouvoir de disposer de la citadelle de son corps. Il mit le pied dans le monde de l'éternité, et laissa trois fils nommés Q^àcime, Ibrahim et Hàdjy ^Omèr, dont aucun ne jouit de la vie ni de l'autorité suprême , car ils prirent congé de ce monde éphémère, lorsqu'ils étaient encore à la fleur de la jeunesse et au printemps de la vie ^jC^j ^j>* Un de ses cousins nommé Roustèm, fils de Baba 'Omèr, fils de Setf-u'ddtn, avait laissé trois

iïb, savoir: Cheïkh 'Haldèr, Mtr Naiar (478) et Mîr Khizir,

Après le décès des fils de Szàrime ces trois princes partagèrent entre em: sa principauté héréditaire en trois parts, de façon que le canton de Diriâs, de Doûl-i-bàrik, de Souldoûz et d'Akhtadjy fut dévolu au frère aîné Cheïkh 'Haïdèr; le canton d'Il-Timoûr échut à Mir Nazar et celui de Mou hammed Chah fut alloué à Mlr Khizir.

Tous les trois frères se soumirent d'un commun accord au chah Thasmasp , et retirèrent leur tête du licol de l'obéissance à la dynastie othomane.

Dans le courant de l'année 948 (A. D. 1541 — 2), époque des troubles suscités par Elq'âsz-mirza (479), les princes du Kourdistân Soulthftn *Houceïn-big de 'Amâdia ('Imâdia), Zelnelbig, prince 'Hakkàry, et les émîrs de Béradoste reçurent du Snl* thàn Soulelmàn Ehàn l'ordre de marcher contre les princes Mèkèry (Mekry ou Mokry). Ils se livrèrent une grande bataille, et les trois frères périrent tous dans cette lutte sanglante et ce combat acharné. ÇhèOch 'Haldèr laissa deux fils: Emîreh et 'Houcein; Mir Nazar n'en laissa qu'un appelé Beïrâm, et Mlr Khizir en eut deux: Oulouq'-big et Mîr 'Haçane; mais il étaient tous en bas ^e et impubères, de sorte qu'aucun d'eux ne fut capable de régner et de prendre les rênes du gouvernement.

Emîreli-Mg, (ils de HâiUy 'Omèr, (ils de Szàrime, Us de

Seir-uddtn.

Lorsque la nouvelle du décès de Cheïkh 'Haïdèr parvint aux ^'« augustes oreilles de Sa Hautesse le sulthân Souleïmân Khân, la ''^^'' principauté Makary (ou Mèkry) fut conférée, à Emîreh par le divan dePce monarque sur la demande des émîrs du Kourdistân. n consacra, pendant à peu près trente ans, tous ses soins et son zèle à la garde, à la défense, à l'administration et à la conservation de Dirifts (480) et de la grande tribu Makary ou Mekry (ou Mokry). Il resta inébranlable dans sa soumission et son obéis-

sance et marcha de pied ferme dans la voie du dévcaernent. Lorsque le terme fixé par la divine Providence fut échu , il se rendit enfin à l'appel du Dieu d'amonr, et partit pour la vie future laissant un fils nommé Mouszthafa.

Emînh-Ug, Ils de Gkclkh HaMèr.

Il se soumit, après le décès de son oncle, au chfth Thahmasp, et le gouvernement de Tllàlèt de Makary (Mokry?) lui fut conféré par le divan de ce monarque. D gouverna et administra ce pays d'une manière indépendante ^^Ul.!. A la mort du chah Thahmasp, Ëmfreh vint à Q^azwtn offi'ir ses hommages au ch&h Isma'ïl, et obtint l'honneur de baiser son tapis (481). Les lieutenants du chah s'appliquèrent de tout leur pouvoir (482) à l'honorer et à lui témoigner leur respect. Il obtint ensuite son audience de congé (la permission de s'en retourner). Lorsque les rênes du gouvernement des Szèfides passèrent dans le poignet du Chah Soulthàn Mou hammed, et que la bridé du libre arbitre de cette dynastie fut entièrement abandonnée aux mains c^Mtbles(!!) des émirs q izilbâches , il éclata des troubles en Perse. Emîrehbig voyant qu'il ne lui était plus possible de séjourner et de jouir du repos dans ce pays, fut forcé de le quitter (483) avec les autres émirs et princes du Kourdistàn, du Loristàn et d'Ardélân.

Grâce à la médiation de Mou hammed Pacha, mir-i-miràn de Vân, il obtint en 991 (1583 de J, C.) l'honneur de faire sa soumission au seuil de félicité du sulthàn Mourand-Khàn. Par un effet de la faveur infinie de ce monarque, le gouvernement de la principauté cJ^j de Bab&n fut joint à son ancien audjûg (apanage), et le sandjàq de Mafiszul fut également réuni à son p^, J^*<î^- Celui d'IrftiZ (Arbèles) et quelques-unes des dépendances '• '»• de Mèrag a-lez-Tèbrîz furent accordées à ses fils.

n attaqua, au coeur de l'hiver, du côté A'Ourmy ^jji (probablement ^jj\ Oufmvûi) (484), conjointement avec Mou ham-

med Pacha, nAr-i-mirân de Yân, Bektàche-q^ooly Big Ustftdjlon, gonvernenr (ou prince ^L) de Mèràga, qui se sentant hors d'état de leur tenir tète, prit la fuite. Ses richesses et ses effets, de même que ceux des habitants et des indigènes de cette con* trée, furent livrés au vent du pillage et de la déprédation. Oa choisit entre autres , et l'on amena à Yân des chevaux de racer arabe et des coursiers agiles comme des démoDS {d%v8\ tels que les monarques les plus puissants n'en avaient jamais possédé à aucune époque ni dans aucun temps, et qui avaient appartenu à nn ambassadeur (485) du chah Thahmasp fixé depuis longtemps dans le canton de Q^aratscMq (486).

(Metznéwy.) Mille chevaux parfaitement conformés, et d'un port imposant, impétueux (487) au moment de la course, soumis et dociles sous la selle. S'ils avaient aperça l'ombre d'un fouet (488), ils se seraient élancés hors de l'arène (489) du monde, ns parcouraient la plaine avec la rapidité des onagres sauvages, et fendaient les flots de la mer comme les oiseaux aquatiques.

Lorsque le mîrH-mirân Mouhainmed Pacha revint content et heureux de son expédition de Mèrag'a, il emmena avec lui le fils d'Emireh, et se rendit à Àrzeroùm pour y faire sa cour au victorieux serdâr Ferhâd Pacha, afin d'exposer, de concert avec ce dernier, les bons services et le généreux dévouement d'Emireh-big au pied du trône du successeur des khalifes. Immédiatement après son arrivée O^^j ^J^^ î^ ^^ effectivement exposer, comme il le voulait, la sympathie et l'attachement d^Emtreh à la Sublime Porte. Dès que ce rapport véridique sur sa belle conduite fat parvenue aux oreilles du sulthàn, il daigna donner à Emireh-big une preuve de sa munificence sans bornes en lui conférant la province de Mèrag'a, en qualité de Béglerbégui, sous la condition expresse qu'il parviendrait à la sous* traire à la domination des fonctionnaires (commissaires) q izilbâches. On lui donna, dans les décrets et les firmans, le titre à^EmiréhrPacha^ et il fut admis au rang des pachas de la dynastie othomane. On avait accordé le canton de Diriàs à son cou-

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ftsif Bin 'Haçane, fils de Khizr, qui, peu de temps arant la sonmisoMi p. 999. ^u susdit pacha, avait eu le bonheur de baiser Tai^^ste seuil du sulthàn. Lorsqu'Emireh Pacha arriva dans ce canton, 'Haçane-big tarda de le lui remettre et se retrancha dans la citadelle (le château). Emtreh cerna ce château, et poussa la chose au point d'en expulser son cousin pour le faire mourir, lorsqu'Oukmg -big, frère de Haçane-big, instigué par quelques amis, s'en^ fiiit tout-à-coup du château et alla oftnr ses homma^s à Ferhâd-pacha, sèrdàr d'Ârze-roùm. Il n'y séjourna pas longtemps non plus, par suite de la crainte que lui inspirait Emireh-big, et alla faire sa cour au Chah Soulthàn Mou hammed. Les ministres (lieutenants) du monarque s'appliquèrent à Thonneur et à lui témoigner leur respect Le canton de Dih-Khauréqûn (490), une des dépendances de Mèrâg^a, lui fut accordé. Emlreh-Pacha, suspectant son frère nommé 'Houcein de s'être ligué et d'avoir conspiré contre lui avec ses cousins, le fit mettre à mort. Après avoir vaincu et terrassé tous ses ennemis, grands et petits, il gouverna le pays avec une complète indépendance et un despotisme que l'on ne saurait décrire. Lorsque plusieurs années se furent écoulées de la sorte , la capitale de Tébrîz tomba au pouvoir des amis de l'empire othoman^ et le vézlr Dja'fèr Pacha fut préposé à la garde et à la défense de cette contrée. Gomme la province du Mèrâga était, depuis les temps les plus anciens, une des dépendances de Tébriz, ce vézir exigea qu'Emireh Pacha passât également sa tête dans le licou de l'obéissance. Mais celui-ci , se fondant sur le titre de mir4-mirân (gouverneur général), qui lui avait été conféré, ne se soumît pas volontiers à cet état de sujétion. Le susdit pacha exposa, en conséquence, de point en point, la conduite d'Emireh au pied du trône impérial, et lui fit enlever simultanément le gouvernement de la principauté CJ)ij de Babân, ainsi que le sandjâq' de Maûszul et d'Irbil (Arbèles). Après avoir mené cette affaire à bonne fin, il dit: p^H. «Mèrâg'a est une des dépendances de Tébrîz. Si cette ville n'est '•*«• pas enclavée dans les domaines privés de Sa Hautesse, les rêve-

n«B de ses enyirons ne suffiront pas aux dépenses de cette loea* lité. Qainze hhèrwûrs (ou charges) d'or provenant des produits et des denrées de cette contrée sont versés, chaque année , dans le trésor impérial. Emireh les versera désormais dans la caisse de Tébrtz pour subvenir aux frais de subsistance de l'armée. Emireh se vit donc forcé de prendre, chaque année, à sa charge, à titre de ferme , une somme considérable , qu'il était tenu de verser dans le trésor de Tébrtz. Dja'fèr Pacha toucha, de la sorte, pendant deux ou trois ans, la ferme d'Emîreh; mais il finit également par ne plus s'en contenter. A l'époque où la province de Tébrlz fut soumise à la révision cadastrale et au recensement j^a^jL^ ^^, il fit porter la ville de Mèràg'a sur la liste des domaines privés de Tébrlz, et lui imposa, à titre de ferme (491) >ld ^Ijliij, une taxe d'environ quinze khèrwàrs (charges) d'or. Il y plaça un fonctionnaire en qualité de sanc(jâq -hégui (commandant de district).

Au bout d'un an les radias de Mèrâg'a se dispersèrent, et cette ville fut, en quelque sorte, ruinée, de façon qu'il ne rentra plus un obole rouge dans la caisse du mir-i-sandjâq y ni un seul khèrwàr d'or dans celle du fisc. Emireh-pacha, complètement dépouillé de son vêtement d'emprunt ^J^j^y fut forcé de se contenter de son ancien apanage (audjûq) et de sa principauté héréditaire ^j\ OjLI (492). A l'époque où Mèrâga et ses dépendances étaient possédées par Emireh-pacha et ses illustres enfants, son fils aîné nommé Gheikh "Haldèr rebâtit, par l'ordre irrévocable du sulthàn Mourad Ehàn , le château fort de Saarou qourqân (493) dépendant de Mèrâg'a, que le courroux destructeur de l'Émîr Timoûr Gourgân (ou Gourékân) avait bouleversé de fond en comble et réduit en un monceau de poussière. Quand l'Hâlèt de Tébrîz fut confiée, en 1002 de l'hégire (A. D. 1593— 4) à Khizr-pacha, mîr-i-mirân de Bagdad, les régisseurs des finances de cette ville (494) lui exposèrent que la ruine de Mèrâg'a provenait du château restauré par le €heïkh 'Haïdèr. t^u £hi?r-Pacha, prêtant, de son côté, l'oreille aux perfides sugges- p»^-

tiens de quelques fauteurs de désordre, céda les contrées susdites, à titre de sandjàq , à la peuplade ék*\!L Mdhmoûd^^ et Ton fit volte-face (?) (495) à Cheikh 'Haldèr; ce qui donna lieu, entre eux, à des discussions et à des querelles. Ses neveux (les fils de son frère) nommés Manszoùr-big et Q'obàd-hig, ainsi qu'un certain 'Hamzah*big, fils de Zelnel (496), qui était le chef et le coriphée de TUloûs Mahmoùdy, furent tués par les Makary (ou Mokry) avec une multitude de leurs compagnons d'armes. En 1003 (A. D. 1594 — 5), Ehizir-pacha, poussé par la peuplade Mahmoùdy et par 'Iwaz-big, fils de 'Haçane-big, mîM-lwa de Magou ^(497), marcha contre le château fort de Cheikh- Haldèr dans l'intention d'en tirer vengeance et de raser son château.CheIkh *HaIdèr, voulant leur témoigner sa soumission, alla d'abord humblement au devant d'eux, et consentit à leur payer le prix du sang (498) des Mahmoùdy qui avaient succombé, et à faire tout son possible pour se concilier l'esprit du pacha. Cette office n'ayant pas satisfait les boute-feux, ils incitèrent le pacha à marcher contre le château pour en commencer le siège. Chèïkh'Haldèrpousséàboutetlasde s'excuser et de s'humilier, se vit enfin contraint de sortir le bras de la vaillance de la manche de la bravoure : il se prépara, en conséquence, au combat et s'apprêta à la lutte et à la résistance. Il rangea sa troupe composée de valeureux guerriers kourdes en face de l'armée du pacha, et porta la main à son arc et à son cimeterre (49 9).

(Vers.) A force de serrer la garde du glaive (500), la main se transforma en poignet. Le bouclier fut tellement hérissé de flèches lancées par les braves, qu'il se métamorphosa en porc* épie. Le bois de hêtre des traits du perfide Fédayi (501) (sicaire) s'empourpra tellement du sang des héros qu'il se changea en saule rouge. Les flèches décochées par les vaillants Kourdes se succédaient avec tant de rapidité qu'elles ressemblaient à un tourbillon de neige formé par l'aquilon. L'aiguillon (le fer) de la lance s'enfonçait dans la cotte de mailles comme une vipère qui se glisse dans son trou.

En somme Iwaz-big fut tué dans ce combat; Emtreh-pacha^

s'étant précipité dans la mêlée , défendit à son fils de prolonger la lutte. Khizr-pacha, préférant, de son côté, Texercice au repos, ^^^^ se retira, le même jour, du pied de la citadelle. Emîreh-packa ^^s^ eut quatre fils nommés Boudâq'-big, Q'âcime, Cheïkh Haïdèr et 'Houceln^ qui, à l'époque de la soumission de leur père à la cour du sulthân Mourad'-Ehân, parvinrent tous au grade de Sandjûq. Son fils Boudâq mourut de sa mort naturelle, son autre fils nommé 'Houceîn-big tua son frère aîné Q'âcime-big, et Cbeïkh * Haïdèr terrassa le fratricide pour yenger la mort de son frère aîné, de sorte que le nombre des fils d'Ëmireh-pacha est réduit aujourd'hui au Cheïkh 'Haïdèr. Entre autres cantons et châteaux forts que possèdent encore le père et le fils, outre leur apanage {audjâq^ patrimoine) héréditaire, on compte les cantons de • Taraqoh ou Tarqah di^J, d'Adjry ^>?l, de Szarou-q'ourg'ân (502), de Dou-àb, de Leïlàn, ainsi que les châteaux forts de Tarq'ah ou Taraq'ah et de Szarou-q ourg an (ou Q'ourq'ân).

Les événements qui leur étaient arrivés antérieurement à l'époque de la rédaction de cet ouvrage de nulle valeur ^ 4jLL ont été tels que nous les avons décrits. Dieu, qui connaît les secrets et les mystères les plus cachés est le seul qui sache ce qui leur arrivera à l'avenir.

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