‹ Chesnelong, sa vie, son action catholique et parlementaireChapitre 223 sur 302 · LES DÉCRETS DU 29 MAKS 1880. — LES LOIS SCOLAIRES · texte numérisé non relu

LES DÉCRETS DU 29 MAKS 1880. — LES LOIS SCOLAIRES

Malgré le succès du pétitionne ment et le réveil momentané du Sénat, Chesnelong était inquiet de l'opinion du paj's. Dès le 20 janvier 1880, au retour des vacances, il avait écrit aux siens : « Il m'en a bien coûté de laisser à Orthez tout le bonheur qui me venait de vous tous, pour me remettre à l'âpre besogne que les événements nous ont faite. H ne faut pas se faire illusion : ceci durera. La nation s'en accommode ; je dirai presque que cela lui plaît. Chez les uns, la passion révolutionnaire est satisfaite. Chez la plupart, l'indifférence est profonde ; on n'a, ni une foi énergique, ni une volonté résistante. La force gouvernementale actuelle est un composé de cette force des passions mauvaises et de cette faiblesse des égoïsmes et des lâches mollesses. Que faire ? Accepter d'être vaincu ; n'être ni dupe, ni complice ; protester contre le mal ; tâcher de réveiller les consciences affaissées, soutenir les courages qui se montrent encore. La tâche est ingrate ; elle est commandée ; et, après tout, il y a toujours du bonheur dans le devoir (1). «

(1) Lettre inédite à M^e Chesnelonc 20 jnnvior 1880.

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