CHAPITRE XXII
DERNIÈRES AIÎN^ÉES. ■ — DERNIERS TRAVAUX
On sait avec quelles défiances les politiciens sectaires, ceux qui se proclamaient les « vrais républicains, » avaient accueilli le ralliement. ILs firent l'impossible pour écraser, aux élections de 1893, les candidats fidèles aux directions pontificales, et ,sauf de rares exceptions, ils en vinrent à bout.
On a trop généralement expliqué cet insuccès des « ralliés » par l'initiative de Léon XIII, introduisant la division dans le camp catholique. Un témoin non suspect de ces graves événements porta alors sur la situation un jugement qui dut contribuer à fixer Chesnelong dans sa respectueuse déférence. Mgr d'Hulst avait vu avec inquiétude et déplaisir le ralliement, qui contrariait ses convictions royalistes. Néanmoins, il n'attribue pas à ce mouvement l'échec des catholiques aux élections de 1893. Il écrit à Chesnelong, le 26 août : « Supposé que le pape n'eût rien dit, cela n'empêcherait pas que la République, existant nominalement depuis vingt-trois ans, effectivement depuis quinze, ayant été menacée en 1885 par la question du Tonkin, mise à deux doigts