‹ Chèref-namehChapitre 18 sur 22 · I II ■ I · texte numérisé non relu

I II ■ I

cour. Noos l'avons de plus investi de la dignité (du grade) d'émfr* ul-<mméra (gouveniear général ou généralissime) et de commandant en chef de tous les émtrs dn Eonrdistân. Nons avons accordé à ce prtnce oUj ^M l^ gouvernement de Bidlîs, d'AkblAth, de Mouche et de Khnous avec leurs appartenances et dépendances, de même que celui des autres localités possédées jusqu'à ce jour par les susdits émîrs et faisant partie des provinces bien gardées qui sont soumises à l'administration de nos lieutenants royaux Nous avons, en conséquence, confié à ce prince, et remis à son puissant (vigoureux) poignet les rênes de Tadministration absolue des affaires (1226) temporelles et spirituelles de cette principauté, afin que, prenant sans cesse en considération et ne perdant jamais de vue le sens mystérieux de ce précepte: «L'homme est esclave des bienfaits» (1227), qu'il suive de pied ferme la voie du dévouement et du sacrifice de sa vie, qu'il se montre inébranlable dans les assemblées auxquelles présideront la reconnaissance et l'affection, qu'il s'applique à consolider et cimenter les bases de la sympathie et de la plus loyale soumission au point de devenir le point de mire des walis et des princes ^1^ de toutes les provinces et régions de notre royaume, et qu'il voie (par ce moyen) son crédit s'élever de jour en jour à son plus haut période.

n est, par conséquent, enjoint aux nobles émtrs, aux kélânters (1228), et aux g'âîds (1229) du Kourdistàn de reconnaître le khân susnommé pour leur émir-td-ouméra (généralissime), de lui témoigner toute l'obéissance et la sympathie requises et de ne négliger ni omettre aucun des devoirs les plus minutieux que leur impose la soumission qui lui est due, de se rendre à son appel et & son invitation, et de donner, avec le soin

le plus scrupuleux, o^^ >L à son autorité qui s'aocroit de jour

en jour toutes les preuves de bon vouloir et de dévouement néeessaires.. Les kélânters, les méUJcs (gros tenanciers) (1 230), les kàkkùiêdaa (cheft de maison) (1281), les ra'Ia, les bourgeois,

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sédentaires ùW^ ^^ ^^^ ^^^ habitante de la dite principaaté {vUâiet) ainsi que les tauchemâls (commissaires on délégués) des nloùs et des grandes tribns nomades ûUUi^i dépendants de ces localités devront également obéir et se soumettre aux ordres qu'il leur donnera en qualité de prince et maître... (?) J^^^U (1232) de ces lieux sans jamais s'écarter de ses injonctions ^^ ▼erbales ni de son bon plaisir ^'^.

Le devoir du prince susmentionné sera de se comporter et

d'agir envers les ra'Ias et les indigènes ^Llyu de ce pays de telle manière que le fort n'opprime pas le faible, que celui-ci, de son côté, n'ait jamais de prédilection L^ pour le fort, et que l'on se conforme , en tout et pour tout, aux dispositions du présent diplôme, auquel on sera tenu d'ajouter foi, dès qu'il sera muni et orné de notre très -noble, très-relevé et auguste monogramme. Rédigé et délivré par ordre suprême du chah : que le Très-Haut illustre et éternise son existence! que ce diplôme soit à jamais obéi, respecté et exécuté! Le vingt du mois de szafer de l'année neuf cent trente-neuf (22 sept. 1532): puisse-t-il être couronné par le bonheur et la victoire ! »

Après avoir reçu les faveurs et les bienfaits que le chah fit pleuvoir sur lui comme les gouttes limpides et pures d'une ondée vivifiante, Chéref-Eh&n fit sortir du château d'Akhtamâr (1233) son bien aimé fils l'émtr Chèms-u ddin , qu'il attacha à la suite de l'étrier (à l'étât-major) des lieutenants du chah. Le drapeau du cortège c^^ royal ^j»Li^L (du padichâh, empereur) retourna dans rAdzerbaldjân, oiSi il s'arrêta dans là résidence du chah. Ce souverain apprit, sur ces entrefaites, que ^Obeld-uUah l'Onzbeg avait envahi le Khoraçftn et assiégeait, depuis un an à peu près, Behràm-Mirza dans la ville de Héràt (1234). On lui rapporta que le manque de vivres avait réduit, les assiégés à un tel état de détresse que les troupes de Behràm-Mirza s'étaient vues forcées de se nourrir, pendant quelques jours, de cuir bouilli. En apprenant cette teriîUe nouvelle, le. chah Thahmasp

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