SCÈNE ONZIÈME
Allant à la fcnêtro.
Plaider !.. quand il fait beau... quand le soleil de mai Etincelle gaîment dans le ciel enflammé !
Quand les arbres ont pris leur joyeuse parure —
Quand tout sourit dans la nature.
Que — pour chanter — tout semble avoir pris une voix, La brise — et les pinsons — et jusques aux bourgeois Qui cheminent à l’aventure Dans cette rue où je les vois !..
Quand il ferait si bon s’en aller, en voiture,
— A deux — se promener au bois!..
Plaider! nous!..
CHAR VERON, sa tournant sur sou fauteuil.
Bien rugi, vieux lion !.. quel rêve!
Ni-ni, c’est fini !.. Le glaive De la loi — bon glaive !.. tout net,
A séparé les Moulinet !
— Mais il nous est venu du monde... une cliente... Quelque victime encor du mariage! — oh! oh!
La belle dame est défiante ,
Et veut garder l’incognito :
Son voile est épais comme un masque !
Sa tournure... — eeci serait original —
Ressemble... — vaine crainte et chimère fantasque — Retournons à mon journal !