CHAPITRE XV
les lois constitutionnelles, — la liberté de l'enseignement supérieur
A peine de retour à Orthez, Chesnelong se vit assiégé par les soucis d'un avenir politique plus incertain que jamais. 11 allait falloir se résoudre à voter les lois constitutionnelles. C'était, à vrai dire, le cauchemar de tous les députés de la droite. Ils craignaient avec raison qu'à la faveur de leurs divisions, on enlevât le vote d'une constitution républicaine. Malheureusement, loin de chercher à s'entendre pour écarter l'événement redouté, ils s'obstinaient dans des rivalités qui faisaient le jeu de leurs adversaires.
Jamais les divers groupes conservateurs n'avaient été plus opposés. Leurs dissentiments s'affirmaient particulièrement au sujet de l'étendue et de la durée des pouvoirs à confier au maréchal. Celui-ci, sachant que l'Assemblée Nationale se séparait après le vote des lois constitutionnelles, craignait de se trouver seul en présence d'une nouvelle Assemblée composée d'éléments