CHAPITRE X
LA CHUTE DE M. THIERS. — l'aCTION DANS LES COMITÉS CATHOLIQUES
Le rôle de Chesnelong dans l'affaire de VOrénoque avait été aussi méritoire que délicat. Prendre la parole après M. de Belcastel, qui avait défendu les droits de Pie IX en un discours courageux et d'une parfaite tenue littéraire, pouvait paraître téméraire. D'autre part, il fallait montrer au gouvernement qu'on lui savait gré de ses promesses, et, sans rien sacrifier des principes, ne s'attacher qu'aux revendications possibles. Chesnelong y avait excellé, et les féhcitations de deux cents députés au bas de la tribune avaient affirmé son entière unité de vues avec les catholiques de la Chambre.
Malgré tout, son attitude générale ne plaisait guère à certains représentants de la presse religieuse. Son habitude de la mesure, son exquise politesse à l'égard de ses adversaires, l'honnêteté avec laquelle il rendait justice à quelques-uns de leurs faits et gestes, surtout