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LA CAMPAGNE MONARCHIQUE. — LES PRÉPARATIFS

Depuis le message de novembre 1872, par lequel Thiers avait demandé à l'Assemblée de sortir du provisoire pour constituer définitivement la République, la majorité s'était peu à peu détachée du président. Malgré le peu d'encouragement donné par le comte de Chambord au programme constitutionnel de la droite modérée (1), cette fraction de la Chambre avait gardé ses espérances monarchiques, et, le jour où il avait été avéré que Thiers tendait la main aux radicaux, une coahtion conservatrice s'était formée pour le renverser.

Thiers avait paru jusqu'alors le principal obstacle au rétabhssement de la monarchie. Le maréchal de Mac- Mahon ime fois au pouvoir, les diverses fractions de la droite virent en lui un allié, et crurent le moment venu d'entreprendre des démarches décisives. N'était-il

(l)Ce programme, rédigé par M. le vicomte de Meaiix, avait été apporté k Anvers et mis sous les yeux du prétendant par MM. Emoul et Baragnon. Sans le désapprouver, le prince dit qu'il le considérait comme un acte parlementaire flans lequel il n'avait point à s'ingérer. — Cf. Vicomte do Meaux, Souvenirs politiques, p. 137.

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