‹ Chesnelong, sa vie, son action catholique et parlementaireChapitre 280 sur 302 · S CHESNELONG · texte numérisé non relu

S CHESNELONG

la nouvelle de sa mort m'a touché comme celle d'un proche parent. » (1)

Son meilleur ami des dernières années, Keller, avait été retenu à Paris, le jour des obsèques. Il eut à cœur d'écrire à M™^ Chesnelong : « Moi qui ai pénétré si avant dans son âme, et qui pensais toujours comme lui et avec lui, je ne lui ai connu qu'un défaut, que je lui ai parfois reproché, c'était d'être trop bon. Comment Dieu ne serait-il pas miséricordieux pour celui qui l'a été à un tel degré ? Ah ! soyez fière de sa sainteté, et consolée par la certitude de son bonheur ! (2) »

Ce qui toucha plus encore sa famille et ses amis, ce fut la souscription ouverte peu après, afin de lui faire ériger une statue dans la basilique du Sacré-Cœur, due, en partie, à son initiative et à son courage (3).

Les cathohques parisiens avaient d'ailleurs tenu à lui manifester leur reconnaissance en faisant célébrer, à son intention, de nombreux services rehgieux.

L'humble chrétien avait écarté de sa tombe, autant qu'il l'avait pu, tout hommage officiel ; mais, au commencement de chaque session, le Sénat ne manque pas, on le sait, d'adresser, par la bouche de son président, quelques paroles d'adieu à ses membres dispanis. Le président FaUières s'honora en exaltant franchement,

(1) Cité par ^I. Keller, article du Correspondant, 10 août 1899.

(2) Lettre inédite, du 24 juillet 1899. — Quelques jours après, le 10 août 1899, M. KoUer rappelait, dans le Correspondant, avec autant d'émotion que d'exactitude, les grands faits de la vie de Chesnelong.

(3) Cette statue a été placé dans la crj'pte de la basilique, non loin du buste de Louis Veuillot. « Dans une des chapelles latérales de la basilique de Montmartre, dit M. de Lamarzelle, on voit la statue de Charles Chesnelong entouré de petits enfants des Écoles chrétiennes, que lui présentent un Frère et une Sœur, et il leur sourit à tous, de ce 80urire que ceux qui l'ont connu n'oublieront jamais, et qui illuminait toute sa physionomie de tant d'intelligence, do bonté et de lovauté. ■> — Article du Gaulois, Ifiaoïit 1910.

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